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Le témoignage poignant de Naïma, une de nos plus fidèles donatrices

Nous avons récemment eu la joie d’interviewer l’une de nos plus grandes donatrices, fidèle à LIFE ONG depuis maintenant de nombreuses années. Bien qu’il n’y ait pas de petits dons et que chaque geste compte, il est important de mentionner que sa collecte active a permis jusqu’aujourd’hui de financer plus de 67 puits dans une dizaine de pays à travers le monde. Un témoignage poignant et émouvant.

1) Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous investir pour des causes humanitaires ?

Naïma : Je suis de nature très empathique. Certaines images m’ont très tôt énormément choquée. Par exemple, des enfants africains dénutris, marchant pieds nus des kilomètres et portant de lourds jerrycans d’eau, ou encore, des femmes enceintes portant un bébé derrière leur dos, et des bassines lourdes sur la tête, juste pour avoir de l’eau!

La problématique de l’eau m’a toujours beaucoup touchée. De nos jours, je n’arrive pas à concevoir pas qu’un geste banal de notre quotidien soit une tâche insurmontable pour des millions d’hommes et de femmes sur terre. Comme par exemple boire de l’eau, prendre une douche, laver son linge.

Je n’ai pas de mots pour décrire la joie ressentie lorsque j’ai reçu les photos et vidéos des premiers puits réalisés. Les éclats de rires et les sourires radieux des enfants, mais aussi les chants de joie et les danses des femmes dans les villages, m’ont tellement émue.  J’ai alors décidé de tout faire pour aider les démunis en m’engageant dans des oeuvres humanitaires.  

2) Quel était votre objectif quand vous avez initié cette collecte?

Naïma : Mon objectif premier était de plaire à Allah. Notre bien-aimé nous informe : « les gens les plus aimés par Allah sont ceux qui sont les plus utiles aux autres ». J’ai donc encouragé des membres de ma famille et des amies à former un petit groupe de donateurs afin de réaliser des projets en commun. L’idée est de pouvoir participer à plusieurs projets et de laisser une petite empreinte dans plusieurs pays comme le Niger, le Mali ou encore, le Cambodge.

3) Comment arrivez-vous à vous libérer du temps pour cette activité ?

Naïma : A vrai dire, j’aime tellement ce que je fais, que je ne compte absolument pas mon temps. Je m’organise pour tenir à jour, sur mes fichiers Excel, les dons reçus le soir. Je fais cela avant de dormir. Pour la collecte en elle même, je communique sur la problématique de l’eau dès que l’occasion se présente.

J’en parle quasiment tous les jours autour de moi, que ce soit à mon entourage proche, aux commerçants de mon quartier ou sur mon lieu de travail. Je prends le temps d’envoyer les photos et les vidéos des projets ainsi que des informations détaillées aux personnes intéressées.

4) Saviez-vous que cette collecte prendrait tant d’ampleur et que vous parviendrez à réunir autant de personnes autour de la cause des puits ?

Naïma : Au départ, non. Je voulais juste faire un puits, puis deux, puis trois… J’ai vu que toutes les personnes à qui j’en parlais étaient très réceptives. Elles participaient assez facilement à la collecte. Cela m’a donné de l’assurance et encouragé à en parler plus souvent. J’ai donc visé encore plus haut. 

5) Comment et où prospectez-vous pour fédérer de nouveaux donateurs ?

Naïma : Mon smartphone est rempli de toutes les photos et vidéos des projets réalisés. Je les montre en présentant les projets, et, l’effet est immédiat ! J’en parle aussi à toutes les personnes que je connais. Je suis très expressive. Mes paroles sortent du fin fond de mon coeur. Beaucoup de personnes me disent être touchées par la sincérité que je dégage. 

J’encourage également les personnes autour de moi à collecter autour d’eux en se fixant un but. Par exemple, collecter 500€ auprès de sa famille. Beaucoup de donateurs sont ravis de réaliser un mini challenge. Je les booste du mieux que je peux. Je les relance par téléphone. Souvent, on me demande la permission de donner mon numéro à quelques membres de la famille. Certains veulent être rassurés. Je les invite à ne pas juste faire une collecte ponctuelle, mais à passer à des dons réguliers. Ne serait-ce que 5€ par mois.

Professeur de mathématiques-Sciences Physiques,  j’ai donc la chance d’avoir un métier qui me permet de vivre ma passion pour l’humanitaire. En effet, lors des vacances scolaires notamment, et les demi-journées libres dans la semaine, j’ai la chance de faire des petits rappels pour femmes dans quelques mosquées. Je présente mes projets à chaque passage avec mon « book » qui contient les photos des projets réalisés. J’ai aussi toujours sur moi des autorisations de prélèvement automatique à proposer.

Je lave également bénévolement des défuntes. J’encourage les familles à illuminer la tombe de leurs proches par l’aumône du puits. Je leur rappela le hadith de Sa’d Ibn ‘Ubâda qui demanda au prophète lorsque sa mère décéda, s’il pouvait faire une aumône à son intention. Lorsqu’il eut l’approbation du prophète, il demanda “Quelle est la meilleure aumône?” , et la réponse de notre bien-aimé fût : Offrir de l’EAU à boire.

Pendant le mois du Ramadan, j’achète environ 250 tirelires. Je les distribue autour de moi. Je définis un projet « spécial ramadan », avec par exemple, un château d’eau à 9500€ . Via un lien Doodle envoyé à tous les participants de la collecte, ils peuvent voter et choisir le nom du projet. Ils ont le résultat de leur vote avec les pourcentages obtenus pour chaque nom. Cette petite dynamique les implique plus dans le projet.

6) Comment faites-vous pour les convaincre ?

Naïma : C’est mon sourire et mon enthousiasme débordant qui ont souvent un effet moteur. Je n’ai pas une approche misérabiliste. Je mets l’accent sur le bonheur qu’engendre la construction d’un puits dans un village. J’insiste sur le changement à 180° des conditions de vie notamment pour les femmes et les enfants : moins de maladies, scolarisation possible car beaucoup de temps libéré. Je donne des détails. Les gens pensent que le puits ne sert qu’à abreuver les villageois. Il sert aussi à arroser les potagers, à abreuver le bétail pour profiter pleinement de son lait, à faire les ablutions etc….

Je relance aussi les personnes qui, bien que pleine de bonne volonté, sont débordées par la « course » quotidienne du métro-boulot-dodo. Il a fallu des fois 3 années à des personnes avant de m’envoyer un chèque pour un don. Je ne baisse jamais les bras. Quand je vois une volonté de faire du bien, je fais tout pour encourager la personne à aller jusqu’au bout. Je mets l’accent sur le fait qu’aucun don n’est minime. 

7) Quelles sont les oppositions que vous rencontrez le plus ? Comment y parez-vous ?

Naïma : Les gens sont très méfiants. Ils ont peur de tomber sur une association pas sérieuse, ou  que le don n’arrive pas à bon port ou ne soit pas utilisé à bon escient. Pour ça, j’avance l’argument que cela fait une vingtaine d’années que je fais des collectes pour les puits, que j’ai pu en construire avec plusieurs associations. J’explique que j’ai fini par me fidéliser à deux particulièrement dont LIFE️. J’adhère à 100% à sa vision si bienveillante de l’humanitaire et à ses projets si bien réalisés.  

Je parle du dynamisme de l’équipe et de son extrême sérieux. J’évoque les opérations d’Audit réalisées sur le terrain pour vérifier le bon fonctionnement et la non usure des puits.  J’invite les donateurs à se rendre sur le site ou page Facebook de LIFE, et Instagram.

Tous mes donateurs sont très vite rassurés, et heureux de tomber sur une « bonne » association. D’ailleurs, en plus de participer aux projets puits, un grand nombre de donateurs me remettent régulièrement des dons pour d’autres opérations tel que les opérations « 1€-1repas » et « 2€ – 1arbre ».  Une fois convaincus, les donateurs sont fidèles, ils en parlent autour d’eux.

8) Quels sont les conseils que vous donneriez aujourd’hui aux personnes qui aimeraient collecter pour des causes humanitaires ?

Naïma : N’hésitez surtout pas ! Parlez-en dès que l’occasion se présente. C’est la plus belle aventure que vous puissiez vivre. Malgré la difficulté ou la fatigue que vous pouvez ressentir, ou la crainte de ne pas y arriver à cause du travail ou des obligations familiales, gardez une bonne intention!

Nous remercions notre fidèle donatrice pour ce magnifique témoignage ainsi que pour le temps qu’elle consacre, chaque jour, à vouloir faire le bien dans le monde. Sa détermination et son dynamisme prouve à chacun d’entre nous qu’il est possible d’agir à grande échelle pour impacter le monde et venir en aide aux nécessiteux.

4 réponses

  1. Salam Alaykoum, c’est juste magnifique. Je suis émerveillée par la détermination et la persévérance de cette dame. Chapeau. Qu’Allah vous accord sa Grâce et sa Miséricorde.
    Bonne continuation

    1. Magnifique message une femme exceptionnelle ! Admirable ! Je m’incline devant cette belle personne 🙏 un exemple ❣️ qu’Allah la récompense ! Bonne continuation et MERCI ♥️

  2. Cette participation si généreuse et déterminée via ce témoignage permet d inciter les gens à devenir donneur et faire confiance à life et aux projets pour honorer notre Créateur et de la symbolique si extraordinaire du don de soi pour l humanité.

    Bravo

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