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AÏD AL ADHA EN SOMALIE : Découvrez le ressenti de nos donateurs auditeurs !

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Cette année, LIFE s’engage en SOMALIE !ojoz2674

C’est à l’occasion de la campagne Ramadan 2016 que les équipes de LIFE ont découvert un pays
ravagé par la misère et les conflits armés. Forcées de survivre entassées dans des bidonvilles, de nombreuses familles se retrouvent sans ressources contraintes à dépendre des aides humanitaires qui se font très rares compte tenu de l’instabilité politique de la région.

ojoz2747La Team LIFE ne pouvait ignorer la situation de ces familles et a donc décidé de mener à bien l’opération Aïd Al Adha en Somalie ! Afin de garantir un maximum de transparence, de rigueur et de traçabilité : deux donateurs / auditeurs ont participé au voyage humanitaire ! Jonathan, célèbre artiste réalisateur et photographe, et Idriss, étudiant en économie passionné par l’étude du Coran. C’est avec beaucoup d’émotion et de sincérité qu’ils se sont envolés vers la Somalie pour y vivre une expérience de vie inoubliable !

Une mission sous haute surveillance !img_1791

La mission de Jonathan et Idriss n’était pas si simple : ils devaient se rendre sur leur terrain à leurs frais afin de s’assurer que la mission terrain se déroule sans accroc et surtout que vos dons étaient bien utilisés. Distributions de colis de viande, visites, recueil de témoignages, etc. : nos deux auditeurs ont travaillé dur! Ils ont également assisté à abattage afin de contrôler l’hygiène et la sécurité de cette étape primordiale de l’opération.

www.ojoz.fr

De l’émotion à chaque rencontre…

De distributions en distributions, ils ont été touchés et émus par les sourires et la joie des bénéficiaires lorsqu’ils leurs transmettaient vos dons. Avec beaucoup de dignité et de pudeur les familles nécessiteuses les attendaient à chaque fois avec impatience. S’en suivait le soulagement de recevoir enfin ce magnifique présent de l’Aïd : un colis de viande pour toute la famille ! L’expression de leur visage se passe de tout commentaire…

Des aventures époustouflantes !joid

ojoz3341Au cours de leurs périples à travers Mogadiscio, Idriss & Jo ont également visité les lieux d’abattage ainsi que les réserves de bétails. Sans oublier bien sûr, ce moment exceptionnel à l’orphelinat qui restera gravé dans leur mémoire ! La joie de ces petits orphelins qui déballent leurs cadeaux a ému Idriss aux larmes, qui n’avait rien vu d’aussi beau et touchant pendant son voyage !

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À l’année prochaine, Insha’Allah !

Ce voyage changera à jamais leur vision du monde et nous vous remercions infiniment d’y avoir participé ! Vos dons sont précieux et représentent une Amâna, c’est pourquoi au nom de toute l’équipe de LIFE, nous demandons à Allah – exalté soit-Il – de vous récompenser grandement pour votre générosité !

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La mission AÏD AL ADHA en chiffres :
• 2 391 sacrifices
• ± 41 770 bénéficiaires
• 1 915 Kits Cadeaux !

👉SOMALIE :
2 218 sacrifices
• ± 33 160 bénéficiaires

• 1 713 Kits Cadeaux
• ± 17,5 Tonnes
👉CAMEROUN :
175 sacrifices
• ± 8 610 bénéficiaires

• 740 Kits Cadeaux
• ± 3 Tonnes et 690 kg

Sakaïï, le Carnet de voyage de Yann

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Day #01

Baptême Humanitaire, turbulences et Sydney Govou

Voici mon premier voyage humanitaire au Maroc avec l’opération Sakaïï de Life ! Vous vous dites « heuuuu, humanitaire et Maroc ça ne rime pas ensemble ! » « Maroc c’est le soleil, la plage et la fameuse balade sur la corniche en bord de mer ! » Et bien justement c’est ce que je me disais aussi, alors partons ensemble vérifier tout cela.

Pour cette campagne Life / Sakaïï je suis accompagné d’Ardo l’explorateur (Dora l’exploratrice, Ardo l’explorateur, you got it ?) et nous partons rencontrer l’association Ataa Charity qui prévoit de faire une caravane solidaire dans les régions de Tanamsourine et Aït Abbas. Nous logerons chez eux ce soir, mais avant tout cela direction Charles de Gaules Etoile !

 

Notre avion a du retard, ça commence bien (pourtant c’est pas Royal Air Maroc !), on croise une vieille connaissance de Ligue 1 et finaliste de coupe du monde, Sydney Govou, en partance pour Moscou, une fois arrivé à l’embarquement on fait un petit selfie mais on est deux grands pudiques, on est pas doués pour les selfie. Bon avant tout ça Ardo se faisait contrôler tous les 2 mètres quand moi et ma tête de Breton passions comme dans du beurre. Mais revenons à l’essentiel, ce voyage, son but, sa niya.

Alors, Sakaïï vraiment ou pas ?

Tout d’abord nous espérons pouvoir être une cause bénéfique envers les habitants des régions montagneuses, pouvoir comprendre les conditions de vie de ces gens une fois l’hiver venu et réellement voir par nos propres yeux si effectivement l’hiver au Maghreb, Sakaïï vraiment ou pas. A titre personnel j’espère de ce voyage une revivification spirituelle et une prise de conscience du statut de privilégié dont nous disposons en France. Il est 18h30 maintenant, l’avion traverse une forte zone de turbulence et donc j’écris comme un pied sur mon cahier, alors A+ !

L’hospitalité marocaine c’est pas un fake !

00h35, après être arrivé à bon port, un frère, Hamza membres fondateur d’Ataa Charity, grand gaillard de presque 2 mètres mais gentil comme un nounours est venu nous chercher à l’aéroport Mohammed V. Après une franche accolade nous filons en direction de Casablanca Ville Verte. Arrivés chez lui, nous attend un magnifique repas et 3 autres frères en or, Abderrahmane, Mohammed Amine, et Noredine. Le fils de Hamza nous raconte sa passion pour les dinosaures, Mohammed Amine m’explique que ma vie est en danger au Maroc pour avoir mis des pointillés sur la partie Sahara du Maroc sur le site, tandis qu’AbderRahmane et Ardo se chamaillent en arabe.

Je découvre surtout une association exemplaire, tous sont bénévoles, une élection a lieu tous les 3 ans pour élire un nouveau président, ils comptent plus de 180 membres actifs et sont actuellement à la recherche d’un siège. La soirée passe à toute vitesse, AbderRahmane nous présente le sacré programme de samedi et dimanche, il faut prendre des forces et se reposer.
Bonne nuit.

Day #02

En route pour Tanamsourine et Aït Abbas

Lever 5h du matin, il fait nuit noire à Casablanca, après s’être préparés, nous descendons et trouvons en bas de l’immeuble le bus caravane qui nous mènera vers Tanamsourine dans les montagnes, loin au sud de Casablanca. Nous trouvons plus d’une vingtaine de frères de l’association Ataa Charity qui serons nos guides et nos référents. Abderrahmane, Hamza, Sheikh Sakarya, Abu Bakr (dit Le Clown), Othmane et bien d’autres, tous très unis, proches et animés de la même volonté d’aider leurs prochains. C’est dans une ambiance bon enfant que nous partons, à 6h du matin, pour 7 h de route en direction des grandes et indomptables montagnes de l’Atlas.

Sur le chemin de l'école

Sandwich, quizz et karaoké !

Comme dans une colonie de vacance, la caravane est animée par des chants, des quizz, des ronflements, des quand est ce qu’on arrive, des pauses pipis et des pauses salats. Plus le voyage avance, plus la route se fait rare, les villes cèdent leurs places à des villages et des hameaux, la route se raréfie, la je sens qu’on commence vraiment à rentrer dans la dimension humanitaire de l’opération. Au bout de 4h de voyage, les montagnes il y a peu si lointaines deviennent immenses, les routes de plus en plus cabossées et notre bus ne peut s’aventurer plus loin car il n’est pas prévu pour ce type de route.

Une montée mouvementée

Venus de nul part, deux 4×4 de type pick-ups qu’on dirait tout droit sortis d’un vieil Indiana Jones arrivent dans un fracas de poussière et de bruits de moteur vieillissant. Il y a environ 8-9 places par pickups, soit moins de 20 places chauffeurs compris… Je vous laisse deviner ou atterrissent les frères n’ayant pas de places assises… Sur le toit évidemment avec les bagages et les tendeurs pour bien se caler. De vrais humanitaires tout terrain !

Nous continuons donc notre périple sur une route rocailleuse et sinueuse, on croise le premier bus scolaire à ce moment là, c’est rempli à craquer d’enfants de tout âge, des bras et des têtes s’échappent des fenêtres et nous font des grands sourires. Parfois la falaise en contrebas est vraiment raide, la route étroite, je dis à Ardo que la, « je me sens très proche du Paradis ! » mais le chauffeur semble avoir fait ça toute sa vie, ce qui est certainement le cas d’ailleurs et gère ça finger in the nose. Au bout de 2 heures nous arrivons au village de Tanamsourine, 1ère étape de la caravane humanitaire.

Vivre à Tanamsourine

Petites fées en or de Tanamsourine

Nous sommes accueillis par les villageois locaux avec du thé et un tajine traditionnel qui sent bon le produit du terroir ! Les villageois sont magnifiques d’hospitalité, les paysages merveilleux rappellent la beauté de la création. Le déchargement des aides se fait dans la bonne humeur, lorsque nous interrogeons les villageois ils nous disent bien que le froid est un réel problème chaque année. Les habitations ne sont pas adaptées au froid et à la pluie, il fait moins froid qu’en France, certes, mais l’isolation et l’étanchéité sont inexistantes. Même quand il fait meilleur avec un hiver plus chaud comme cette année, c’est un problème, car le manque de pluie condamne leur agriculture, première source de revenus de ces habitants. Quand on les questionne, les anciens du village nous font une confidence, qui m’a bouleversé, ils aimeraient avoir une mosquée. Je n’avais pas fait attention mais effectivement ils n’ont pas de lieu de culte. ce qui veut également dire pas de Jumu’a, ou alors au prix de longues marches.

Poussière et nuit étoilée

La nuit commence à tomber, nous reprenons la route, les enfants du village nous courent après en chantant et avec de grands sourires, les 4×4 vrombissent, la poussière vole et se confond avec le coucher de soleil offrant une vision magnifique d’ombres enfantines. Toujours avec une facilité déconcertante le pick-up chemine, de nuit, à travers la montagne, direction Aït Abbas que nous finissons par atteindre en fin de soirée. Rebelote là-bas, accueil chaleureux, festin de rois, nous dormons tous dans l’une des maisons du village laissée libre pour nous. La nuit est noire comme jamais, pas une nuage, la lune magnifique. Layla Saïda !

Les anciens de Tanamsourine

Day #03

C’est la fête au village

2ème jour de l’opération Sakaïï au Maroc, village de Aït Abbas, lever 6 h du matin pour Fajr et ce que je peux vous dire c’est que Sakaïï vraiment beaucoup ! Il fait environ 3-4°C, ajouté à cela un vent fort et sec. Beaucoup d’enfants et de femmes sont déjà à l’oeuvre, ramassant du bois, aidant les anciens et les hommes nous aident à décharger. Toujours dans notre volonté de rapporter la situation du terrain, nous interrogeons les habitants. Plus que le froid, c’est l’isolement et les infrastructures qui sont les deux grands problèmes. Les routes sont dangereuses, les hôpitaux et écoles à plusieurs dizaine de kilomètres ce qui engendre de grandes carences dans l’éducation et la santé ce qui inévitablement empêche la région de se développer.

Clowns et jeux de ballons !

Mais assez parlé, place à la fête des enfants ! L’équipe d’Ataa Charity est d’une grande gentillesse et douceur envers les enfants et surtout… ce sont de vrais clowns en puissance ! Au propre comme au figuré, nez rouge, perruque, chapeau toute la panoplie de Bozo est la. Je ne saura dire la joie qui me traverse en voyant ces enfants, habitués à une dure vie de labeur, rire et s’amuser de toutes leurs forces, s’extasier pour des ballons de baudruche et avoir les yeux grands ouverts devant les facéties de AbuBakr le Clown !

P'ti Selfie à Tanamsourine

On a notre p’tit chouchou, Mohammed, qui doit avoir 7 ou 8 ans, il ne parle quasiment pas et est orphelin de père, il nous suit partout et veut toujours être avec nous. Il est dans quasiment toutes nos vidéos et photos. A un moment donné, il a offert un bonbon à Ardo pour lui témoigner son affection, qui ému, lui a dit qu’il le garderait et se souviendrait toute sa vie de ce geste. Quand un orphelin donne un bonbon, c’est quelque chose de fort.

L’éducation, la clé

Je profite de la fête sur la place centrale du village pour rentrer dans l’école. Je découvre un tableau ardoise, des addictions/ soustractions, le verbe être conjugué au présent, des dessins… Les institutrices du village font un travail remarquable, et dans des conditions difficiles puisqu’il n’y y’a qu’une salle de classe pour plus de 200 élèves. Tant de potentiel qui ne pourra éclore si leurs conditions de vie restent les mêmes. En rentrant je clamerai que les kits hivernaux, c’est bien, mais ce n’est pas ce qui fait la différence. Avec naïveté certainement, je dirai haut et fort que nous devons faire des centres de soins, des écoles allant au delà du primaire, des routes etc…

La journée passe extrêmement vite et c’est déjà l’heure de rentrer. Il faut savoir que Ataa Charity, qui sont nos hôtes et référents, travaillent tous bénévolement, demain ils doivent donc tous être à Casablanca pour reprendre leur travail. Ingénieurs, comptables, étudiants, ce sont des vrais Rajouls avec un grand R. Je me sens vraiment tout petit à côté d’eux et je les cite en exemple. Qu’Allah les bénisse.

Ardo & Hamza

Nous reprenons la route, même scène de liesse que la veille, mais pincement au coeur de ne pouvoir rester plus et surtout faire plus. Sur le retour nous chantons Sawfa nb9a Huna. J’ai vu la situation sur place, j’espère pouvoir la rapporter au mieux et pouvoir les aider. Nous rentrons à Casablanca vers 23h, la mission est terminée, nous nous séparons tous et retournons à la vie citadine. Demain nous rentrons en France inchaAllah.

Sakaïï mais j’ai chaud au coeur car je m’endors en repensant aux rires des enfants de l’Atlas.
Pour en savoir plus sur l’opération Sakaïï -> cliquez ici <-

Auteur : Yann
Sujet : Opération Sakaïï au Maroc – du 12 au 15 février 2016