Le mois dernier :
+2 350 000 Repas offerts
+152 Puits offerts
+16 288 Arbres offerts

SÉCHERESSE À MADAGASCAR

Le mois dernier, notre équipe s’est rendue dans le sud de Madagascar, dans la zone du pays la plus touchée par la sécheresse. L’île connait la pire sécheresse depuis 40 ans, et le réchauffement climatique ne fait qu’aggraver la situation. La population se retrouve en grande insécurité alimentaire, et il se pourrait bien que Madagascar soit le premier pays à subir une famine à cause du réchauffement climatique ! 

1€ = 1REPAS : 665 COLIS ALIMENTAIRES DISTRIBUÉS

Cette sécheresse dévastatrice assoiffe les champs et brûle les cultures, laissant les Malgaches sans ressource. Nous nous sommes rendus dans les villages les plus reculées du sud de Madagascar, dans des endroits tellement difficiles d’accès que les habitants n’avaient encore jamais reçus l’aide des autres associations humanitaires. Les populations de ces villages subissent cette crise alimentaire de plein fouet, puisque les habitants vivent de leurs cultures, de leurs champs et se nourrissent de leurs récoltes. Mais tout s’est asséché, plus rien ne pousse, et les familles sombrent peu à peu dans une extrême pauvreté. 

Les colis alimentaires que nous sommes venus leur distribuer leur sont d’une immense aide ! Chaque famille va pouvoir se nourrir pendant un mois entier matin, midi et soir ! Au total, 665 colis alimentaires ont été distribués aux familles dont les membres sont atteints de malnutrition aiguë (sévère et modérée). Chacun des colis alimentaire est composé de 50kg de riz, 3L d’huile, 3kg de sucre, 4 sachets de sel, 4kg d’oignons, 2 boîtes de sardines, 2 sachets de pâtes, 1 boîte de tomates, 1kg de soja, et 2kg de légumes secs

SAPOUSSE : PROJET DE REFORESTATION

L’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique est la plantation de nouveaux arbres ! Distribuer des colis alimentaires est une solution à court terme, mais la reforestation des parcelles et des champs est une solution à long terme

C’est pourquoi nous nous sommes également rendus dans la région d’Itasy, dans le village d’Isoanala. Des arbres fruitiers (orangers, litchis, etc.) et des arbres fertilitaires (arbres qui compensent la baisse de fertilité des sols) ont été plantés dans 2 parcelles du village, et les habitants ont été formés sur la gestion de l’eau pour une meilleure agriculture tout en ayant très peu de pluie. 

Nous envisageons de réaliser le même projet cette année dans un deuxième village au sein de la même région. Nous y sommes donc allés pour rencontrer les futurs bénéficiaires. Une magnifique réception a été organisée par les habitants : toute l’équipe LIFE a été accueillie par des chants et des danses, et un dindon nous a été offert !

Le lendemain, nous sommes remontés dans la région ouest de Madagascar, dans la commune de Miarinarivo au village de Bongolava. Des arbres ont été plantés et des poules offertes, permettant ainsi aux familles d’avoir leurs propre revenus grâce à la vente de fruits et d’oeufs de poule.  Cette région ouest est touchée par les « lakavas » qui signifie en malgache « grand trou » et qui est devenu le terme pour décrire les énormes érosions à Madagascar. Et la plantation d’arbres répond à cette problématique ! 

Enfin, le dernier jour de cette mission humanitaire à Madagascar était consacré à la visite du centre de formation mis en place pour les réfugiés climatiques malgaches. Grâce aux généreux dons de nos donatrices et donateurs dans le cadre de notre campagne SAPOUSSE, 2 vaches laitières ont été offertes, permettant ainsi la vente de lait, ce qui constitue désormais des revenus pour les réfugiés. 

PROJET DE REFORESTATION ET DE METHANISATION

SAPOUSSE AU BÉNIN

Au Bénin, la déforestation est tristement notable, dans tout le pays. Chaque année, des milliers d’hectares disparaissent pour plusieurs raisons : de nombreux incendies de forêt se déclarent, beaucoup de béninois utilisent le feu comme méthode de défrichement ce qui dégrade les sols, et de multiples arbres sont coupés afin d’employer leurs bois en tant que bois de service, bois de travail, ou bois de feu pour le chauffage et la cuisine.

Plus de 80 % des ménages béninois sont dépendants des combustibles que sont le bois de feu et le charbon de bois. Pour palier à cela, LIFE s’est rendu au Bénin afin de planter des arbres fruitiers et construire des biodigesteurs pour la production de gaz domestique. Un biodigesteur est une solution technique de valorisation des déchets organiques utilisée pour produire un gaz combustible (le biogaz) et un fertilisant (le digestat).

C’est dans l’arrondissement de Pélébina que nous nous sommes rendus, dans le village de Goumbakou. Là-bas, durant ces trois derniers mois, 1200 arbres ont été plantés, et 2 biodigesteurs ont été construits.


Désormais, la population locale (composée à 60% de femmes) peut maintenant profiter des espaces verts et des biodigesteurs à travers les revenus de la vente du gaz domestique et de la vente de fruits.

Pour une gestion pérenne des infrastructures et pour un transfert de compétence efficace, deux comités de gestion ont été mis en place : l’un pour les espaces verts et l’autre pour les biodigesteurs.

L’objectif de ce projet SAPOUSSE au Bénin a été de contribuer à la protection de l’environnement en mettant en place des espaces verts composés d’arbres fruitiers, notamment de manguier, de papayer et d’anacardier, et en mettant en place des sites de production de gaz domestique (biodigesteurs) dans l’arrondissement rural de la commune de Pélébina.


Les résultats ont été à la hauteur de nos attentes : le village dispose désormais d’un espace aménagé et reboisé, et les coopératives agroalimentaires ont été dotées de deux biodigesteurs pour la production de gaz domestique.

Ce résultat, nous le devons à notre équipe sur le terrain au Bénin. Concernant les arbres, notre équipe a dans un premier temps identifié les sites devant abriter l’espace vert. Dans un second temps, ils ont préparé les sites à recevoir les plants d’arbre (délimitation, piquetage, trouaison, apport de fumure).

Ensuite, après avoir acquis des plants d’arbres, ils les ont mis en terre. En ce qui concerne les biodigesteurs, notre équipe a d’abord identifié les sites devant abriter les biodigesteurs pour produire du biogaz, a ensuite acquis le matériel nécessaire et a pu construire les biodigesteurs.

Et ce n’est là que le début de ce grand projet SAPOUSSE !

Grâce à la générosité de nos donatrices et donateurs, nous pourrons dès décembre 2021 refaire exactement la même chose dans un autre village au Bénin, à savoir planter 1200 arbres et construire 2 autres biodigesteurs.

C’est dans l’arrondissement de Kolokondé, au village de Bari, que nous nous rendrons
très prochainement.
À suivre…

SAPOUSSE, OÙ EN SONT LES PROJETS ?

BILAN DES 3 DERNIERS MOIS :
SAPOUSSE MADAGASCAR

Les campagnes malgaches sont caractérisées par des sols pauvres et fragiles avec une végétation très peu fournie témoin des passages répétitifs des feux de brousse. Les parcelles boisées se font rares et restent dispersées en petits îlots. De plus, les retombées pluviales sont insuffisantes et mal réparties sur le territoire. Alors qu’il pleut très régulièrement sur les côtes Nord et Est du pays, les Hautes Terres et plus particulièrement le sud de l’île souffrent d’une sécheresse intense. Cette situation favorise un microclimat très aride. L’agriculture et l’élevage, les deux principaux secteurs d’activités économiques de Madagascar, sont alors menacés par cette situation qui ne cesse de se généraliser. 

Il ya actuellement 2 projets SAPOUSSE en cours à Madagascar. Il s’agit de projet de reforestation suite aux aléas de de la nature : des zones ont été rasées. C’est pour cette raison que l’on intervient en réalimentant les zones de néant (afforestation). Le premier est un projet d’accoudement et le second celui de parrainage. 

PROJET D'ACCOMPAGNEMENT
AU VILLAGE DE TSRAHONENANA

36 familles migrantes sont bénéficiaires du projet MAITSOANALA  qui se réalise au village de Tsarahonenana sur une surface de 8 hectares au total dont 6,5 hectares pour les arbres forestiers et 1,5 hectare pour les arbres fruitiers.   

Ce projet d’accompagnement consiste à : 

– FORMER 

– SENSIBILISER

– FAIRE UN SUIVI TRÈS PEDAGOGIQUE

Les arbres protégeront les zones des aléas climatiques et cela servira également à générer des activités de revenues.  

LOCALISATION

 
Lieu : Village de
Tsarahonenana, Antakavana
District : Ankazobe
Région : Analamanga
Pays : Madagascar

 

PHASE 1 & 2

Deuxième sensibilisation/formation sur l’importance et la valeur de l’environnement. 

Pour la délimitation du terrain de reboisement, les matériaux achetés (bois ronds, pinceaux, white spirit, peinture) ont été utilisés pour le piquetage. Les bénéficiaires ont effectué un travail HIMO pour la préparation de la plantation : canalisation et trouaison.

PHASE 3 & 4

Les jeunes plants ont été achetés et récupérés à Tanà pour être transportés à Ankazobe.

Un camion a été loué pour assurer le transport. Avant le reboisement, un petit rappel a été sur les différentes étapes à suivre pour la plantation a été effectué par le technicien. La plantation est accomplie pendant 2 jours. 

PHASE 5

3 points de vente de vaches laitières à Antsirabe ont été prospectés.Le docteur vétérinaire responsable du point de vente choisi a accueilli l’équipe et a donné des conseils importants pour avoir un bon résultat.  Les deux vélos pour le transport de lait ont été achetés. 

DIFFICULTÉS & SOLUTIONS

Chaque projet, bien qu’il soit organisé en amont, peut rencontrer des difficultés. C’est en partie pour cela que parfois les projets prennent un peu plus de temps à être réalisés. 

1/ 

Difficultés rencontrées : il nous était difficile de trouver de grands nombres de bananiers, normalement prévu à 360 pour les 36 familles. Peu de nombre de Grevillia était disponible sur le marché. 

Solution proposée : 36 bananiers étaient disponibles sur le marché par des bibaciers. Alors, nous les avons ajoutés. D’autres espèces ont été achetées pour compléter les Grévillia prévus : Jacarandas, flamboyants.

 2/

Difficultés rencontrées : aucun centre d’élevage à Tsiroanomandidy ne dispose de vaches laitières. Il a fallu chercher ailleurs. Vu l’éloignement du centre fournisseur, le transport des vaches laitières en période de pluie cause un risque pour leur santé.

Solution proposée : l’achat et le transport se feront pendant la période sèche (vers le mois de Juin). Deux permanents (formateurs) avec deux responsables seront formés à Antsirabe.

PROJET DE PARRAINAGE À BETROKA

Le site Isoanala du district de Betroka est une zone rurale située dans la partie ouest de la région d’AnosyLe climat est tropical sec mais est devenu semi-aride au fil des temps à cause du changement climatique. Le projet d’agroforesterie est le seul qui a pour objectif de développer, d’épanouir la vie des familles et de donner des héritages environnementaux aux enfants. 

LES ÉTAPES DU PROGRAMME

Nous avons commencé par identifier des familles volontaires pour travailler avec nous et se
lancer dans l‘agroforesterie familiale. Puis, nous avons a mis en place une formation aux techniques durables de plantation, et enfin nous avons fait des visites de terrain pendant lesquelles nous avons livré les packs.
 
Une première moitié des plants ont été alors mise en terre par les agriculteurs alors que l’autre moitié, constituée de plantules, ont été plantée en serre. Une fois que les jeunes pousses auront atteint la maturité nécessaire pour être plantées en terre, les familles auront accès aux pépinières qui se trouvent en périphérie des villages.
 
En attendant de pouvoir vendre le fruit de leur travail, les familles ont reçu dans chaque pack quatre poules et un coq, leur permettant de mettre en place une activité génératrice de revenus temporaire. Les bénéficiaires ont également des foyers de cuisson améliorée qui leur permettent de limiter leur consommation de bois de chauffe et de cuisson et donc de réduire leurs émissions de C02.

CONTENU DU PACK

 

NB : afin que les bénéficiaires restent motivés et engagés la distribution se fait petit à petit.

OÙ EN EST LE PROJET ?

1-  Actuellement suivi des plantations sur les 3 régions = Betroka, Bongolava et Itasy (200 familles).

2-  En juin – juillet = distributions des FCA, des poules et formation/sensibilisation par le pépiniériste auprès des bénéficiaires. 

En septembre : il restera les plantes à distribuer quand la saison des pluies sera passée pour les 50 familles de la région de Betroka Isoanala.

Madagascar : plus de 6 000 arbres déjà plantés !

Depuis novembre 2020, un projet de reforestation au sein de la commune de Antakavana a débuté à Madagascar. L’objectif? Planter 10 000 arbres et accompagner 36 familles dans leur autonomie et dans le développement de leurs activités génératrices de revenus. 

Il avait ainsi été demandé aux familles sélectionnées de signer un accord pour être accompagnées, bénéficier de formations en pépinière et devenir ensuite autonomes quant à la production d’arbres fruitiers

Prospecter, sensibiliser, planter

Début janvier 2021, un premier déplacement sur le terrain a ainsi eu lieu, afin de repérer les zones pour la plantation des arbres, et également y installer des canaux de protection afin d’éviter que des personnes extérieures viennent détruire les plantations. C’est à ce moment également que le matériel nécessaire (pelles, etc) a pu être acheté. 

Une seconde visite sur le terrain a ensuite eu lieu la deuxième quinzaine de janvier 2021. Chaque groupe a ainsi bénéficié de deux heures par jour de sensibilisation au respect de la nature et aux techniques de plantation. Chaque famille a ensuite reçu 10 papayers, 10 caféiers, 10 bibassiers et 1 bananier. Au total, ce sont plus de 6416 arbres qui ont pu être plantés à ce moment!

Enfin, une troisième descente sur le terrain s’est déroulée afin de faire de la prospection de vaches laitières. En effet, LIFE a prévu l’achat de deux vaches laitières afin que les populations puissent produire du lait et ré-utiliser les selles pour du compost. Notons que récemment, des cyclones rendent par moment difficile la plantation d’arbres.

Ceci est la suite d’un projet qui avait démarré l’an dernier. Et les efforts n’ont pas été vains! En effet, LIFE a pu observer qu’à la suite de la réussite d’un village participant au projet l’année dernière, cela a suscité l’envie des villages voisins. Désormais, une formation de village en village est en train de voir le jour, les personnes déjà formées formant ceux qui souhaitent apprendre.

200 familles parrainées

Un second projet vient tout juste de démarrer à Madagascar également, où 200 familles parrainées par nos donateurs vont chacune planter 1000 arbres, ce qui fera un total de 200 000 arbres plantés. L’objectif est de les accompagner dans la première moitié des plantations, et de les laisser ensuite planter les 100 000 arbres supplémentaires.

Une première mission sur le terrain va se tenir afin de commencer à accompagner les familles et leur distribuer des outils du pack, et notamment les plants. Cela va se tenir dans la région d’Anosy et d’Itasy. Une action soutenue et encouragée par l’influenceur Ismail Mounir.

Vous souhaitez soutenir la plantation d’arbres ? Toutes les informations sont ici.

Plantons ensemble des nouvelles Graines de Vie

De nos jours, et plus particulièrement dans nos sociétés modernes et industrialisées, l’homme a parfois tendance à oublier que sa survie dépend de la nature. C’est elle qui nous donne l’air pour respirer, la nourriture pour manger ou encore les matières premières utiles à notre développement.

En l’observant attentivement, nous pouvons nous rendre compte de sa force, de sa beauté et de sa puissance. Chaque élément de la nature a une place précise et un rôle à jouer dans le cycle de la vie. La biodiversité est donc essentielle pour maintenir notre équilibre sur Terre.

 

 

Ainsi, il est intéressant de constater qu’au contact de l’eau, une graine plantée devient un arbre vivant. Cet arbre donne ensuite naissance à des fruits, ceux-là même permettant aux hommes de se nourrir et de travailler.

Sauver l’humanité grâce à la reforestation

Suite à ces réflexions et avec une envie profonde de préserver cette nature, LIFE a mis en place il y a quelques années le programme Sapousse, visant à planter des arbres et ainsi agir en faveur de la reforestation, tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance.

Dans le cadre de ce programme, différents projets ont été lancés en Indonésie, au Mali ou encore sur l’île de Madagascar. En effet, Madagascar a perdu près de 80% de ses forêts en moins d’un siècle !

 

 

Des familles malgaches désireuses de changer les choses se  sont installées dans les campagnes. Cependant, sans moyens et sans accompagnement, il leur est difficile d’exploiter les terres qui leur ont été attribuées et de replanter les milliers d’arbres ayant été brûlés ou rasés.

Et si nous semions la vie ?

En raison de cela, Ismail Mounir a décidé de se joindre à LIFE et de se mobiliser pour redonner espoir à ces familles. L’objectif? Parrainer 200 familles au travers du financement de 200 packs agricoles.

En parrainant une famille, vous permettez ainsi à celle-ci d’accéder à l’auto-suffisance et contribuez à la reforestation de Madagascar. Ismail Mounir se lance ainsi, en ce début d’année, un challenge solidaire. Au côté de Tarek, le trésorier de LIFE, il vous explique plus en détails en quoi cela consiste.

 

https://www.youtube.com/watch?v=ph2SLXVFnPw&ab_channel=Isma%C3%AFlMounir

Dans la mesure où le challenge réussit, ils partiront ensuite en mission sur le terrain pour suivre de plus près le suivi de vos dons.

Et si nous semions ensemble des graines de vie ? Pour parrainer une famille, c’est ici.

 

SAPOUSSE : DEUX PROJETS EN COURS À MADAGASCAR

Comme vous le savez, LIFE s’engage pour l’environnement au travers de son programme Sapousse. Nos donateurs financent des arbres en ligne, tandis que nous les plantons sur le terrain. En ce moment, deux projets de reforestation se tiennent à Madagascar grâce à vos dons. On vous explique.

plantations arbres terres arides

Un premier projet d’agroforesterie et afforestation familiale

Premièrement, LIFE s’est engagé depuis 2019 dans un projet  d’agroforesterie et d’afforestation familiale dans les régions de Mahazina et Bogolava, à Madagascar. En effet, dans le cadre du plan gouvernemental d’exode urbain lancé en 2006, des familles malgaches ont bénéficié de terrains variant entre 2 et 5 hectares, situés hors des capitales.

L’objectif annoncé du gouvernement était de faire en sorte que ces bénéficiaires puissent vivre grâce aux cultures. Cependant, les terrains sont éloignés de toute activité économique, en plus d’être situés dans des zones infertiles et arides.

C’est dans ce cadre que LIFE a décidé de lancer un projet, visant à cultiver et planter de multiples essences d’arbres, tout en renforçant les capacités de ces communauté afin qu’elles puissent exploiter au mieux leurs parcelles.

L’objectif est donc de planter des « arbres économiques« , tout en faisant en sorte que les familles puissent atteindre l’autosuffisance financière. Notons que planter des arbres, en plus d’être bénéfique pour l’environnement, permet de fixer le sol et de limiter leur érosion.

association life ong réunion

En ce mois d’octobre, les activités viennent de reprendre. Une réunion s’est ainsi tenue avec les techniciens agricoles en vue de renforcer la collaboration et de planifier la réinscription des nouveaux collaborateurs. Une réunion d’information a ensuite eu lieu avec les 120 nouvelles familles inscrites au prochain projet de reforestation.

Une distribution de foyers de cuisson améliorée s’est également déroulée avec succès. Les avantages de ce type de four est que cela réduit de 50% la consommation de bois de chauffe et améliore la propreté de la zone de cuisson. Les familles passent en effet un temps considérable à chercher du bois de chauffe, car elles doivent parcourir des kilomètres pour en trouver. Désormais, ils passeront moins de temps aux fourneaux.

foyers de cuisson améliorée environnement

Dès lors, LIFE souhaitait que ce temps gagné soit mis à contribution d’un meilleur comportement vis-à-vis de l’environnement. Des instructions strictes leur ont ainsi été données : ne plus faire de feux de brousse ou encore, faire et entretenir les « pare-feu », arroser les nouvelles plantes ainsi que les débroussailler.

Enfin, une visite des plantations a été réalisée avec les techniciens agricoles,  et une rencontre s’est tenue avec les pépiniéristes en vue d’organiser une formation en pépinière début novembre.

Plus de 10 000 arbres vont être plantés

Le second projet à Madagascar débutera ce mois-ci et se tient pour sa part dans les villages de Tsarahonena et Antakavana, des zones très arides caractérisées par des sols fragiles. L’objectif de ce projet est de créer un site reboisé de 12 hectares au sein duquel seront mis à terre 10 000 plants (arbres fruitiers et forestiers). Ces arbres seront plantés dans des parcelles de reboisement protégées par des pares-feux.

Le second objectif est que, grâce à ces plants, la population puisse générer des revenus à travers la vente de fruits, de légumes et de lait, puisque deux vaches laitières seront mises à disposition des villages. LIFE prévoit également d’acheter deux vélos pour permettre aux villageois d’atteindre les marchés et autres lieux de vente.

réunion association humanitaire life ong

Au total, 36 familles seront formées à la plantation d’arbres et au reboisement.  À termes, ces familles pourront gérer elles-mêmes les semences et arbres fruitiers qui leur sont alloués.

Faire un don pour ces projets, c’est ainsi agir en faveur de la reforestation et lutter contre le réchauffement climatique tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance. C’est ce qu’on appelle l’arbre économique…

7 actions individuelles pour sauver la planète

Depuis quelques années, l’écologie est au centre de tous les débats. Il est urgent d’agir et beaucoup l’ont désormais assimilé. Chez LIFE, nous avons fait de l’environnement l’un de nos principaux combats grâce à notre programme « Sapousse », qui vise à lutter contre la déforestation, au travers de la plantation d’arbres.

Aujourd’hui, même si les grosses décisions doivent se prendre au niveau des pouvoirs publics, il est tout  à fait possible d’agir de façon individuelle, en améliorant ses habitudes du quotidien. Voici donc 7 actions individuelles à adopter pour sauver la planète.

1. Acheter local

On le répète encore et encore. Il est important de consommer local! Évitez d’acheter des produits cultivés loin de chez vous et suremballés. Pourquoi? Car des fraises achetées en hiver nécessitent 25 fois plus de pétrole (transports) que celles de saisons produites localement.

Chez LIFE, lors des distributions alimentaires, nous portons une attention particulière à ce que tous les aliments soient achetés localement, c’est-à-dire dans le pays de distribution. De cette façon, vous soutenez également les producteurs de votre région!

Colis alimentaires avec des produits locaux - association life ong
Distribution de colis alimentaires au Sénégal contenant uniquement des produits locaux

2. Bannir le plastique

Le plastique, ce n’est pas chic! Premier pollueur des océans, le plastique représente un flux entrant de 8 millions de déchets chaque année. La production mondiale de plastique a connu une croissance exponentielle, passant de 2,3 millions de tonnes en 1950 à 448 millions en 2015. Or, les estimations de la durée du vie du plastique vont de 450 ans à l’infini.

Que faire pour lutter contre cela ? Evitez au maximum l’utilisation de plastique, que ce soit dans la cuisine ou dans la salle de bain. Pour faire vos courses, privilégiez des sacs réutilisables.

Sacs réutilisables, écologiques _ association life ong
Sacs réutilisables contenant des kits scolaires offert par LIFE aux enfants.

3. Adopter le shampooing solide

On le voit dans les médias, de plus en plus de familles tentent d’adopter une démarche zéro déchet. Et comme énoncé dans le point précédent, l’une des premières pièces où il est possible de faire des efforts, c’est la salle de bain!

En effet, il est possible de sentir bon, tout en ne produisant aucun déchet. Partout, il existe désormais des boutiques offrant des cosmétiques écologiques. Adieu les liquides, bonjour les solides! Le savon, le shampooing ou encore le dentifrice peuvent en un claquement de doigts être remplacés… et en plus, c’est meilleur pour la peau!

shampooing solide, geste écologique

4. Utiliser une gourde

Vous le savez, chez LIFE, l’un de nos combats principaux est l’accès à l’eau potable. C’est pourquoi nous construisons des puits pour les habitants vivant dans des villages démunis d’eau, en Afrique et en Asie.

Mais en Europe, nous avons (pour la plupart) la chance d’avoir de l’eau potable qui coule à flots dans notre maison. Un geste simple pour la planète : ne plus acheter de l’eau dans des bouteilles en plastique. Préférez une gourde et, au besoin, ajoutez un filtre à votre robinet. On évite le gaspillage, la pollution… et on économise!

Un village au Togo a bénéficié d'eau potable - association life ong

5. Privilégier la seconde main

Acheter du nouveau, c’est attrayant…mais cela pollue! En effet, en évitant de consommer neuf, vous réduisez la production à la source mais aussi les besoins en énergie. Conséquences? Une diminution de l’utilisation des matières premières, moins de gaspillage des ressources et moins de pollution par les usines.

Et si vous deveniez un éco-consommateur responsable? Vous pouvez acheter des produits d’occasion dans les boutiques de seconde main, vendre vos vêtements ou objets déjà utilisés ou même en faire don. Et en plus, cela vous fera de belles économies!

6. Faire du compost

En plus d’être un éco-consommateur responsable, vous pouvez aussi devenir un éco-jardinier! Comment? En créant votre propre compost, cette terre brune résidu de la décomposition des déchets qui permet d’améliorer la qualité des sols et fera des miracles dans votre potager!

Pour créer du compost, rien de plus simple! Dans un bac, vous mélangez les déchets organiques, vous brassez de temps à autres pour l’aérer et enfin, vous veillez à ce que cela reste humide. Cela réduit drastiquement la quantité de déchets produits… Ecologique et, encore une fois, économique!

compost - geste écologique

7. Planter des arbres

Environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année. Or, la déforestation a un impact immense dans le changement climatique. En effet, les arbres contiennent du CO2 durant toute leur vie. En les détruisant, on réduit donc la capacité de l’écosystème mondial à stocker du CO2. La déforestation peut aussi engendrer l’érosion des sols.

Chez LIFE, nous vous proposons d’agir contre le changement climatique en plantant des arbres dans les pays en voie de développement. Vous plantez en ligne, et nous plantons sur le terrain! Cette action permet de lutter contre la déforestation, tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance.

Des femmes ont bénéficié de plants d'arbres au Mali - association life ong

Pour planter des arbres, c’est ici : https://life-ong.org/sapousse/

Projet de reforestation d’essences locales et de bambou en Indonésie

PRÉSENTATION DU PROJET

Où ? Sur l’île Célèbes en Indonésie, dans la région de Kulawi, dans le village de Namo.

Quand ? Le projet a débuté en octobre 2019 pour une durée de 6 mois.

Quoi ? Un projet ambitieux de reforestation et de renforcement de capacités.

Pourquoi ? La région de Kulawi est régulièrement touchée par des catastrophes naturelles ; les inondations et les glissements de terrain sont fréquents du fait de pluies diluviennes.

Cependant celles-ci n’en sont pas les seules causes. La surexploitation des forêts et des sols par les hommes, ainsi que la présence d’une forêt tropicale humide aggravent ces phénomènes et participent à l’érosion des sols.

Dégâts après des inondations récentes à Namo.

En septembre 2018, la région a été touchée par un séisme puis par un tsunami, ces deux événements ont entraîné le rare phénomène qu’est la liquéfaction des sols. En fait, la montée des eaux rend les sols complètement meubles et entraîne l’enfoncement et l’effondrement des constructions.

Ces catastrophes sont responsables de nombreux décès, de disparitions et de déplacements. Si rien n’est fait face à l’érosion des sols, les catastrophes vont se multiplier.

Phénomène de liquéfaction des sols

Phénomène de liquéfaction des sols

Notre projet de replantation de bambou et d’autres espèces endémiques apporte une réponse à cet enjeu. En plus d’être bénéfique à l’environnement, planter des arbres permet de fixer les sols et de limiter leur érosion. Par ailleurs ce projet est aussi un projet de renforcement de capacités.

Il vise à former les habitants à la plantation et à développer des activités génératrices de revenus pour les populations locales, à partir des espèces plantées et d’autres éléments naturels.

Avec qui ?

LIFE s’est associée à une ONG locale pour créer ce projet. Notre partenaire est intervenu lors des catastrophes de septembre 2018 pour apporter une aide d’urgence. Il connait le terrain et la population.

 De plus, LIFE a déjà travaillé avec cette ONG l’an dernier dans le cadre de distributions alimentaires. Cette fois, c’est un projet de développement que nous lançons avec cette ONG.

LES ACTIVITÉS

Ce projet développe principalement trois activités.

La première activité est la plantation de bambous et d’autres espèces endémiques. Notre partenaire local avec notre soutien a déjà planté plus de 2000 arbres depuis le début du projet. En ce début d’année, il lance sa troisième session de plantation, on vous explique comment ça marche !

La plantation est une activité qui se découpe en plusieurs étapes :

Il s’agit d’abord d’aller trouver les graines ou pousses des espèces que l’on souhaite planter. Ici à Namo, lorsqu’une session de plantation est lancée, une équipe se rend tous les jours dans la jungle trouver des graines, jusqu’à ce que la serre soit remplie.

Trouver des graines n’est pas un travail aisé. Ce jour-là, le groupe a ramené en 2h un cinquantaine de pousses de bambou.

Ensuite, il faut planter les graines ou les pousses dans la serre. Au préalable il faut préparer la la terre, la mélanger à de l’engrais naturel, la mettre dans les sacs plastiques, il faut aussi préparer les graines ou pousses avant de les planter.

Une fois plantées les graines resteront un mois dans la serre et feront l’objet d’un entretien régulier.

Après un mois dans la serre les plantes ont bien poussé mais ne sont pas encore prêtes à être plantées dans la nature, c’est pourquoi elles sont emmenées deux semaines à « l’entrepôt de transition ».

En ce moment, ce sont 8000 plants de 9 espèces différentes qui se trouvent dans l’entrepôt de transition.

Ces deux semaines passées, elles sont prêtes à être plantées ! Les familles peuvent venir les récupérer. Elles doivent alors remplir une fiche de suivi qui permet à notre partenaire local d’avoir les informations suivantes : le nom des personnes qui vont planter, le nombre d’arbres plantés, les espèces d’arbres plantés et la localisation des plantations.

Déjà 27 familles ont planté près de 1800 arbres !  Notre partenaire peut aider les habitants à planter et va lui aussi planter chaque semaine.

Les deux autres activités mises en place dans ce projet sont des activités artisanales : la fabrication d’objets en feuilles de pandan et en rotin, ainsi que la fabrication de mobilier en bambou et en rotin. Ces deux activités ont été lancées début janvier et en sont encore au stade des formations.

Une femme réalise un sac en feuille de pandan.

En effet ces activités demandent un apprentissage. Pour chacune d’entre elles, notre partenaire local a mis en place des sessions de formation. Il travaille en collaboration avec la faculté locale de foresterie pour les formations à la plantation et s’appuie sur les compétences de certains habitants pour les formations à l’artisanat.

Un ancien forme un groupe d’hommes à la fabrication de mobilier en bambou.

LES BÉNÉFICIAIRES

Le village de Namo est divisé en 4 hameaux. L’objectif de ce projet est de former et d’autonomiser, dans chaque hameau, 60 familles à la plantation ainsi qu’à l’artisanat à partir de feuilles de pandan, de rotin et de bambou.

Aujourd’hui ce sont 115 familles sur l’ensemble du village qui sont capables de planter du bambou et d’autres espèces endémiques ! Certains habitants ont appris à créer des matelas, des sacs et des toits en feuilles de pandan. D’autres savent désormais fabriquer du mobilier, des tables et des chaises en bambou et en rotin.

Les activités s’organisent par groupe. Le groupe est autonome et porte pleinement le projet. Lors de réunion de groupe, notre partenaire local est simplement facilitateur des discussions.

LA SUITE DU PROJET

Les formations à l’artisanat sont encore en cours. Des nouvelles sessions de formation à la plantation commenceront en février. En effet, l’objectif de ce projet est que ces formations bénéficient à 240 familles.

Les familles qui ont déjà suivi les différentes formations à la plantation ou à l’artisanat peuvent transmettre leurs connaissances aux autres habitants du village.

A terme l’objectif est de pouvoir vendre les objets fabriqués à Namo, jusque Palu notamment. Pour cela, l’ONG locale est en train de développer un partenariat avec le gouvernement, afin que celui-ci fasse de la publicité de ces produits.

En avril, à la fin du projet, 20000 arbres auront été plantés ! SAPOUSSE à Namo !

LIFE s’engage pour protéger la Mangrove !

LIFE s’engage pour protéger la Mangrove !

Voici quelques nouvelles de notre projet Sapousse en Indonésie sur l’île de Sumatra. Nos deux élèves de Sciences Po Juliette et Clarisse arrivées sur place début Novembre et ont réalisé un petit reportage. Nos actions en Indonésie sont basées principalement sur la reforestation de mangroves. 

Rappelons que la mangrove procure des bénéfices aux populations en termes de sécurité alimentaire et de stockage de carbone. Elle contribue également à la réduction des risques de catastrophes naturelles en lien avec les impacts du changement climatique.

1- La mangrove, un écosystème en danger !

En 25 ans, 20% de la mangrove a disparu (entre 1980 et 2005). Et ça n’est pas réjouissant ! En effet, cette forêt sur pilotis est un excellent stabilisateur des lignes de côte et sa dégradation met en danger la biodiversité et les hommes.

Sans elle, on se prive d’une barrière naturelle face aux vagues et aux courants générés par les cyclones, les tsunamis et la montée des océans. On allonge aussi le temps que l’écosystème met à se remettre de ses blessures. (source : Mangrove Générations)

Le programme Sapousse participe à la replantation de cet écosystème. A ce jour ce sont plus de 30 500 arbres qui ont été plantés sur différents sites notamment à Tanjung sur l’île de Lombok, Pulau Sinacang et Percut  dans la province de Sumatra du Nord. 

protection de la mangrove

2- La protection de la mangrove 

La protection de la mangrove représente un gros travail tant celle-ci est illégalement déforestée. Il est donc nécessaire après la plantation de revenir sur le terrain et d’analyser les évolutions. Il faut noter que la plantation de mangroves n’est pas une chose aisée. Nos équipes font face à un certain nombre de problème dus à plusieurs facteurs tels que :

– Des difficultés climatiques ( tempêtes, sécheresse, inondations, températures élevées)

– Des difficultés liées à la condition des sols (secs, boueux, présence de produits chimiques…). Le lieu de plantation est côtier et donc plus difficile. Le taux de mortalité est supérieur par rapport à une plantation le long d’une rivière ou dans d’anciens bassins d’élevage.

– La destruction des plantations par des animaux domestiques et des insectes.

Tous ces éléments engendrent un nombre considérable de pertes et plusieurs solutions ont été envisagées comme la méthode de plantation collective. Cette technique consiste à planter 3 à 5 plants ensemble pour augmenter les chances de survies d’au moins 1. Le taux de perte a été estimé d’environ 15%. 

Les plantations collectives sont faites de manière intensive durant deux semaines, puis nos équipes effectuent des contrôles réguliers sur chacun des sites. 

la mangrove

3- La pêche intensive, un danger pour la biodiversité

En Indonésie la pêche intensive est généralisée, or elle met en danger la biodiversité ! 

En effet d’importantes activités de pêche sont associées aux mangroves, notamment pour les poissons, les bivalves et les crabes. Des étangs d’eau saumâtre  sont utilisés en Indonésie depuis des centaines d’année pour la crevetticulture. 

Compte tenu de l’importance que revêtent les mangroves pour la pêche, la foresterie, la protection des côtes et la faune sauvage, un certain nombre de zones protégées et de ceintures de mangrove ont été aménagées. (source : Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)  

Ici ce propriétaire de bassin pratique la sylvo-fishery : faire cohabiter différents types de poissons et de crustacés dans la mangrove. Cette technique donne des poissons de meilleure qualité et permet de pratiquer une pêche durable.

la mangrove

4- La mangrove, une économie à part entière 

La mangrove au-delà de ses bienfaits environnementaux est pleine de ressources. Les produits issus de la mangrove permettent de créer des activités génératrices de revenus.

Cet atelier produit et vend des tissus traditionnels indonésiens : technique du batik. Le batik étant une technique d’impression javanaise d’ étoffes pratiquée par les femmes dans plusieurs pays du monde, mais majoritairement en Indonésie.

le batik

La coloration des tissus est réalisée grâce aux feuilles de la mangrove, il faut tremper et faire sécher le tissu à trois reprises pour obtenir une couleur. Il faut donc beaucoup de patience !

batik et tissus

5- Un modèle de développement touristique durable

Des sites d’écotourisme permettent de découvrir la nature tout en étant sensibilisé au respect de l’environnement, c’est le cas de celui de Sicanang. Les touristes viennent se balader et admirer la mangrove sur ces constructions en bois.

D’ailleurs le saviez-vous ? Le financement de 1000 arbres ou plus, vous offre l’opportunité de partir en Eco Tour avec la Team LIFE ! Vous avez l’opportunité de vivre une expérience inoubliable durant ce road trip indonésien en constatant par vous-même les fruits de votre contribution, et de tous les donateurs LIFE !

Au programme : visites des sites de plantations, activités écotouristiques et rencontres des populations locales.

la mangrove

Vous l’avez compris, la mangrove est un véritable écosystème aux multiples bienfaits et sa préservation est capitale. Si vous souhaitez en savoir plus à propos de la mangrove, nous vous invitons à visiter le site de notre partenaire Mangrove Générations où vous retrouvez en détail toutes les informations à son sujet. 


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LIFE plante 14 375 arbres à Madagascar !

LIFE plante 14 375 arbres à Madagascar !

A environ 8500 kilomètres de l’hexagone, et à près de 400 km des côtes d’Afrique de l’est, se trouve Madagascar dite « l’île rouge », surnom lié à la terre rouge des Hauts Plateaux gorgée de latérites. 5ème île du monde en terme de superficie (Près de 580 000 km carrés), une grande diversité bioclimatique la caractérise, son territoire se divisant en de multiples régions climatiques, que l’on pourrait résumer ainsi : une partie sud relativement aride, proche du niveau de la mer et d’un climat subsaharien, les hautes terres centrales au relief compris entre 1000 et 1500m, et un nord plus humide, réparti entre des plaines et un couvert forestier.


Toutes 3 sont soumises à la valse des saisons, celle des pluies (octobre à avril) et la sèche (avril à octobre), qu’on pourrait respectivement surnommer Eté et Hiver. Et la nature malgache reflète cette diversité si spécifique puisque près de 80% de sa faune est endémique au pays, un chiffre que l’on retrouve en terme de flore, certaines espèces remontant à l’époque où le continent africain s’appelait encore le Gondwana.


Malheureusement, ces dernières décennies, c’est plutôt le phénomène de déforestation qui serait appelé à devenir endémique à Madagascar. En mai 2018, le CIRAD, le centre de recherche agronomique français pour le développement, lançait un communiqué de presse où il alertait sur la disparition de 44 % des forêts naturelles en près de 60 ans, un phénomène qui ne faisait que s’amplifier depuis le début des années 2000. Une disparition liée à des techniques agricoles comme la culture sur brulis, à l’exploitation de charbon de bois par les populations malgaches, ou encore l’exploitation de ressources naturelles.

Un des agriculteurs qui plantera vos arbres !

Un des agriculteurs qui plantera vos arbres !

Et son impact va bien au-delà de la perte d’habitation des écosystèmes, puisque les malgaches sont fortement dépendants de leurs forêts. En terme de matériaux pour la vie quotidienne (bois de chauffe, de construction, etc), mais aussi en terme d’alimentation (chasse, arachides, etc), et d’homéopathie puisque les malgaches recourent énormément à la médecine traditionnelle, moins coûteuse et plus intégrée à la culture locale.

Le handicap de cette disparition ne s’arrêterait pas là car les arbres jouent un rôle crucial dans la stabilisation des sols, et la présence de sources d’eau proches de la surface. Leur disparition engendrent souvent des effondrements de sols appelés Lavakas, particulièrement répandus dans les hautes terres centrales, mais également des difficultés à cultiver, voir la stérilisation d’hectares entiers. Supprimer ces forêts, c’est créer un bouleversement majeur et irréversible de la totalité de cet écosystème unique au monde.

En pleine discussion avec les partenaires locaux !

Face à une telle urgence environnementale, le gouvernement malgache a lancé, en décembre 2018, une campagne de reboisement sur toute l’île, impliquant les ministères mais aussi les écoles, les collèges, les lycées, etc. Nombreux sont les particuliers à vouloir agir à leur micro-échelle, dont des acteurs de la vie civile comme les associations et les ONG de toute obédience et de toute nationalité.

C’est dans ce contexte que LIFE a lancé deux projets d’agroforesterie en partenariats avec deux associations malgaches aux histoires différentes mais au but commun : redonner un visage verdoyant à l’île rouge .

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La première est une association existant depuis près de 30 ans, dont le nom « Zoma » signifie Droit Chemin en malgache. Sa première ambition, qui lui sert toujours de boussole, est d’offrir une alternative à des paysans ayant perdu leur terre, qui ne voient que le retour à la terre comme solution.

Cette alternative, c’est d’abord une formation d’un an gratuite dans un centre situé à 150 km au nord de Tananarive, au sein d’une promotion d’une quarantaine d’élèves aux âges variés, souvent entourés de leur famille. Ils y apprennent des techniques agricoles, mais aussi des règles de vie en communauté car l’aventure ne s’arrête pas aux portes du centre.

Une fois la formation achevée, les paysans et leurs familles sont logées dans des villages avec d’autres promotions, et se voient attribuer 5 hectares de terrain qu’ils s’engagent à cultiver. Le tout à la charge de l’association, qui, en contrepartie, établit avec eux un règlement que chacun s’engage à respecter au risque de perdre ces précieuses terres.

L’objectif étant finalement d’émanciper ces paysans des difficultés économiques, afin que les seules contraintes qu’ils aient à affronter soient d’ordre naturel. Et cela fonctionne, puisque après 27 promotions formées, nombreux sont les enfants à avoir suivi des études jusqu’au lycée et parfois jusqu’à la faculté, chose rare dans le monde rural malgache.

Aujourd’hui, avec l’aide de LIFE, les dernières promotions logées dans le même village vont pouvoir stabiliser la colline entourant leur source d’eau, habiller leur village de pares vents et d’arbres fruitiers (7500 au total), et espérer bénéficier des différentes huiles essentielles qu’ils retireront des futures arbres.

La seconde association ne peut se targuer d’une expérience sur plusieurs décennies comme Zoma, mais a pour elle, toute l’énergie, la volonté mais aussi le bagage de ces différents membres. Crée en 2015 par un réseau de connaissances, Ankizy est une petite association de bénévoles qui fonctionne notamment sur le bouche-à-oreille.

Le constat à sa création était simple : d’immenses besoins existent dans notre pays, comment y apporter notre aide ? Cofondée par une sœur et son frère ayant tous deux travaillés pendant une dizaine d’années pour l’ONG « SOS villages d’enfants », elle travaille sur différents sites situés à environ 250 km de Tananarive, dans la région de Bongolava.

Au bout d’une piste accidentée de près de 80 km au cours de laquelle se dévoilent de petits hameaux isolés, se trouve le village des bénéficiaires d’Ankizy. Vivant de la récolte de riz, des arachides, patates douces ou encore de la pisciculture, ces derniers souhaiteraient ressusciter la forêt primaire qui ornaient, il y a encore quelques années, les collines de cette région.

Et c’est à cette réhabilitation que vont s’atteler les 11 familles et leurs 625 plants chacune (soit 6875 plants au total), en guise de pinceau pour repeindre ce paysage, pour un projet qui devrait s’étaler sur 5 mois consécutifs. Les plants sont nombreux mais leur détermination est encore plus grande, il ne reste plus qu’à leur souhaiter bonne chance !


Raphaël, stagiaire Science-Po/LIFE

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