7 actions individuelles pour sauver la planète

Depuis quelques années, l’écologie est au centre de tous les débats. Il est urgent d’agir et beaucoup l’ont désormais assimilé. Chez LIFE, nous avons fait de l’environnement l’un de nos principaux combats grâce à notre programme “Sapousse”, qui vise à lutter contre la déforestation, au travers de la plantation d’arbres.

Aujourd’hui, même si les grosses décisions doivent se prendre au niveau des pouvoirs publics, il est tout  à fait possible d’agir de façon individuelle, en améliorant ses habitudes du quotidien. Voici donc 7 actions individuelles à adopter pour sauver la planète.

1. Acheter local

On le répète encore et encore. Il est important de consommer local! Évitez d’acheter des produits cultivés loin de chez vous et suremballés. Pourquoi? Car des fraises achetées en hiver nécessitent 25 fois plus de pétrole (transports) que celles de saisons produites localement.

Chez LIFE, lors des distributions alimentaires, nous portons une attention particulière à ce que tous les aliments soient achetés localement, c’est-à-dire dans le pays de distribution. De cette façon, vous soutenez également les producteurs de votre région!

Colis alimentaires avec des produits locaux - association life ong
Distribution de colis alimentaires au Sénégal contenant uniquement des produits locaux

2. Bannir le plastique

Le plastique, ce n’est pas chic! Premier pollueur des océans, le plastique représente un flux entrant de 8 millions de déchets chaque année. La production mondiale de plastique a connu une croissance exponentielle, passant de 2,3 millions de tonnes en 1950 à 448 millions en 2015. Or, les estimations de la durée du vie du plastique vont de 450 ans à l’infini.

Que faire pour lutter contre cela ? Evitez au maximum l’utilisation de plastique, que ce soit dans la cuisine ou dans la salle de bain. Pour faire vos courses, privilégiez des sacs réutilisables.

Sacs réutilisables, écologiques _ association life ong
Sacs réutilisables contenant des kits scolaires offert par LIFE aux enfants.

3. Adopter le shampooing solide

On le voit dans les médias, de plus en plus de familles tentent d’adopter une démarche zéro déchet. Et comme énoncé dans le point précédent, l’une des premières pièces où il est possible de faire des efforts, c’est la salle de bain!

En effet, il est possible de sentir bon, tout en ne produisant aucun déchet. Partout, il existe désormais des boutiques offrant des cosmétiques écologiques. Adieu les liquides, bonjour les solides! Le savon, le shampooing ou encore le dentifrice peuvent en un claquement de doigts être remplacés… et en plus, c’est meilleur pour la peau!

shampooing solide, geste écologique

4. Utiliser une gourde

Vous le savez, chez LIFE, l’un de nos combats principaux est l’accès à l’eau potable. C’est pourquoi nous construisons des puits pour les habitants vivant dans des villages démunis d’eau, en Afrique et en Asie.

Mais en Europe, nous avons (pour la plupart) la chance d’avoir de l’eau potable qui coule à flots dans notre maison. Un geste simple pour la planète : ne plus acheter de l’eau dans des bouteilles en plastique. Préférez une gourde et, au besoin, ajoutez un filtre à votre robinet. On évite le gaspillage, la pollution… et on économise!

Un village au Togo a bénéficié d'eau potable - association life ong

5. Privilégier la seconde main

Acheter du nouveau, c’est attrayant…mais cela pollue! En effet, en évitant de consommer neuf, vous réduisez la production à la source mais aussi les besoins en énergie. Conséquences? Une diminution de l’utilisation des matières premières, moins de gaspillage des ressources et moins de pollution par les usines.

Et si vous deveniez un éco-consommateur responsable? Vous pouvez acheter des produits d’occasion dans les boutiques de seconde main, vendre vos vêtements ou objets déjà utilisés ou même en faire don. Et en plus, cela vous fera de belles économies!

6. Faire du compost

En plus d’être un éco-consommateur responsable, vous pouvez aussi devenir un éco-jardinier! Comment? En créant votre propre compost, cette terre brune résidu de la décomposition des déchets qui permet d’améliorer la qualité des sols et fera des miracles dans votre potager!

Pour créer du compost, rien de plus simple! Dans un bac, vous mélangez les déchets organiques, vous brassez de temps à autres pour l’aérer et enfin, vous veillez à ce que cela reste humide. Cela réduit drastiquement la quantité de déchets produits… Ecologique et, encore une fois, économique!

compost - geste écologique

7. Planter des arbres

Environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année. Or, la déforestation a un impact immense dans le changement climatique. En effet, les arbres contiennent du CO2 durant toute leur vie. En les détruisant, on réduit donc la capacité de l’écosystème mondial à stocker du CO2. La déforestation peut aussi engendrer l’érosion des sols.

Chez LIFE, nous vous proposons d’agir contre le changement climatique en plantant des arbres dans les pays en voie de développement. Vous plantez en ligne, et nous plantons sur le terrain! Cette action permet de lutter contre la déforestation, tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance.

Des femmes ont bénéficié de plants d'arbres au Mali - association life ong

Pour planter des arbres, c’est ici : https://life-ong.org/sapousse/

Projet de reforestation d’essences locales et de bambou en Indonésie

PRÉSENTATION DU PROJET

Où ? Sur l’île Célèbes en Indonésie, dans la région de Kulawi, dans le village de Namo.

Quand ? Le projet a débuté en octobre 2019 pour une durée de 6 mois.

Quoi ? Un projet ambitieux de reforestation et de renforcement de capacités.

Pourquoi ? La région de Kulawi est régulièrement touchée par des catastrophes naturelles ; les inondations et les glissements de terrain sont fréquents du fait de pluies diluviennes. 

Cependant celles-ci n’en sont pas les seules causes. La surexploitation des forêts et des sols par les hommes, ainsi que la présence d’une forêt tropicale humide aggravent ces phénomènes et participent à l’érosion des sols.

Dégâts après des inondations récentes à Namo.

En septembre 2018, la région a été touchée par un séisme puis par un tsunami, ces deux événements ont entraîné le rare phénomène qu’est la liquéfaction des sols. En fait, la montée des eaux rend les sols complètement meubles et entraîne l’enfoncement et l’effondrement des constructions

Ces catastrophes sont responsables de nombreux décès, de disparitions et de déplacements. Si rien n’est fait face à l’érosion des sols, les catastrophes vont se multiplier.

Phénomène de liquéfaction des sols

Phénomène de liquéfaction des sols

Notre projet de replantation de bambou et d’autres espèces endémiques apporte une réponse à cet enjeu. En plus d’être bénéfique à l’environnement, planter des arbres permet de fixer les sols et de limiter leur érosion. Par ailleurs ce projet est aussi un projet de renforcement de capacités. 

Il vise à former les habitants à la plantation et à développer des activités génératrices de revenus pour les populations locales, à partir des espèces plantées et d’autres éléments naturels.

Avec qui ?

LIFE s’est associée à une ONG locale pour créer ce projet. Notre partenaire est intervenu lors des catastrophes de septembre 2018 pour apporter une aide d’urgence. Il connait le terrain et la population.

 De plus, LIFE a déjà travaillé avec cette ONG l’an dernier dans le cadre de distributions alimentaires lors du ramadan. Cette fois, c’est un projet de développement que nous lançons avec cette ONG.

LES ACTIVITÉS

Ce projet développe principalement trois activités. 

La première activité est la plantation de bambous et d’autres espèces endémiques. Notre partenaire local avec notre soutien a déjà planté plus de 2000 arbres depuis le début du projet. En ce début d’année, il lance sa troisième session de plantation, on vous explique comment ça marche !

La plantation est une activité qui se découpe en plusieurs étapes :

Il s’agit d’abord d’aller trouver les graines ou pousses des espèces que l’on souhaite planter. Ici à Namo, lorsqu’une session de plantation est lancée, une équipe se rend tous les jours dans la jungle trouver des graines, jusqu’à ce que la serre soit remplie.

Trouver des graines n'est pas un travail aisé. Ce jour-là, le groupe a ramené en 2h un cinquantaine de pousses de bambou.

Ensuite, il faut planter les graines ou les pousses dans la serre. Au préalable il faut préparer la la terre, la mélanger à de l’engrais naturel, la mettre dans les sacs plastiques, il faut aussi préparer les graines ou pousses avant de les planter.

Une fois plantées les graines resteront un mois dans la serre et feront l’objet d’un entretien régulier.

Après un mois dans la serre les plantes ont bien poussé mais ne sont pas encore prêtes à être plantées dans la nature, c’est pourquoi elles sont emmenées deux semaines à « l’entrepôt de transition ».

En ce moment, ce sont 8000 plants de 9 espèces différentes qui se trouvent dans l'entrepôt de transition.

Ces deux semaines passées, elles sont prêtes à être plantées ! Les familles peuvent venir les récupérer. Elles doivent alors remplir une fiche de suivi qui permet à notre partenaire local d’avoir les informations suivantes : le nom des personnes qui vont planter, le nombre d’arbres plantés, les espèces d’arbres plantés et la localisation des plantations. 

Déjà 27 familles ont planté près de 1800 arbres !  Notre partenaire peut aider les habitants à planter et va lui aussi planter chaque semaine. 

Les deux autres activités mises en place dans ce projet sont des activités artisanales : la fabrication d’objets en feuilles de pandan et en rotin, ainsi que la fabrication de mobilier en bambou et en rotin. Ces deux activités ont été lancées début janvier et en sont encore au stade des formations.

Une femme réalise un sac en feuille de pandan.

En effet ces activités demandent un apprentissage. Pour chacune d’entre elles, notre partenaire local a mis en place des sessions de formation. Il travaille en collaboration avec la faculté locale de foresterie pour les formations à la plantation et s’appuie sur les compétences de certains habitants pour les formations à l’artisanat.

Un ancien forme un groupe d'hommes à la fabrication de mobilier en bambou.

LES BÉNÉFICIAIRES

Le village de Namo est divisé en 4 hameaux. L’objectif de ce projet est de former et d’autonomiser, dans chaque hameau, 60 familles à la plantation ainsi qu’à l’artisanat à partir de feuilles de pandan, de rotin et de bambou. 

Aujourd’hui ce sont 115 familles sur l’ensemble du village qui sont capables de planter du bambou et d’autres espèces endémiques ! Certains habitants ont appris à créer des matelas, des sacs et des toits en feuilles de pandan. D’autres savent désormais fabriquer du mobilier, des tables et des chaises en bambou et en rotin.

Les activités s’organisent par groupe. Le groupe est autonome et porte pleinement le projet. Lors de réunion de groupe, notre partenaire local est simplement facilitateur des discussions.

LA SUITE DU PROJET

Les formations à l’artisanat sont encore en cours. Des nouvelles sessions de formation à la plantation commenceront en février. En effet, l’objectif de ce projet est que ces formations bénéficient à 240 familles.

Les familles qui ont déjà suivi les différentes formations à la plantation ou à l’artisanat peuvent transmettre leurs connaissances aux autres habitants du village. 

A terme l’objectif est de pouvoir vendre les objets fabriqués à Namo, jusque Palu notamment. Pour cela, l’ONG locale est en train de développer un partenariat avec le gouvernement, afin que celui-ci fasse de la publicité de ces produits.

En avril, à la fin du projet, 20000 arbres auront été plantés ! SAPOUSSE à Namo !

LIFE s’engage pour protéger la Mangrove !

LIFE s’engage pour protéger la Mangrove !

Voici quelques nouvelles de notre projet Sapousse en Indonésie sur l’île de Sumatra. Nos deux élèves de Sciences Po Juliette et Clarisse arrivées sur place début Novembre et ont réalisé un petit reportage. Nos actions en Indonésie sont basées principalement sur la reforestation de mangroves. 

Rappelons que la mangrove procure des bénéfices aux populations en termes de sécurité alimentaire et de stockage de carbone. Elle contribue également à la réduction des risques de catastrophes naturelles en lien avec les impacts du changement climatique.

1- La mangrove, un écosystème en danger !

En 25 ans, 20% de la mangrove a disparu (entre 1980 et 2005). Et ça n’est pas réjouissant ! En effet, cette forêt sur pilotis est un excellent stabilisateur des lignes de côte et sa dégradation met en danger la biodiversité et les hommes.

Sans elle, on se prive d’une barrière naturelle face aux vagues et aux courants générés par les cyclones, les tsunamis et la montée des océans. On allonge aussi le temps que l’écosystème met à se remettre de ses blessures. (source : Mangrove Générations)

Le programme Sapousse participe à la replantation de cet écosystème. A ce jour ce sont plus de 30 500 arbres qui ont été plantés sur différents sites notamment à Tanjung sur l’île de Lombok, Pulau Sinacang et Percut  dans la province de Sumatra du Nord. 

protection de la mangrove

2- La protection de la mangrove 

La protection de la mangrove représente un gros travail tant celle-ci est illégalement déforestée. Il est donc nécessaire après la plantation de revenir sur le terrain et d’analyser les évolutions. Il faut noter que la plantation de mangroves n’est pas une chose aisée. Nos équipes font face à un certain nombre de problème dus à plusieurs facteurs tels que :

– Des difficultés climatiques ( tempêtes, sécheresse, inondations, températures élevées)

– Des difficultés liées à la condition des sols (secs, boueux, présence de produits chimiques…). Le lieu de plantation est côtier et donc plus difficile. Le taux de mortalité est supérieur par rapport à une plantation le long d’une rivière ou dans d’anciens bassins d’élevage.

– La destruction des plantations par des animaux domestiques et des insectes.

Tous ces éléments engendrent un nombre considérable de pertes et plusieurs solutions ont été envisagées comme la méthode de plantation collective. Cette technique consiste à planter 3 à 5 plants ensemble pour augmenter les chances de survies d’au moins 1. Le taux de perte a été estimé d’environ 15%. 

Les plantations collectives sont faites de manière intensive durant deux semaines, puis nos équipes effectuent des contrôles réguliers sur chacun des sites. 

la mangrove

3- La pêche intensive, un danger pour la biodiversité

En Indonésie la pêche intensive est généralisée, or elle met en danger la biodiversité ! 

En effet d’importantes activités de pêche sont associées aux mangroves, notamment pour les poissons, les bivalves et les crabes. Des étangs d’eau saumâtre  sont utilisés en Indonésie depuis des centaines d’année pour la crevetticulture. 

Compte tenu de l’importance que revêtent les mangroves pour la pêche, la foresterie, la protection des côtes et la faune sauvage, un certain nombre de zones protégées et de ceintures de mangrove ont été aménagées. (source : Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)  

Ici ce propriétaire de bassin pratique la sylvo-fishery : faire cohabiter différents types de poissons et de crustacés dans la mangrove. Cette technique donne des poissons de meilleure qualité et permet de pratiquer une pêche durable.

la mangrove

4- La mangrove, une économie à part entière 

La mangrove au-delà de ses bienfaits environnementaux est pleine de ressources. Les produits issus de la mangrove permettent de créer des activités génératrices de revenus.

Cet atelier produit et vend des tissus traditionnels indonésiens : technique du batik. Le batik étant une technique d’impression javanaise d’ étoffes pratiquée par les femmes dans plusieurs pays du monde, mais majoritairement en Indonésie.

le batik

La coloration des tissus est réalisée grâce aux feuilles de la mangrove, il faut tremper et faire sécher le tissu à trois reprises pour obtenir une couleur. Il faut donc beaucoup de patience !

batik et tissus

5- Un modèle de développement touristique durable

Des sites d’écotourisme permettent de découvrir la nature tout en étant sensibilisé au respect de l’environnement, c’est le cas de celui de Sicanang. Les touristes viennent se balader et admirer la mangrove sur ces constructions en bois.

D’ailleurs le saviez-vous ? Le financement de 1000 arbres ou plus, vous offre l’opportunité de partir en Eco Tour avec la Team LIFE ! Vous avez l’opportunité de vivre une expérience inoubliable durant ce road trip indonésien en constatant par vous-même les fruits de votre contribution, et de tous les donateurs LIFE !

Au programme : visites des sites de plantations, activités écotouristiques et rencontres des populations locales.

la mangrove

Vous l’avez compris, la mangrove est un véritable écosystème aux multiples bienfaits et sa préservation est capitale. Si vous souhaitez en savoir plus à propos de la mangrove, nous vous invitons à visiter le site de notre partenaire Mangrove Générations où vous retrouvez en détail toutes les informations à son sujet. 


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LIFE plante 14 375 arbres à Madagascar !

LIFE plante 14 375 arbres à Madagascar !

A environ 8500 kilomètres de l’hexagone, et à près de 400 km des côtes d’Afrique de l’est, se trouve Madagascar dite « l’île rouge », surnom lié à la terre rouge des Hauts Plateaux gorgée de latérites. 5ème île du monde en terme de superficie (Près de 580 000 km carrés), une grande diversité bioclimatique la caractérise, son territoire se divisant en de multiples régions climatiques, que l’on pourrait résumer ainsi : une partie sud relativement aride, proche du niveau de la mer et d’un climat subsaharien, les hautes terres centrales au relief compris entre 1000 et 1500m, et un nord plus humide, réparti entre des plaines et un couvert forestier.


Toutes 3 sont soumises à la valse des saisons, celle des pluies (octobre à avril) et la sèche (avril à octobre), qu’on pourrait respectivement surnommer Eté et Hiver. Et la nature malgache reflète cette diversité si spécifique puisque près de 80% de sa faune est endémique au pays, un chiffre que l’on retrouve en terme de flore, certaines espèces remontant à l’époque où le continent africain s’appelait encore le Gondwana.


Malheureusement, ces dernières décennies, c’est plutôt le phénomène de déforestation qui serait appelé à devenir endémique à Madagascar. En mai 2018, le CIRAD, le centre de recherche agronomique français pour le développement, lançait un communiqué de presse où il alertait sur la disparition de 44 % des forêts naturelles en près de 60 ans, un phénomène qui ne faisait que s’amplifier depuis le début des années 2000. Une disparition liée à des techniques agricoles comme la culture sur brulis, à l’exploitation de charbon de bois par les populations malgaches, ou encore l’exploitation de ressources naturelles.

Un des agriculteurs qui plantera vos arbres !

Un des agriculteurs qui plantera vos arbres !

Et son impact va bien au-delà de la perte d’habitation des écosystèmes, puisque les malgaches sont fortement dépendants de leurs forêts. En terme de matériaux pour la vie quotidienne (bois de chauffe, de construction, etc), mais aussi en terme d’alimentation (chasse, arachides, etc), et d’homéopathie puisque les malgaches recourent énormément à la médecine traditionnelle, moins coûteuse et plus intégrée à la culture locale.

Le handicap de cette disparition ne s’arrêterait pas là car les arbres jouent un rôle crucial dans la stabilisation des sols, et la présence de sources d’eau proches de la surface. Leur disparition engendrent souvent des effondrements de sols appelés Lavakas, particulièrement répandus dans les hautes terres centrales, mais également des difficultés à cultiver, voir la stérilisation d’hectares entiers. Supprimer ces forêts, c’est créer un bouleversement majeur et irréversible de la totalité de cet écosystème unique au monde.

En pleine discussion avec les partenaires locaux !

Face à une telle urgence environnementale, le gouvernement malgache a lancé, en décembre 2018, une campagne de reboisement sur toute l’île, impliquant les ministères mais aussi les écoles, les collèges, les lycées, etc. Nombreux sont les particuliers à vouloir agir à leur micro-échelle, dont des acteurs de la vie civile comme les associations et les ONG de toute obédience et de toute nationalité.

C’est dans ce contexte que LIFE a lancé deux projets d’agroforesterie en partenariats avec deux associations malgaches aux histoires différentes mais au but commun : redonner un visage verdoyant à l’île rouge .

sapouuuuuuuuusssse

La première est une association existant depuis près de 30 ans, dont le nom « Zoma » signifie Droit Chemin en malgache. Sa première ambition, qui lui sert toujours de boussole, est d’offrir une alternative à des paysans ayant perdu leur terre, qui ne voient que le retour à la terre comme solution.

Cette alternative, c’est d’abord une formation d’un an gratuite dans un centre situé à 150 km au nord de Tananarive, au sein d’une promotion d’une quarantaine d’élèves aux âges variés, souvent entourés de leur famille. Ils y apprennent des techniques agricoles, mais aussi des règles de vie en communauté car l’aventure ne s’arrête pas aux portes du centre.

Une fois la formation achevée, les paysans et leurs familles sont logées dans des villages avec d’autres promotions, et se voient attribuer 5 hectares de terrain qu’ils s’engagent à cultiver. Le tout à la charge de l’association, qui, en contrepartie, établit avec eux un règlement que chacun s’engage à respecter au risque de perdre ces précieuses terres.

L’objectif étant finalement d’émanciper ces paysans des difficultés économiques, afin que les seules contraintes qu’ils aient à affronter soient d’ordre naturel. Et cela fonctionne, puisque après 27 promotions formées, nombreux sont les enfants à avoir suivi des études jusqu’au lycée et parfois jusqu’à la faculté, chose rare dans le monde rural malgache.

Aujourd’hui, avec l’aide de LIFE, les dernières promotions logées dans le même village vont pouvoir stabiliser la colline entourant leur source d’eau, habiller leur village de pares vents et d’arbres fruitiers (7500 au total), et espérer bénéficier des différentes huiles essentielles qu’ils retireront des futures arbres.

La seconde association ne peut se targuer d’une expérience sur plusieurs décennies comme Zoma, mais a pour elle, toute l’énergie, la volonté mais aussi le bagage de ces différents membres. Crée en 2015 par un réseau de connaissances, Ankizy est une petite association de bénévoles qui fonctionne notamment sur le bouche-à-oreille.

Le constat à sa création était simple : d’immenses besoins existent dans notre pays, comment y apporter notre aide ? Cofondée par une sœur et son frère ayant tous deux travaillés pendant une dizaine d’années pour l’ONG « SOS villages d’enfants », elle travaille sur différents sites situés à environ 250 km de Tananarive, dans la région de Bongolava.

Au bout d’une piste accidentée de près de 80 km au cours de laquelle se dévoilent de petits hameaux isolés, se trouve le village des bénéficiaires d’Ankizy. Vivant de la récolte de riz, des arachides, patates douces ou encore de la pisciculture, ces derniers souhaiteraient ressusciter la forêt primaire qui ornaient, il y a encore quelques années, les collines de cette région.

Et c’est à cette réhabilitation que vont s’atteler les 11 familles et leurs 625 plants chacune (soit 6875 plants au total), en guise de pinceau pour repeindre ce paysage, pour un projet qui devrait s’étaler sur 5 mois consécutifs. Les plants sont nombreux mais leur détermination est encore plus grande, il ne reste plus qu’à leur souhaiter bonne chance !


Raphaël, stagiaire Science-Po/LIFE

Envie de protéger la planète et soutenir ces agriculteurs :
VOUS AUSSI PLANTEZ DES ARBRES !


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LIFE plante des barrières contre les Tsunamis

LIFE plante des barrières contre les Tsunamis

Le 28 septembre dernier un violent tsunami s’est abattu sur les côtes Indonésiennes faisant plus de 2200 morts et plus de 200 000 personnes en situation d’urgence humanitaire !

LIFE a répondu présent pour répondre aux besoins humanitaires des victimes, mais il faut aussi agir en prévention car ces phénomènes naturelles se reproduiront SANS AUCUN DOUTE !

La mangrove une solution ?

La mangrove est une végétation d’arbres et d’arbustes qui conduit à la formation d’une multitude de petites criques, de canaux naturels et de zones marécageuses produisant une biodiversité bien utile à l’homme.

Le groupement de racines enchevêtrées que produisent les palétuviers va permettre de ralentir la vague et de la briser voire même de l’arrêter. Dans le cas de l’Indonésie et des pays tropicaux concernés par les tsunamis, la mangrove est donc une protection naturelle. Ainsi les populations ne seront pas touchées car les vagues auront été stoppées au niveau de la cette végétation.


On peut estimer que la mangrove couvre plus de 15 millions d’hectares dans le monde dont près de la moitié se situe dans les zones qui ont été frappée par des Tsunamis. Certains experts estiment qu’en Inde, ce sont plus de 1700 personnes qui ont été protégées du Tsunami de 2004 qui a fait plus de 200 000 morts sur les 7 pays d’Asie touchés.

crédit : enviro2b

Cela est confirmé par une étude de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Cet organisme a comparé le nombre de victimes entre deux villages du Sri-Lanka frappés par de gigantesques vagues dévastatrices lors du tsunami du 26 décembre 2004. On a alors constaté seulement 2 morts dans le premier village, disposant d’une mangrove contre 6000 décès dans un village de la même zone n’ayant plus de forêt côtière car elle avait été transformée en complexe touristique.

Cela montre bien que la mangrove joue un rôle efficace contre la propagation des tsunamis. Les conclusions du coordinateur de l’IUCN sont claires : « Nous avons étudié les dommages causés par le tsunami. Dans certaines zones, les dommages étaient minimes et la mangrove a joué un rôle. La recherche a montré que les mangroves étaient capables d’absorber entre 70 et 90% de l’énergie d’une vague normale ».

Et contre le réchauffement climatique ?

Le palétuvier (espèce plantée dans les mangroves) a de très bonnes capacités de captation et de séquestration du carbone et lutte donc efficacement contre le réchauffement climatique.

Ensuite cet arbre, dont les racines sont dans l’eau, accélère la régénération de la biodiversité locale souvent massacrée par les hommes au profit de la rentabilité à court terme (huile de palme). Ainsi, nous voyons que les parcelles plantées par LIFE à Sumatra (Indonésie du Nord) ont fait revenir les poissons, les crevettes, les abeilles. Bref, une manne pour les populations locales qui peuvent compléter leurs revenus et améliorer leurs conditions de vie.

La mangrove un sanctuaire pour la faune sous-marine et la reproduction des espèces
crédit :  nationalgeographic

Ecologiques, économiques et spirituelles, les 3 raisons qui nous poussent à reforester.

Mais aujourd’hui avant tout, il s’agit de sauver des vies dans le future.

Plantons ensemble en Indonésie des arbres « protecteurs » avec la campagne SAPOUSSE (1 arbre= 2€).



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VOYAGEZ AVEC NOUS EN INDONÉSIE !

QU’EST-CE QUE L’ECO’TOUR ? 

Dans le cadre de la campagne Sapousse, nous proposons à nos donateurs ayant financé un pack éco’tour (1000 arbres) l’opportunité de vivre une expérience inoubliable avec notre team et faire un road trip indonésien en constatant par eux-mêmes les résultats de leurs dons ! Visites des sites de plantation, activités écotouristiques et rencontres des populations locales sont au programme !

UNE ÉQUIPE DE CHOC !

Les membres de Beur FM, célèbre radio nationale, nous ont fait l’honneur de nous accorder leur compagnie en terre indonésienne. Étaient aussi de la partie  2 fidèles donateurs, Bandiougou et Salima ! 10 “donacteurs” étaient donc présent sur le terrain !

20 000 ARBRES EN 1 AN !

Nous travaillons depuis 2 ans avec Yagasu, association locale, qui compte plus de 4800 salariés qui ont pour objectif de favoriser la reforestation des zones dévastées par la culture des palmiers à l’huile. Résultat de cette collaboration : 20 000 Arbres ont poussé en seulement 1 an !

DES MOMENTS INOUBLIABLES…

Ce voyage n’a pas été uniquement marqué par la mission reforestation. En effet, nous avons pu partager un repas traditionnel avec la population locale, nous baigner avec les enfants, assister à la baignade matinale des éléphants, visiter le parc naturel de Gunnung Leuser.. Nous avons même organisé un match de volley-ball ! Des activités liées à la nature, toutes aussi extraordinaires les unes que les autres qui nous ont permis de nouer des liens solides.

LA MISSION TOUJOURS D’ACTUALITÉ !

La fin du voyage touche à sa fin, mais la campagne est loin d’être terminée. Nous avons plus que jamais besoin de vous pour faire face aux conséquences désastreuses de la production d’huile de palme. Dans cette courte vidéo, le Pr. Mourad HAMZA explique l’importance capitale de cette campagne, pour la nature mais aussi pour sa foi intérieure.

Devenez un acteur dans cette bataille contre la déforestation, et laissez votre empreinte sur terre à partir de 2€ seulementCLIQUEZ-ICI !

Pour participer à un voyage éco’tour ou avoir plus de renseignements, nous vous invitons à nous contacter au 01 84 21 20 10.

LA BLESSURE DE FAYROUZ !

ALERTE ROUGE ! Notre Fay Fay s’est blessée en mission !

DSC05111Vous avez été nombreux à suivre Fayrouz au Cameroun lors de l’opération 1€/1Ftor pendant le Ramadan 2016 ! Et bien c’est reparti ! Notre coordinatrice de projet repart à nouveau sur le terrain en Indonésie afin de superviser les actions de la campagne SAPOUSSE !

Pour en savoir plus : cliquez ici !

Elle vous avait promis d’être vos yeux et vos oreilles et bien elle a largement tenu sa promesse !DSC05044

Après 1h30 de bateau, le hijab au vent et de l’eau plein le visage, Fayrouz, accompagnée de Hakim, arrive dans un village de pécheur pour recueillir des témoignages. Le pont un peu précaire, assemblé de lattes en bois très fragiles est en plus mouillé et glissant !

En voyant les enfants courir joyeusement sur le ponton, Fayrouz s’est sentie rassurée mais … C’était avant qu’une latte en bois se brise sous ses pieds ! Un pied en l’air et l’autre dans l’eau, notre coordinatrice de projet glisse sur le bambou mouillé et tombe face contre terre ! C’est la panique au sein de l’équipe : Hakim laisse tomber sa caméra pour venir au secours de sa sœur et toute l’équipe se jette sur elle pour l’empêcher de tomber dans l’eau !

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Grosse frayeur et panique générale pour toute l’équipe, mais on vous rassure : elle va bien al hamdoulilah ! Un hématome d’une taille gigantesque et une aventure dont elle se souviendra encore longtemps !

Une fois revenue sur la terre, les femmes du village se sont regroupées autour d’elle pour la masser et la remettre d’aplomb ! Car lorsqu’on est en mission pour Life, pas le temps de pleurnicher !20170311_112757

Croyez-vous vraiment que cela va freiner notre Fay Fay ? Elle était venue pour récolter un témoignage et c’est ce qu’elle a fait auprès d’Ali, le chef du village de Lubuk Kertang.

Malgré sa blessure, Fayrouz continue et ne lâche rien ! Elle repart sur le terrain en pleine forêt pour mener sa mission à bien ! À l’aide d’une canne pour soulager sa douleur, elle progresse lentement mais sûrement dans la forêt indonésienne !

Bravoooo Fayrouz ! Les donateurs de LIFE  comptent sur toi, courage !!!

Pour faire un don pour SAPOUSSE : cliquez ici !

Pour offrir 100 arbres : cliquez ici !

Pour offrir 1000 arbres (et gagner un Éco’Tour en Indonésie) : cliquez ici !