L’eau potable contre le choléra et les vers de guinée

La terre, l’air, l’eau, le feu. Que ferions-nous sans l’un de ces quatre éléments ? Lors de nos missions terrains, il nous arrive souvent d’entendre dans la bouche de nos bénéficiaires que “l’eau, c’est la vie“. Cette phrase, au premier abord banale, est chargée de sens. Que serions-nous sans eau, cet élément vital à notre corps, à notre santé?

Pourtant, dans certaines régions du monde, certains n’y ont jamais eu accès. Dès lors, quand un puits leur est offert, c’est toute leur vie qui se trouve changée du jour au lendemain. Témoignages.

Une eau propre et sans odeur

Nos différentes missions au Cameroun nous ont montré à quel point le manque d’eau potable entraînait des difficultés. Nous nous sommes par exemple rendus dans le village de Bangourain Njiloum, où les habitants ont connu de graves maladies avant la venue du puits.

Ajara, mère de trois enfants, nous confiait ainsi sa joie après l’arrivée du forage “Cette eau propre a changé beaucoup de choses car nous n’avons plus mal au ventre. Quand tu buvais l’ancienne eau, tu attrapais le choléra. Le choléra ne nous dérange plus aujourd’hui.

Le puits a également facilité le travail au champs pour les hommes, qui peuvent désormais prendre l’eau sur leur route au lieu d’envoyer leurs femmes et enfants puiser au loin dans la forêt, se risquant à de nombreux dangers.

 Avec ce point d’eau, on est devenus les meilleurs du village. Nous buvons une bonne eau. Une eau sans odeur, sans maladies dans notre corps. Cela veut dire que vous l’avez bien fait!“, ajoutait Ajara.

“L’eau stagnait, elle était sale”

Bien que la Côte d’Ivoire soit connu pour ses récoltes, nous avons pu constater lors de nos missions que ce pays est confronté à de gros problèmes d’eau, le sol étant parfois très rocheux et difficile à creuser.

Dans le village de Kamarala, Nassiami Fonbe, mère de 13 enfants, n’avait d’autre choix que de puiser au marigot. “Nous avions pour habitude de nous y abreuver. L’eau stagnait, elle était sale. Nous y mettions souvent des feuilles pour stabiliser l’eau. Nous la tamisions ensuite ou nous la faisions bouillir pour extraire les impuretés. C’était sale“.

Par ailleurs, le fait se rendre au marigot comprenait de graves dangers. “Nous souffrions beaucoup. Les vers de guinée nous sortaient des pieds. Tout cela était dû au marigot. Les pieds s’enflaient et ensuite, on devait faire sortir les vers de guinée, ce qui est très douloureux“, précise Nassimi.

Aujourd’hui, l’eau leur est utile dans toutes leurs tâches quotidiennes, tels que la cuisine, la lessive, le nettoyage et bien sûr la consommation personnelle. “Depuis que la nouvelle pompe est arrivée, les maladies ont beaucoup diminué. Nous n’avons plus mal au ventre. Nous n’avons plus de vers de guinée dans les pieds. Tout cela est terminé“.

En quête de l’eau dès 3h du matin

Dans le village de Fadide, situé au Togo, le puits a mis fin à de nombreuses inquiétudes. Gnama Atioyodi, cultivateur et également responsable du puits, nous explique. “On est venus nous donner l’eau car on souffrait. On partait à la rivière pour cherche l’eau. On parcourait une longue distance“.

En effet, dans ce village, les femmes devaient se lever à 3h ou 4h du matin pour partir puiser de l’eau, se risquant dans la nuit noire à des dangers sur la route. “Maintenant qu’on a de l’eau, les femmes ne sortent plus la nuit. On ne part plus dans les rivières car c’est à la pompe que nous puisons. On ne souffre plus“, affirme Gnama.

Aouli Méwilinasso, coiffeuse et maman d’un enfant, est infiniment reconnaissante de ce geste. “Nous remercions tellement la donatrice, car elle nous a sauvé! Sans elle, nous ne pouvions pas vivre, parce que nous avions trop de problèmes de d’eau. Que Dieu vous récompense!“.

 Envie d’offrir de l’eau à un village? C’est ici.

Comment faire de 2021 une année positive ?

Il faut le dire, 2020 a été une année particulièrement difficile pour la plupart des gens. Le COVID19 est venu gâcher la plupart de nos plans, sans que l’on ne s’y attende ou prépare. Du jour au lendemain, nous avons vu que lorsque notre santé est mise en péril, c’est tout le système qui s’en trouve chambouler.

D’abord, les conséquences économiques puisque beaucoup de secteurs ont été fortement impactés. Certains ont vu leurs revenus s’amoindrir, d’autres ont carrément perdu leur travail. Enfin, les confinements et couvre-feu successifs nous ramènent à nous-mêmes et peuvent à long-termes causer des pensées négatives, des dépressions, du stress ou de la solitude.

Malheureusement, nous venons d’entrer dans l’année suivante, et le virus est pour le moment toujours présent malgré les premières vaccinations. Alors comment faire pour ne pas sombrer, aller de l’avant et réussir à faire de 2021 une année positive ? Des membres de l’équipe LIFE vous offrent quelques conseils pour changer son état d’esprit et se sentir bien ! Tour d’horizon.

Voir le bon côté des choses

Pour Nadia, chargée de relation donateurs chez LIFE, il faudrait  “faire de l’épreuve une opportunité“, notamment en se rapprochant les uns des autres, en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations démunies ou encore en en gardant et en maintenant le lien avec nos ainés.

En effet, il est valorisant de se rendre utile et pour cela, elle encourage donc à  “rendre visite aux parents ou à une personne isolée, lui faire ses courses, lui apporter une compagnie, une chaleur humaine“.

Et il y a ceux qui possèdent peu et qui le donnent en entier.
Ceux-là ont foi en la vie et en la générosité de la vie, et leur coffre ne se vide jamais.” – Khalil Gibran

Enfin, selon Nadia, cette période particulière nous permet de mieux réfléchir aux objectifs de notre existence “Et si nous devions mourir demain touchés par ce virus, quel sens aimerions nous donner à nos vies?”.

Chasser les émotions négatives

Selon Abdellah, responsable du pôle communication et collecte chez LIFE, il faut dans un premier temps “démarrer chaque journée par une pensée ou action positive“. Cela permet de se “libérer du stress quotidien” et d’être ainsi “plus sensible aux autres“ et “moins égocentriques”.

Une autre solution pour y arriver est d’intégrer un “environnement positif“, c’est-à-dire de s’entourer de personnes elles-mêmes “optimistes, positives et solidaires“, car cela influera inconsciemment sur notre comportement.

Son dernier conseil est de “rejoindre une action solidaire” telle qu’une “collecte de dons” par exemple. En effet, le fait de donner ou d’appartenir à un projet dont on sait qu’il procure du bien nous offre généralement une satisfaction, nous aide à se sentir en paix et donc à être heureux..

Véhiculer des ondes positives

Pour Maxime, responsable du service relation donateurs, il est primordial “d’exercer la gratitude“ et de remercier ainsi chaque matin le seigneur ou l’univers “d‘être en bonne santé, d‘avoir de quoi manger, se laver, dormir au chaud et d‘avoir accès à de l’eau potable“, ce qui n’est pas toujours le cas de nos bénéficiaires. C’est pourquoi nous construisons des puits dans les villages en Afrique et en Asie.

« La plus grande découverte de notre génération a été de s’apercevoir qu’un homme peut changer sa vie en modifiant sa façon de penser. » – William James

C‘est également important selon lui de véhiculer des “ondes positives autour de soi“. Il précise que même sur les réseaux sociaux, il est de notre devoir, en tant qu‘ONG de partager un message positif au travers des actions, citations, projets ou encore initiatives et vidéos.

Enfin, pour Zoé,  notre créatrice de contenu digitale, il faut “apprendre à donner sans rien attendre en retour“. Car toute chose a une rétribution. Plus on multiplie nos actes de générosité, en y mettant la bonne intention, plus de belles choses arriveront naturellement à nous. Faites le bien, et le bien viendra à vous!

Plantons ensemble des nouvelles Graines de Vie

De nos jours, et plus particulièrement dans nos sociétés régies par le capitalisme, l’homme a parfois tendance à oublier que sa survie dépend de la nature. C’est elle qui nous donne l’air pour respirer, la nourriture pour manger ou encore les matières premières utiles à notre développement.

En l’observant attentivement, nous pouvons nous rendre compte de sa force, de sa beauté et de sa puissance. Chaque élément de la nature a une place précise et un rôle à jouer dans le cycle de la vie. La biodiversité est donc essentielle pour maintenir notre équilibre sur Terre.

 

 

Ainsi, il est intéressant de constater qu’au contact de l’eau, une graine plantée devient un arbre vivant. Cet arbre donne ensuite naissance à des fruits, ceux-là même permettant aux hommes de se nourrir et de travailler.

Sauver l’humanité grâce à la reforestation

Suite à ces réflexions et avec une envie profonde de préserver cette nature, LIFE a mis en place il y a quelques années le programme Sapousse, visant à planter des arbres et ainsi agir en faveur de la reforestation, tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance.

Dans le cadre de ce programme, différents projets ont été lancés en Indonésie, au Mali ou encore sur l’île de Madagascar. En effet, Madagascar a perdu près de 80% de ses forêts en moins d’un siècle !

 

 

Des familles malgaches désireuses de changer les choses se  sont installées dans les campagnes. Cependant, sans moyens et sans accompagnement, il leur est difficile d’exploiter les terres qui leur ont été attribuées et de replanter les milliers d’arbres ayant été brûlés ou rasés.

Et si nous semions la vie ?

En raison de cela, Ismail Mounir a décidé de se joindre à LIFE et de se mobiliser pour redonner espoir à ces familles. L’objectif? Parrainer 200 familles au travers du financement de 200 packs agricoles.

En parrainant une famille, vous permettez ainsi à celle-ci d’accéder à l’auto-suffisance et contribuez à la reforestation de Madagascar. Ismail Mounir se lance ainsi, en ce début d’année, un challenge solidaire. Au côté de Tarek, le trésorier de LIFE, il vous explique plus en détails en quoi cela consiste.

 

Dans la mesure où le challenge réussit, ils partiront ensuite en mission sur le terrain pour suivre de plus près le suivi de vos dons.

Et si nous semions ensemble des graines de vie ? Pour parrainer une famille, c’est ici.

 

Une fin d’année solidaire grâce à vous !

Grâce aux dons récoltés de la Zakat, LIFE a pu agir efficacement ces trois derniers mois sur le terrain, en vue d’aider les démunis, les déplacés et réfugiés, les élèves souffrant de malnutrition ou encore les agriculteurs en difficulté financière. Voilà le bilan des opérations.

Une épicerie solidaire et gratuite

 

Premièrement, nous avons décidé d’agir en Grèce, et plus précisément au sein du camp de réfugiés situé sur l’île de Samos. Au total, près de 6000 migrants vivent sur l’île, dans des conditions sanitaires et alimentaires précaires.

C’est pourquoi, nous avons décidé de mettre en place au mois d’octobre une épicerie solidaire et gratuite afin de pouvoir distribuer de la nourriture aux réfugiés et populations locales démunies. Au total, plus de 1300 colis alimentaires ont déjà pu être distribués, dont 560 packs pour des mineurs non accompagnés.

Une double opération alimentaire et de reforestation s’est déroulée fin octobre au Bangladesh. Ainsi, 1600 kilos de nourriture ont été distribués aux nécessiteux et personnes infectées par le COVID 19. Ces colis contenaient du riz, de l’huile et des lentilles.

Par ailleurs, un soutien a été apporté aux agriculteurs en leur fournissant des graines de manguiers. Ceci afin d’encourager les plantations et de les aider dans leur travail.

Impact de la pandémie du COVID 19

 

Fin novembre, c’est à Kibera, au Kenya, que nous nous sommes rendus afin d’aider les familles démunies souffrant des conséquences économiques de la pandémie de COVID 19.

Ces derniers mois, depuis l’apparition du coronavirus, la situation est difficile. Cela a beaucoup affecté la communauté de Kibera. Les gens ont perdu leur moyen de subsistance et n’ont plus le choix de mendier. Ils n’ont plus rien à manger. Je suis très heureuse de ces colis car les sacs de riz pourront nous faire tenir au moins deux mois. Cela va beaucoup nous aider. Tout le monde est très reconnaissant de ces dons“, affirmait Zama, l’une des bénéficiaires.

Au total, 1000 familles ont bénéficié de colis alimentaires contenant du riz, de l’huile, du sucre et de la farine.

Une grande distribution de kits scolaires et de colis alimentaires s’est également tenue à Madagascar au sein de l’école Ambohibato Ambohimanambola, située dans la Région de Analamanga.

Les colis étaient destinés aux familles des élèves, tandis que des compléments alimentaires ont été directement distribué aux élèves souffrant de malnutrition, dû au manque de moyens financiers de leurs parents. Au total, nous avons pu, grâce à vos dons, offrir plus de 1635 colis alimentaires, 79 440 compléments alimentaires ainsi que 1986 kits scolaires.

La faim dans le ventre depuis un mois

En Somalie, nous avons opéré début décembre au sein de plusieurs camps de déplacés situés dans les régions de Benadire et Hiran. Les bénéficiaires étaient des personnes ayant été affectées par des inondations ou des patients de l’hôpital SDO.

Dans un premier temps, des traitements médicaux ont été mis à disposition des patients. Parallèlement, 1425 familles ont bénéficié de colis alimentaires. Celles-ci étaient sans nourriture depuis près d’un mois.

Si vous aussi, vous souhaitez aider les démunis à pouvoir manger à leur faim, n’hésitez pas à vous rendre sur cette page.

MALI : AGIR DANS LES ZONES DE GUERRE

En accentuant ses interventions dans trois domaines principaux que sont l’accès à l’eau potable, l’aide alimentaire et la reforestation, mais aussi sur des domaines annexes comme l’éducation et la formation, l’objectif de LIFE depuis sa création en 2009 est d’arriver à une société beaucoup plus équilibrée et à une meilleure répartition des richesses. Ceci afin de réduire de manière drastique les inégalités et d’arriver à une véritable cohésion sociale.

Dans toute association, il est ainsi primordial d’accorder une attention particulière à ce que l’action humanitaire soit fondée sur des valeurs morales et éthiques. Chez LIFE par exemple, les relations ne sont pas seulement fondées sur les principes de dons et de contre dons, mais nous favorisons une relation d’interdépendance exercée dans la transparence totale. C’est en ce sens que nous privilégions nos actions avec des partenaires locaux.

L’essentiel pour LIFE est de pouvoir évaluer ces jeunes associations qui ont besoin d’accompagnement, et de faire en sorte qu’elles répondent à nos besoins et exigences. Mêmes si celles-ci peuvent rencontres des lacunes du côté administratif, le point fort de ces structures est bien généralement la motivation de ses membres.

Aujourd’hui, nous accueillons dans cette nouvelle rubrique notre partenaire au Mali, Monsieur Dramane ARBY, président de l’ONG ADIL, pour nous faire un point sur la situation du pays et sur l’importance d’agir en zone de guerre, malgré les difficultés du terrain.

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

 Je suis Dramane ARBY, Ingénieur géologue de métier. Cela fait maintenant 35 ans que je suis dans les actions de développement local. J’y ai travaillé en qualité de Superviseur, Chef de Projet ou encore Coordinateur.

J’ai eu le privilège de diriger l’association ADIL-MALI depuis 2012. Une association qui s’est transformée en ONG nationale en mai 2018. Depuis, l’ONG a principalement travaillé avec des partenaires comme LIFE, la MINUSMA et le PNUD (Programme d’appui aux communes vulnérables).

Ces partenariats ont jusque-là évolué dans les domaines suivants : l’hydraulique, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, l’énergie et l’environnement.

 Pouvez-vous revenir sur le contexte actuel  au Mali?

 Le contexte politique au Mali est assez instable. On vit une période de transition politique depuis le coup d’Etat du 18 aout 2020. La junte militaire au pouvoir disait qu’elle avait pour mission de parachever la lutte du peuple malien pour le changement. Mais il y a une vive tension entre cette junte au pouvoir et la classe politique par rapport à la mise en place de l’organe législatif qu’est le Conseil National de Transition.

Le front social est en ébullition. Depuis la mise en place du gouvernement, les grèves ne font que se multiplier. De revendication à revendication, on tend vers un blocage socio-économique. Comme si le COVID19 ne suffisait pas!

Pourquoi au Mali, y a-t-il cette nécessité d’aller dans les zone proches des zones de conflits, de guerres, pour construire certains puits ?

Les zones abandonnées ou léguées en arrière-plan constituent partout des zones à risque de rébellion donc d’instabilité. Si le taux de couverture en eau potable est de 60% en moyenne à l’échelle nationale, au Nord, où la menace terroriste est présente, c’est autour de 50%. D’où le besoin de réalisation de nouveaux points d’eau.

Seulement, les forages de petites et moyennes profondeurs ne peuvent être exécutés que dans des zones particulières c’est-à-dire dans des territoires qui se trouvent non loin des cours d’eau. Dans le désert, une bonne partie du territoire au nord du Mali, le besoin en eau est crucial, mais cela nécessite de creuser à des grandes profondeurs, c’est-à-dire autour de 100 mètres.

C’est pourquoi nous sollicitons de plus en plus souvent la construction de châteaux d’eau, qui permettent de creuser plus profond. Nous en avons déjà réalisé plusieurs avec LIFE.

Quelle est la principale difficulté rencontrée sur le terrain terrain dans votre travail au quotidien ?

Depuis 2012, le Mali connaît une crise sécuritaire, qui s’est étendue sur une grande partie du territoire. Nous, nous agissons dans ces zones d’insécurité, à Mopti et Tombouctou. Nous ciblons les zones où on peut travailler, mais dans nos mouvements, nous ne sommes pas libres. On doit être très prudents pour mener nos activités.

Nos zones d’intervention sont en  grande nécessité d’eau car on est au Sahel. La pluviométrie est faible, les cours d’eau sont menacés et les nappes ne sont pas bien alimentées. Comme les nappes sont très profondes, ce n’est pas facile de pouvoir les atteindre.

Parfois, on va dans une communauté où les besoins en eau sont immenses mais malheureusement, nous ne pouvons pas faire le forage. C’est alors vraiment le désespoir. Pour nous, mais encore plus pour la communauté qui ne comprend pas. Ces difficultés peuvent amener quelques problèmes sur le terrain avec les populations.

Vous avez fait de nombreux forages avec LIFE. Quel évènement vous a le plus marqué?

Un jour, on est venus dans une zone. On leur a dit qu’on était prêt à faire un forage. Mais il fallait une source d’eau à proximité pour pouvoir alimenter la machine et créer le point d’eau. Sauf que là-bas, il n’y en avait nulle part, même pas un marigot. La distance de la source d’eau la plus proche était à 3km.

Ils nous ont demandé des bidons, on leur a fourni. Mais on n’y croyait pas. A notre grande surprise, tout le village, filles et garçons, jeunes et vieux, s’est mobilisé. On est arrivés à huit heures, du matin, et il n’y avait même plus de place. Tous les bidons et jarres étaient remplis d’eau.

“On a tellement besoin d’eau, que même si vous nous dites de déplacer une montagne, on est prêts à le faire pourvu qu’il y ait de l’eau”, dit le chef du village. Avec ça, on a pu vite terminer le point d’eau. Pour vous dire que parfois, on voit une détermination immense tellement que ça leur tient à coeur.

Quelle est la réaction des populations bénéficiaires après la venue d’un point d’eau ?

Quand ils reçoivent un point d’eau, c’est vraiment la fête au village. On a des images où on voit des danses. D’autres font des cadeaux. Ils nous offrent une chèvre ou un bouc. L’équipe qui a fait le forage, ils veulent les gratifier, tellement ils sont contents. Vraiment, c’est une joie pour eux!

Tu souhaites financer un puits ? Rends-toi ici.

QUEL AVENIR POUR LE CLIMAT?

Comme vous le savez déjà, en plus d’être activement engagée dans la lutte contre le manque d’eau, les famines, les guerres et les catastrophes naturelles dans le monde, LIFE est également une grande alliée de l’environnement.

En effet, nous nous sommes activés à mettre en place un programme de reforestation dans le but de lutter contre la déforestation mais aussi le réchauffement climatique. Et ce jour, nous célébrons la Journée mondiale du Climat !

 

Réchauffement climatique, qu’est-ce que c’est ?

On parle de réchauffement climatique pour désigner l’accroissement des températures qui se passe sur l’ensemble de notre écosystème depuis plus d’un siècle et demi. Cela est le fruit d’une énorme production d’énergie, aux gaz à effet de serre mais aussi à la déforestation. C’est donc une des résultantes des activités de l’homme.

Ce phénomène est la cause de nombreux dégâts environnementaux tels que la fonte des glaciers, la hausse des températures comme cité plus haut, l’érosion des plages, la salinisation des cultures ou encore l’augmentation du niveau de la mer. On assiste ainsi à une multiplication des catastrophes naturelles depuis plusieurs décennies.

Quelles conséquences ?

En 2020 par exemple, il y a eu une série d’incendies en Australie et dans l’Ouest des Etats-Unis (Californie, Arizona, Washington, Oregon) mais aussi des inondations au Népal et des invasions de criquets dans plusieurs régions du monde comme l’Afrique de l’Est, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient.

L’intensification de ces catastrophes est le fruit du dérèglement climatique. Selon l’ONU, une augmentation des températures allant de 3 à 5 degrés (Celsius) pourrait se produire d’ici la fin du siècle si les activités anthropiques ne changent pas.

LIFE au cœur de l’environnement

La Journée mondiale du Climat est une journée spéciale pour nous. D’autant plus que notre association, c’est plus de dix ans d’expérience et d’actions environnementales réalisées dans 25 pays au total !

Chez LIFE, nous sommes plus que jamais conscients de la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique. C’est dans ce sens qu’intervient d’ailleurs le programme Sapousse dont l’un des objectifs est de planter des arbres afin de participer à un rééquilibrage concernant notre planète.

Ces bouquets d’arbres sont aussi un moyen de subsistance pour les populations bénéficiaires, d’où l’appellation « arbre économique ». Ce mois-ci, 2469 arbres économiques ont été plantés avec LIFE. Ainsi, nous vous invitons à nous rejoindre dans notre engagement à préserver l’environnement en posant plusieurs actions.

Vous pouvez faire un don afin d’aider au reboisement car oui, avec Life il est possible de planter des arbres en ligne ! C’est le moment d’agir afin de réduire les dégâts environnementaux causés par nos activités.

Et si on sauvait la planète ?

Cette Journée mondiale du Climat est aussi un rappel de l’urgence climatique globale à laquelle nous faisons face. Par conséquent, il est important et impératif de mener des actions qui contribueront à diriger le monde vers un avenir durable et en faire un lègue aux générations futures. Et si on sauvait la planète en posant des actes éco-responsables ?

Pour planter des arbres, c’est ici.

WATER-SPONSOR : DE BELLES AVANCÉES !

Chez LIFE, il est possible d’aider des milliers de personnes grâce à un don mensuel au travers de notre programme water-sponsor. Ces dons servent à construire de nouveaux puits, des sanitaires, mais également à entretenir et à rénover d’anciens puits.

Parfois, ceux-ci servent aussi à distribuer de l’eau dans des situations d’urgence humanitaire. Aujourd’hui, grâce à vos nombreux dons, nous souhaitions revenir avec vous sur les dernières avancées réalisées grâce au fond water-sponsor.

De meilleures conditions de vie pour les réfugiés

Premièrement, en Grèce, cinq projets de latrines viennent de se terminer dans le camp de réfugiés de Vathy, situé sur l’île de Samos. Plus de 5000 réfugiés vivent au sein de ce camp, qui n’a pourtant une capacité que de 650 personnes.

Avant notre arrivée, seules quelques toilettes chimiques installées en bordure de la jungle étaient présentes. Situées loin des habitations de fortune de la majorité des réfugiés, cela comportait des risques sécuritaires et sanitaires. Ces nouvelles latrines facilitent désormais l’accès sanitaire aux résidents du camp et rendent leurs conditions de vie plus soutenables et saines.

Des nouveaux puits en Afrique

Au Maroc, c’est un puits traditionnel qui a pu être construit grâce à vos dons. Celui-ci a été implanté dans le village de Oulad Merzoug, à 40km de Ouarzazate, situé dans le Haut Atlas. Il s’agit d’une zone agricole et particulièrement aride. Le puits a été installé en bordure de la rivière Dadès, afin d’apporter l’eau à la partie du village située en amont, surtout pour la période de sécheresse.

En Côte d’Ivoire,  un projet de réhabilitation d’une pompe hydraulique a été réalisé dans le village de Gouimpleu, situé dans la région de Tonkpi. À l’origine, ce village contenait deux pompes, mais celles-ci étaient en panne, ce qui entraînait de nombreuses maladies hydriques chez les habitants.

Un comité de gestion a ainsi été mis sur pied afin de veiller à ce que cela ne se reproduise plus avec la nouvelle pompe. D’ici la fin du mois, trois nouveaux puits devraient aussi être implantés dans la commune de Bouake, apportant de l’eau potable pour plus de 2000 bénéficiaires.

De nouveaux sanitaires

En Éthiopie, 9 sanitaires ont été installés dans le camp Geladi, où résident plus de 2500 réfugiés. Le camp ne contenait jusqu’alors que deux toilettes, qui plus est insalubres. Les nouveaux sanitaires ont ainsi été implantés dans divers endroits du camp. Un forage solaire est également en cours de construction.

Enfin, en Indonésie, cinq latrines ont été inaugurées dans la région ouest de Malaka. Par ailleurs, notre partenaire sur place y a installé une rampe pour les personnes à mobilité réduite. Dix latrines supplémentaires sont également en cours de travaux dans la région.

Tu souhaites faire un don mensuel pour aider les populations à accéder à une eau propre et potable ? Visite notre page ici.

JOURNÉE MONDIALE DES TOILETTES

En cette Journée mondiale des Toilettes, nous souhaitions revenir avec vous sur la situation sanitaire vécue dans les pays en en voie développement. En effet, selon la Banque mondiale, près de 2,4 milliards de personnes dans le monde sont privées de systèmes d’assainissement, dont près de la moitié pratique la défécation à l’air libre.

L’ONU, au travers des Objectifs de Développement Durable, souhaite que d’ici dix ans, chaque personne sur Terre ait accès à des services d‘assainissement et d’hygiène adéquats, mettant fin à la pratique de défécation en plein air. Ceci en accordant une attention particulière aux besoins des femmes, des filles et des personnes en situation vulnérable.

Contrer les maladies et l’insécurité

De son côté, LIFE lutte depuis plusieurs années pour offrir aux populations démunies un accès à l’eau mais également pour améliorer la situation sanitaire des villageois. Ainsi, nous avons, en plus des puits d’eau potable, construit des latrines dans de nombreux villages ainsi qu’au sein de camps de réfugiés. Ceci s’inscrit donc dans l’objectif global promu par les Nations Unies.

Sur le terrain, nous avons pu régulièrement pu constater des manquements, les femmes nous confiant faire leurs besoins en brousse, ce qui peut apporter des maladies mais peut également se révéler dangereux en termes de sécurité dans certains pays. C’est pourquoi depuis quelques années, nous avons mis en place des projets de latrines traditionnelles au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie ou encore en Indonésie.

Un projet de Toilettes sèches mobile

 

En 2019, nous avons également lancé  au Mali un projet pilote deToilettes sèches mobiles” avec récupération de la matière, en collaboration avec l’Institut de Coopération Internationale. Comme vous pouvez le voir sur l’image, il s’agit d’une cabine métallique facilement montable et démontable comprenant un caisson composé d’un tiroir de récupération. La simplicité et la mobilité de la cabine permet de le déplacer aisément.

Ces toilettes sèches ont pour simple différence des toilettes usuelles le fait qu’elles n’utilisent pas d’eau pour l’évacuation des excrétas (urine et fèces). Aussi, ces dispositifs permettent le traitement des sous-produits grâce un processus non saturé en eau. Elles garantissent un retour au sol des déchets et leur valorisation agricole.

Ces Toilettes à litière biomaîtrisée sont constituées d’un seau d’environ 15 à 50 litres et recouvert d’une lunette. Après chaque utilisation, une portion de litière carbonée est ajoutée pour absorber les urines et recouvrir les fèces. Lorsque le seau est plein, il est vidé sur une aire de compostage extérieure.

Un moyen de lutter contre l’insécurité alimentaire

Les toilettes ne sont en elles-mêmes qu’un outil de collecte. Aucun système de ventilation n’est nécessaire, les odeurs provenant des matières stockées n’ayant pas le temps d’apparaître entre deux vidanges, si celles-ci sont réalisées à des fréquences raisonnables.

Ce type de projet apporte d’une part une plus-value sociale en contribuant à la réduction des risques de contaminations, à l’assainissement des quartiers et à l’amélioration du cadre de vie. D’autre part, cela permet de lutter contre l’insécurité alimentaire au travers de l’amélioration de la fertilité des sols par la valorisations des excrétas.

https://youtu.be/XP1kePpQMCo

SAPOUSSE : DEUX PROJETS EN COURS À MADAGASCAR

Comme vous le savez, LIFE s’engage pour l’environnement au travers de son programme Sapousse. Nos donateurs financent des arbres en ligne, tandis que nous les plantons sur le terrain. En ce moment, deux projets de reforestation se tiennent à Madagascar grâce à vos dons. On vous explique.

plantations arbres terres arides

Un premier projet d’agroforesterie et afforestation familiale

Premièrement, LIFE s’est engagé depuis 2019 dans un projet  d’agroforesterie et d’afforestation familiale dans les régions de Mahazina et Bogolava, à Madagascar. En effet, dans le cadre du plan gouvernemental d’exode urbain lancé en 2006, des familles malgaches ont bénéficié de terrains variant entre 2 et 5 hectares, situés hors des capitales.

L’objectif annoncé du gouvernement était de faire en sorte que ces bénéficiaires puissent vivre grâce aux cultures. Cependant, les terrains sont éloignés de toute activité économique, en plus d’être situés dans des zones infertiles et arides.

C’est dans ce cadre que LIFE a décidé de lancer un projet, visant à cultiver et planter de multiples essences d’arbres, tout en renforçant les capacités de ces communauté afin qu’elles puissent exploiter au mieux leurs parcelles.

L’objectif est donc de planter des “arbres économiques“, tout en faisant en sorte que les familles puissent atteindre l’autosuffisance financière. Notons que planter des arbres, en plus d’être bénéfique pour l’environnement, permet de fixer le sol et de limiter leur érosion.

association life ong réunion

En ce mois d’octobre, les activités viennent de reprendre. Une réunion s’est ainsi tenue avec les techniciens agricoles en vue de renforcer la collaboration et de planifier la réinscription des nouveaux collaborateurs. Une réunion d’information a ensuite eu lieu avec les 120 nouvelles familles inscrites au prochain projet de reforestation.

Une distribution de foyers de cuisson améliorée s’est également déroulée avec succès. Les avantages de ce type de four est que cela réduit de 50% la consommation de bois de chauffe et améliore la propreté de la zone de cuisson. Les familles passent en effet un temps considérable à chercher du bois de chauffe, car elles doivent parcourir des kilomètres pour en trouver. Désormais, ils passeront moins de temps aux fourneaux.

foyers de cuisson améliorée environnement

Dès lors, LIFE souhaitait que ce temps gagné soit mis à contribution d’un meilleur comportement vis-à-vis de l’environnement. Des instructions strictes leur ont ainsi été données : ne plus faire de feux de brousse ou encore, faire et entretenir les “pare-feu”, arroser les nouvelles plantes ainsi que les débroussailler.

Enfin, une visite des plantations a été réalisée avec les techniciens agricoles,  et une rencontre s’est tenue avec les pépiniéristes en vue d’organiser une formation en pépinière début novembre.

Plus de 10 000 arbres vont être plantés

Le second projet à Madagascar débutera ce mois-ci et se tient pour sa part dans les villages de Tsarahonena et Antakavana, des zones très arides caractérisées par des sols fragiles. L’objectif de ce projet est de créer un site reboisé de 12 hectares au sein duquel seront mis à terre 10 000 plants (arbres fruitiers et forestiers). Ces arbres seront plantés dans des parcelles de reboisement protégées par des pares-feux.

Le second objectif est que, grâce à ces plants, la population puisse générer des revenus à travers la vente de fruits, de légumes et de lait, puisque deux vaches laitières seront mises à disposition des villages. LIFE prévoit également d’acheter deux vélos pour permettre aux villageois d’atteindre les marchés et autres lieux de vente.

réunion association humanitaire life ong

Au total, 36 familles seront formées à la plantation d’arbres et au reboisement.  À termes, ces familles pourront gérer elles-mêmes les semences et arbres fruitiers qui leur sont alloués.

Faire un don pour ces projets, c’est ainsi agir en faveur de la reforestation et lutter contre le réchauffement climatique tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance. C’est ce qu’on appelle l’arbre économique…

Journée mondiale contre la faim : rien de positif à l’horizon

Vous le savez sans doute, chez LIFE, l’un de nos combats principaux est la lutte contre la faim dans le monde. C’est pourquoi, en cette journée mondiale de l’alimentation, nous souhaitions vous alerter sur la faim dans le monde.

Des habitants reçoivent un colis de nourriture - association life ong

Une personne sur 9 souffre de la faim

Selon le dernier rapport annuel de l’ONU, ‘’690 millions de personnes’’ sont actuellement en sous-alimentation. Or, d’ici 2030, ce nombre pourrait atteindre ‘’840 millions’’. Les causes? En premier lieu, les guerres. En effet, des dizaines de rapports pointent le lien tragique entre les conflits et la faim. Et cela va dans les deux sens, puisque le manque de nourriture provoque à son tour de nouveaux conflits.

En deuxième position, on note les catastrophes naturelles et conditions climatiques extrêmes. Lorsqu’une famille perd tout (dont ses récoltes), elle n’a d’autre choix que de fuir et de partir en quête d’un nouveau logement… mais aussi de nourriture!

Les deux continents les plus touchés sont l’Asie et l’Afrique, où l’on retrouve respectivement 381 millions et 250 millions de personnes sous-alimentées. Cependant, on constate en Afrique une croissance bien plus importante qu’en Asie.

Une femme âgée bénéficie d'un colis de nourriture - association life ong

Le COVID19 n’arrange rien!
 

Et la situation risque de s’empirer dans les mois, voir les années, à venir. En effet, le COVID 19 ne tue pas que de par son virus. Les conséquences économiques de cette pandémie risquent d’entraîner des famines, et donc de faire encore davantage de victimes.

D’après les experts de l’ONU, il est estimé en 2020  une hausse de 132 millions de personnes souffrant de la faim sur les prévisions initiales. Ceci en raison de la récession économique et de la fermeture des frontières.

Avec le coronavirus, des distributions d'urgence ont eu lieu pour lutter contre la faim

Comment lutter contre la faim dans le monde?


Chez LIFE, nous avons fait de ce fléau notre principale action. Depuis dix ans, nous organisons des distributions alilmentaires dans les pays en développement et nous ne comptons pas baisser les bras face à la situation actuelle.

En plus de nos grosses opérations de distributions lors des périodes de Ramadan et de l’Aïd, nous menons également des actions d’urgence, quand cela est nécessaire ou que des dons affluent en suffisance.

Ainsi, pendant le confinement, nous avons pu mener des opérations d’urgence au Mali, en Indonésie, au Liban et dans plusieurs autres pays. À travers le programme 1 € = 1 repas, vous nous vous donnons la possibilité d’offrir à manger à ceux qui en ont le plus besoin.

N’hésitons plus ! Rendons ce monde meilleur. Aidons ensemble et accompagnons les populations oubliées de la terre !