Un puits : 4 façons de soulager les femmes !

By 8 mars 2019Non classé

D’après l’UNICEF, en 2017, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable salubre dans le monde et le double n’a pas accès à des services d’assainissement sûrs[1]. Dans certaines parties du monde, les femmes sont les plus touchées par cette problématique car bien souvent la gestion de l’eau est une corvée dédiée exclusivement à la femme.

Une corvée qui, au fil du temps, s’est transformée en un obstacle freinant leurs chances de travailler ou encore de poursuivre une scolarité. De plus, elles sont confrontées quotidiennement à l’insécurité et au port de charges lourdes qui nuit gravement à leur santé. Proximité, sécurité et meilleure hygiène de vie, voilà les effets positifs d’un puits sur les conditions de vie des femmes au sein d’un village.

Depuis une dizaine d’années, LIFE ONG agit sur le plan de l’accès à l’eau et l’assainissement par la mise à disposition de puits et de sanitaires au sein de villages d’Afrique et d’Asie. Ces ouvrages, réalisés en partenariat avec des acteurs locaux, améliorent considérablement la qualité de vie des populations locales et apportent des réponses adaptées aux multiples problématiques liants la vie des femmes et la gestion de l’eau.

Voici 4 façons qu’un puits a changé la vie des femmes :

1 – Attention DANGER sur la route de l’eau !

La longue marche sur la route périlleuse de l’eau expose les femmes et les enfants à des violences physiques, des viols ou encore des agressions de tout genre.

Un accès à un point d’eau dans le village leur garantit une réelle sécurité.

Dans un témoignage recueilli par LIFE, Emmanuel, représentant du village de Kambo-Kassé au Cameroun, nous affirme : « Avant, quand les femmes prenaient des récipients pour aller puiser l’eau, des mauvais gens partaient les chasser. Donc c’est un risque pour nous. Dieu merci, comme le puits est déjà sur place, nos femmes ne traversent plus la route, ni les enfants, pour aller chercher l’eau. Ici, à n’importe quelle heure, quelqu’un est sûr de trouver de l’eau sur place. »

2 – Le transport de l’eau : pas sans séquelles !

Les points d’eau sont bien souvent à plusieurs kilomètres du village et les femmes se trouvent obligées de transporter des charges d’eau lourdes sur la tête ou sur les épaules afin d’avoir à disposition des quantités d’eau suffisantes pour assurer les besoins quotidiens.

Pour rappel, l’OMS souligne qu’une personne a besoin chaque jour entre 20 et 50 litres d’eau pour répondre à ses besoins (boire, hygiène, cuisine etc.)[2].

Le transport de charges aussi lourdes sur la tête engendre à court terme des maux de tête et des douleurs au cou et à long terme, des problèmes aux cervicales et au dos. Bien souvent, les femmes transportent plusieurs charges en plus de l’eau (un bébé au dos et/ou des sacs).

Un point d’eau au sein du village réduit considérablement la pénibilité du transport de l’eau pour ces femmes.

3 – Le manque d’intimité : un frein à l’éducation !

Dans certains pays du monde, les filles renoncent à leur scolarité lorsqu’elles sont en période de menstruation, sujet qui reste encore tabou. L’absence d’infrastructures adaptées telles que des sanitaires au sein des établissements scolaires, rend difficile cette période pour les jeunes filles.

D’après l’UNICEF, en 2004 sur le continent africain, 1 jeune fille sur 10 manquait l’école pendant la période menstruelle[3]. Risque hygiénique, atteinte à la dignité, absence d’intimité sont des freins à la scolarisation des jeunes filles.

Pour que ce manque d’hygiène ne freine plus les jeunes filles à la poursuite de leur scolarisation, LIFE agit dans la construction de points d’eau et sanitaires adaptés à l’hygiène des filles, et pour répondre au manque d’eau dans les régions les plus touchées.

4 – Moins de temps de corvée = Plus de temps pour ELLES !

Déchargées de la gestion de l’eau, les femmes ont ainsi beaucoup plus de temps à consacrer à d’autres activités. Elles peuvent être emmenées à se dédier à des activités génératrices de revenus, à s’impliquer davantage dans les affaires familiales ou encore à participer à la vie sociale et collective du village.

Toutes ces raisons susmentionnées, contribuent à l’émancipation de la femme grâce au temps et à la liberté gagnés par la proximité du puits.

Quant aux enfants qui aidaient leurs mères au puisage et au transport de l’eau, ils obtiennent un temps considérable consacré à l’école et aux activités extrascolaires et ludiques.

Une femme s’attèle à la confection d’un sac destiné à la vente.

Achta B.M


Vous aussi participez à faciliter la vie des femmes en finançant un puits !



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