L’eau potable contre le choléra et les vers de guinée

La terre, l’air, l’eau, le feu. Que ferions-nous sans l’un de ces quatre éléments ? Lors de nos missions terrains, il nous arrive souvent d’entendre dans la bouche de nos bénéficiaires que “l’eau, c’est la vie“. Cette phrase, au premier abord banale, est chargée de sens. Que serions-nous sans eau, cet élément vital à notre corps, à notre santé?

Pourtant, dans certaines régions du monde, certains n’y ont jamais eu accès. Dès lors, quand un puits leur est offert, c’est toute leur vie qui se trouve changée du jour au lendemain. Témoignages.

Une eau propre et sans odeur

Nos différentes missions au Cameroun nous ont montré à quel point le manque d’eau potable entraînait des difficultés. Nous nous sommes par exemple rendus dans le village de Bangourain Njiloum, où les habitants ont connu de graves maladies avant la venue du puits.

Ajara, mère de trois enfants, nous confiait ainsi sa joie après l’arrivée du forage “Cette eau propre a changé beaucoup de choses car nous n’avons plus mal au ventre. Quand tu buvais l’ancienne eau, tu attrapais le choléra. Le choléra ne nous dérange plus aujourd’hui.

Le puits a également facilité le travail au champs pour les hommes, qui peuvent désormais prendre l’eau sur leur route au lieu d’envoyer leurs femmes et enfants puiser au loin dans la forêt, se risquant à de nombreux dangers.

 Avec ce point d’eau, on est devenus les meilleurs du village. Nous buvons une bonne eau. Une eau sans odeur, sans maladies dans notre corps. Cela veut dire que vous l’avez bien fait!“, ajoutait Ajara.

“L’eau stagnait, elle était sale”

Bien que la Côte d’Ivoire soit connu pour ses récoltes, nous avons pu constater lors de nos missions que ce pays est confronté à de gros problèmes d’eau, le sol étant parfois très rocheux et difficile à creuser.

Dans le village de Kamarala, Nassiami Fonbe, mère de 13 enfants, n’avait d’autre choix que de puiser au marigot. “Nous avions pour habitude de nous y abreuver. L’eau stagnait, elle était sale. Nous y mettions souvent des feuilles pour stabiliser l’eau. Nous la tamisions ensuite ou nous la faisions bouillir pour extraire les impuretés. C’était sale“.

Par ailleurs, le fait se rendre au marigot comprenait de graves dangers. “Nous souffrions beaucoup. Les vers de guinée nous sortaient des pieds. Tout cela était dû au marigot. Les pieds s’enflaient et ensuite, on devait faire sortir les vers, ce qui est très douloureux“, précise Nassimi.

Les vers de guinée  sont une sorte de vers ronds que l’on ingère en buvant de l’eau contaminée. Ils provoquent comme maladie la dranculose, pouvant provoquer un handicap et des douleurs, généralement au niveau de la jambe.

Aujourd’hui, l’eau est utile au gens du village dans toutes leurs tâches quotidiennes, tels que la cuisine, la lessive, le nettoyage et bien sûr la consommation personnelle. “Depuis que la nouvelle pompe est arrivée, les maladies ont beaucoup diminué. Nous n’avons plus mal au ventre. Nous n’avons plus de vers de guinée dans les pieds. Tout cela est terminé“.

En quête de l’eau dès 3h du matin

Dans le village de Fadide, situé au Togo, le puits a mis fin à de nombreuses inquiétudes. Gnama Atioyodi, cultivateur et également responsable du puits, nous explique. “On est venus nous donner l’eau car on souffrait. On partait à la rivière pour cherche l’eau. On parcourait une longue distance“.

En effet, dans ce village, les femmes devaient se lever à 3h ou 4h du matin pour partir puiser de l’eau, se risquant dans la nuit noire à des dangers sur la route. “Maintenant qu’on a de l’eau, les femmes ne sortent plus la nuit. On ne part plus dans les rivières car c’est à la pompe que nous puisons. On ne souffre plus“, affirme Gnama.

Aouli Méwilinasso, coiffeuse et maman d’un enfant, est infiniment reconnaissante de ce geste. “Nous remercions tellement la donatrice, car elle nous a sauvé! Sans elle, nous ne pouvions pas vivre, parce que nous avions trop de problèmes de d’eau. Que Dieu vous récompense!“.

 Envie d’offrir de l’eau à un village? C’est ici.

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