Coronavirus, le paradoxe.

Pour l'instant, le coronavirus ne se répand pas massivement dans les pays en voie de développement. Pourquoi?

La  transmission entre les hommes  se fait par les postillons projetés en toussant ou en éternuant. Il y a aussi la  transmission environnementale lors d'un contact des mains avec des surfaces infectées puis avec la bouche, le nez ou les yeux. 

Il y a donc, dans les chiffres que l'on nous communique, un paradoxe que les semaines qui viennent vont sûrement expliquer.


"Un terrain favorable pour les pays en développement"


L'épidémie présente un bilan plutôt impressionnant:  plus d'un million de cas  vérifiés et près de 80 000 morts en 3 mois. Mais  95% de ce bilan lourd se trouve dans les pays du Nord industrialisés

Les Pays En Développement (PED), se trouvant plus souvent entre les deux tropiques, ne sont pour l'instant que très peu touchés.

Pourtant dans ces pays,  le nombre de la population est plus important, les conditions d'hygiène moins favorables, la densité urbaine très forte, et d'une manière générale, on sue, on tousse, on crache plus. 

Sans parler bien sûr de l'esprit chaleureux des citoyens de ces pays qui induit des contacts physiques très fréquents.

Mais 4 mois après le début de l'épidémie mondiale, ce n'est pas le cas. Alors,  4 hypothèses  se font jour:

-> Hypothèse 1  : Le virus  a pris du retard  dans ces zones mais quand il va s'installer, il va faire un ravage. Mais dans ce cas, si le virus vient vraiment de Wuhan (Chine), pourquoi les PED n'auraient pas été infectés en même temps que l'Europe?

Les chinois sont depuis plus de 20 ans de grands voyageurs et ils sont très nombreux à se déplacer en Asie et en Afrique. 

-> Hypothèse 2  : Les virus (de type Coronavirus) sont  sensibles à la chaleur et ne peuvent pas complètement se développer dans les zones chaudes. Il faudrait que les épidémio-statisticiens nous éclairent là-dessus.

Au Mali, LIFE a distribué des kits d'hygiène pour prévenir le virus.

-> Hypothèse 3  : Les  chiffres que l'on nous communique sont faux  volontairement ou involontairement (manque de moyen de dépistage).

Mais là aussi, vu la violence et la rapidité de la contagion chez nous, cela se verrait dans les sociétés du Sud sans autant avoir de chiffres avérés. 

-> Hypothèse 4    : Les populations des pays du Sud ont développé durant les décennies des résistances immunitaires naturelles plus importantes que les populations du Nord, du fait de la présence de nombreuses maladies virales plus violentes.

Même si les hypothèses liées aux barrières «chaleur» ou «résistances naturelles» sont plausibles et à espérer, les acteurs de la santé des pays concernés et les organisations humanitaires doivent quand même  se préparer à la prévision de l'option 1 .