JOURNÉE MONDIALE DES TOILETTES

En cette Journée mondiale des Toilettes, nous souhaitions revenir avec vous sur la situation sanitaire vécue dans les pays en en voie développement. En effet, selon la Banque mondiale, près de 2,4 milliards de personnes dans le monde sont privées de systèmes d’assainissement, dont près de la moitié pratique la défécation à l’air libre.

L’ONU, au travers des Objectifs de Développement Durable, souhaite que d’ici dix ans, chaque personne sur Terre ait accès à des services d‘assainissement et d’hygiène adéquats, mettant fin à la pratique de défécation en plein air. Ceci en accordant une attention particulière aux besoins des femmes, des filles et des personnes en situation vulnérable.

Contrer les maladies et l’insécurité

De son côté, LIFE lutte depuis plusieurs années pour offrir aux populations démunies un accès à l’eau mais également pour améliorer la situation sanitaire des villageois. Ainsi, nous avons, en plus des puits d’eau potable, construit des latrines dans de nombreux villages ainsi qu’au sein de camps de réfugiés. Ceci s’inscrit donc dans l’objectif global promu par les Nations Unies.

Sur le terrain, nous avons pu régulièrement pu constater des manquements, les femmes nous confiant faire leurs besoins en brousse, ce qui peut apporter des maladies mais peut également se révéler dangereux en termes de sécurité dans certains pays. C’est pourquoi depuis quelques années, nous avons mis en place des projets de latrines traditionnelles au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie ou encore en Indonésie.

Un projet de Toilettes sèches mobile

 

En 2019, nous avons également lancé  au Mali un projet pilote deToilettes sèches mobiles” avec récupération de la matière, en collaboration avec l’Institut de Coopération Internationale. Comme vous pouvez le voir sur l’image, il s’agit d’une cabine métallique facilement montable et démontable comprenant un caisson composé d’un tiroir de récupération. La simplicité et la mobilité de la cabine permet de le déplacer aisément.

Ces toilettes sèches ont pour simple différence des toilettes usuelles le fait qu’elles n’utilisent pas d’eau pour l’évacuation des excrétas (urine et fèces). Aussi, ces dispositifs permettent le traitement des sous-produits grâce un processus non saturé en eau. Elles garantissent un retour au sol des déchets et leur valorisation agricole.

Ces Toilettes à litière biomaîtrisée sont constituées d’un seau d’environ 15 à 50 litres et recouvert d’une lunette. Après chaque utilisation, une portion de litière carbonée est ajoutée pour absorber les urines et recouvrir les fèces. Lorsque le seau est plein, il est vidé sur une aire de compostage extérieure.

Un moyen de lutter contre l’insécurité alimentaire

Les toilettes ne sont en elles-mêmes qu’un outil de collecte. Aucun système de ventilation n’est nécessaire, les odeurs provenant des matières stockées n’ayant pas le temps d’apparaître entre deux vidanges, si celles-ci sont réalisées à des fréquences raisonnables.

Ce type de projet apporte d’une part une plus-value sociale en contribuant à la réduction des risques de contaminations, à l’assainissement des quartiers et à l’amélioration du cadre de vie. D’autre part, cela permet de lutter contre l’insécurité alimentaire au travers de l’amélioration de la fertilité des sols par la valorisations des excrétas.

https://youtu.be/XP1kePpQMCo

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