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J-9 avant l’Aïd

NO PEN NO GAIN = pas de kits, pas de réussite !

POURQUOI L’OPÉRATION NO PEN NO GAIN ?

« La guerre est le paradis des soldats et l’enfer des enfants. » Marcel Rivier

 Depuis le printemps 2011, la Syrie est ravagée par des conflits armés particulièrement destructeurs, dont les premières victimes sont les femmes et les enfants. Forcées de fuir la violence pour sauver la vie de leurs familles, les populations ont recherché l’asile dans les pays du Proche Orient et d’Europe : soit plus de 10 millions de Syriens déplacés dont 4,5 millions d’entre eux se trouvent dans ces cinq pays : la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et l’Égypte.

life_npng_imagepowereditor3Au Liban, des milliers de familles syriennes s’entassent dans les quartiers urbains ou dans des camps de réfugiés. Le traumatisme de la guerre puis la vie quotidienne au sein de ces camps sont déjà une violente épreuve pour ces enfants. Certains d’entre eux n’ont pas été scolarisés depuis leur arrivée au Liban, il y a cinq ans. D’autres, par manque de moyens, n’ont jamais mis les pieds dans une salle de classe. Cliquez ici pour découvrir la vidéo…

 

LA SOLUTION: NO PEN NO GAIN 

  • Un petit don pour un grand avenir !1

En offrant un kit scolaire, vous facilitez le retour à l’école d’un enfant privé d’éducation depuis son arrivée dans le camp. Ainsi, vous permettez à tous ces jeunes rescapés de reconstruire leur avenir en rejoignant les bancs de l’école.

Munis de ces simples kits, la guerre n’est plus qu’un lointain souvenir, ils se sentent, à nouveau, écoliers. Avec ce « gain » de savoir, ils deviennent les petits ambassadeurs de la paix face à cette grande guerre. C’est avec leurs nouveaux cahiers et leurs nouveaux stylos qu’ils s’écriront un avenir meilleur. Cliquez ici pour participer !

Objectif : 10 000 enfants équipés de kits scolaires grâce à votre générosité.

  •  Pas de kit, pas de réussite !

– Une scolarité assurée pour un plus grand nombre

– Apporter un soutien psychologique aux familles sinistrées

– Permettre aux femmes veuves syriennes de gagner des revenus

  • Notre action :

L’opération NO PEN NO GAIN de LIFE consiste à offrir des kits scolaires aux enfants syriens réfugiés au Liban. Ces kits de la réussite sont composés de fournitures fabriquées et achetées localement, telles que :

2 cahiers d’écriture, 1 ardoise, 1 lot de craies, 2 stylos (1 bleu, 1 rouge), 1 crayon à papier, 1 gomme, 1 taille crayon, 1 règle plate double décimètre, 1 sacoche/cartable en tissus

Faire un don ! 

 

ACTEURS MAJEURS : Les femmes …

19Au cœur de cette opération, de nombreuses femmes syriennes (violentées pour certaines d’entre elles), se retrouvent veuves suite au conflit. C’est pourquoi, LIFE favorise le « Women Empowerment », autrement dit l’autonomisation des femmes, en leur confiant la confection des sacoches qui contiennent les kits. En plus de leur assurer une indépendance financière, cela permet de soutenir l’économie locale. Situé dans la banlieue de Beyrouth, leur atelier leur permet de se reconstruire grâce à des activités génératrices de revenus et ainsi gagner dignement leurs vies. En offrant un kit, vous participez au développement social de ces déplacés, victimes des conflits. En savoir plus …

NOS ENGAGEMENTS

  • ÉDUCATION : Les kits sont attribués à des enfants réfugiés dans les camps libanais
  • ÉCONOMIE LOCALE : Le matériel est fabriqué et acheté sur place à des veuves syriennes
  • TRANSPARENCE : Les kits sont distribués avec le contrôle précis de la distribution individuelle
 No Pen No Gain, pas de kits, pas de réussite !

Apparue pour la première fois au XII siècle et rendue populaire par Benjamin Franklin au XVIIIe siècle, «no pain no gain»  est une expression qui nous vient de la langue anglaise et qui signifie « sans effort il n’y a pas de réussite ». C’est pourquoi, LIFE a choisi d’imager l’effort par le stylo « pen » contenu dans le kit qui mènera les enfants syriens sur la voie de la réussite scolaire« gain ».

En somme, « NO PEN NO GAIN » fait référence au manque de matériel scolaire « no pen » dont la conséquence est l’absence de réussite sans éducation « no gain ».

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► J’OFFRE DES KITS SCOLAIRES : 9,50€ / 28,50€ / 95€ 👉 https://life-ong.org/

OPÉRATION « URGENCE HAITI »

Un constat terrible !

Le 3 octobre 2016 au soir, la pointe sud d’Haïti a été frappée par l’œil de l’ouragan Matthew, l’ouragan le plus violent ayant frappé Haïti ces dix dernières années, avec des vents de 230 km/h en moyenne, et une montée des eaux jusqu’à 3 mètres à certains endroits. L’ouragan Matthew a affecté plus d’un million d’Haïtiens et entraîné l’évacuation de plus de 15 000 personnes

Une large partie de la zone touchée dans le sud du pays reste encore difficilement accessible, et l’ampleur des dégâts laisse présager de besoin humanitaires importants. Paysage de désolation, maisons éventrées, abris les plus précaires envolés, arbres arrachés, villes quasi rayées de la carte et plus de 1000 morts. Malheureusement, ce n’est qu’un bilan provisoire. Les populations sont traumatisées par le passage de l’ouragan Matthew dont le bilan ne fait que s’aggraver de jour en jour. Il ont besoin de votre aide : https://life-ong.org/1e-1repas/

ouragan-matthew-pres-de-900-morts-en-haiti-la-floride-balayee_6La zone la plus touchée …

Le littoral des départements du Sud et de la Grand’Anse ont été le plus touchés. Les dégâts matériels, causés majoritairement par la puissance des vents: maisons envolées ou détruites, plantation arrachés, champs inondés, villes (telle que la ville de Jérémie) détruite à 80% et gravement sinistrées. À cela s’ajoute les rivières en crue, des dégâts très lourds pour l’agriculture et les infrastructures, accès routiers bloqués, réseaux de télécommunication détruits dans tout le département de la Grand’Anse, dans l’ouest du département du Sud et la péninsule sud est dévastée. Aidez-les : https://life-ong.org/1e-1repas/

Les besoins les plus urgents ?image-nl

1. L’eau potable et l’assainissement
2. La nourriture pour les populations réfugiées en masse dans des abris provisoires
3. Kits de soin et hygiene individuelle

Faites un don : https://life-ong.org/1e-1repas/

L’action de LIFE:

LIFE est présent en Haïti depuis 2 ans. Nous réalisons des projets d’accès à l’eau potable notamment la construction de puits en faveur de la communauté musulmane d’Haïti. Avec ses équipes locales pré-positionnées, notre ONG apporte une aide matérielle de première nécessité en eau potable, aide alimentaire et kit hygiène. La priorité pour LIFE est de toucher les populations les plus isolées. Durant les quatre premières semaines, il convient de fournir aux populations les plus touchées, 1000 familles environ dans un premier temps, pour un mois, 3 produits de première nécessité :

EAU POTABLE : 40 litres/ famille/jour soit pour un mois et 1000 familles environ 50 000 €
AIDE ALIMENTAIRE : Kit alimentaire hebdomadaire : 60 € / famille les kits alimentaires contiennent du riz, haricot, sucre, harengs, huile, sel et lait
SOIN ET HYGIÈNE : Kit hygiène familiale : 15 € / famille
Les kits hygiéniques comprennent du dentifrice, du savon à lessive, du savon de toilette, une brosse à dent, du papier hygiénique etc. Soit une aide d’urgence de 150 euros pour un mois et par famille. Pour faire un don : https://life-ong.org/1e-1repas/ 

ouragan-matthew-en-haiti-une-catastrophe-de-grande-ampleurD’autre part, une mission d’évaluation plus poussée dans la zone touchée sera opérationnelle dès vendredi et LIFE ajustera son aide en collaboration avec les autres ONG présentes sur le terrain. Cependant, vu l’ampleur des dégâts sur les maisons dans une des zones les plus pauvres du monde, un programme d’aide à l’habitat sera très vite nécessaire.

Vous pouvez les aider en faisant une don : https://life-ong.org/1e-1repas/

Fayrouz Dans La Peau D’une Camerounaise

Qui dit une femme sur le terrain, dit un autre regard sur le terrain. Par le biais de Fayrouz, c’est un regard plus particulier qui est porté sur les femmes du Cameroun.

25kg de riz sur la tête, pas si facile

Suite à un défi lancé par son frère, Fayrouz a accepté de se mettre dans la peau d’une Camerounaise en portant un sac de riz de 25kg sur la tête. Ce défi plutôt anodin, montre une réalité souvent ignorée. Le temps d’un instant, Fayrouz pèse toute la difficulté de l’acte, qui est le quotidien pénible des femmes camerounaises. Au quotidien, c’est des seaux d’eau et autres charges lourdes qu’elles portent sur leur tête. Et ce, avec une habilité de maître et sans plaintes.

Découvrez le défi de Fayrouz :

Toutefois, ce pénible défi n’a pas empêché Fayrouz de continuer a porté des sacs de riz au cours de sa mission, notamment pour aider au chargement du camion comme le montre les photos prises sur le terrain.

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Une parole donnée aux femmes

Dans cette volonté de se mettre dans la peau de ces femmes admirables, Fayrouz profite de l’opération 1€/1REPAS pour partager des moments agréables avec les femmes du village. Il y a notamment cette photo à l’énergie contagieuse, où l’on voit ces femmes souriantes remercier les donateurs. Ou encore, en leur donnant la parole dans ses vidéos.

Pour conclure avec les mots fraternels

C’est en ce sens, qu’une femme fait part de sa reconnaissance à l’égard des donateurs pour les colis alimentaires reçus à l’occasion de cette mission. En disant que s’il y avait plus de donateurs soucieux des conditions de vie de leurs prochains par-delà les frontières, les orphelins pourraient mieux vivre.

► J’OFFRE DES REPAS : MONTANT LIBRE OU PACK 1€, 30€, 99€ 👉https://life-ong.org/ramadan/

Toamasina – île de Sainte-Marie (Madagascar) : Visite d’un orphelinat

Mission 1€/ FTOR

Décollage pour l’île Sainte-Marie qui compte 25 000 habitants et 10% de musulmans. À l’époque où elle était occupée par les Arabes, elle s’appelait l’île d’Ibrahim.
Visite des puits
IMG_0450Le but de ce voyage est de vérifier les 5 puits lancés par Life il y a 2 mois sur l’île. Ces puits se trouvent dans des endroits où il n’y a pas d’eau potable. Ils ont un réel problème d’eau. L’île est éloignée et il n’y a pas de système d’assainissement de l’eau.
Le premier puits visité est très symbolique, car il se trouve dans la cour d’un orphelinat géré par Oustad Sylver, qui accueille 160 pensionnaires.
C’était une très forte émotion que d’arriver dans cet orphelinat, et de trouver ces enfants en train de lire le coran dans la salle de prière en ce mois du ramadan. Ces enfants bénéficient d’une école élémentaire, et d’une école coranique sur place.
Ensuite, nous sommes allés visiter les 4 autres puits dispersés dans des villages de l’île. Nous avons eu l’occasion de rencontrer des habitants, dont M. Noureddine. Il nous a expliqué qu’ils attendent avec impatience l’arrivée de leur puits. À ce jour, ils sont obligés de parcourir 1km pour chercher de l’eau.

Rupture du jeûne à l’orphelinat

Life a financé un iftar pour l’ensemble des pensionnaires de l’orphelinat + 40 personnes défavorisées qui vivent aux alentours.
Les enfants ont pris place autour de la sofra, et on s’est assis avec eux. On a fait des dou3as tous ensemble au moment de l’adhan, et on a rompu le jeûne avant de faire salat el maghreb.
Après salat el maghreb, on a fait la deuxième mi-temps du iftar. C’était succulent masha’Allah. Pour nous, ce repas était assez simple, mais pour eux c’était un repas de fête. Habituellement, et du fait des moyens minimes qu’ils possèdent, le repas se résume souvent à du riz avec un bouillon.

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On a également eut la joie de vivre un très beau moment de récitation coranique d’une petite perle nommée Zaïtouna.

Bilan de la journée : une grande claque dans notre foi
Quand on voit ces orphelins calmes et qui se contentent de ce qu’ils ont, c’est frappant. Ça nous remet en question, parce qu’en Occident, nous faisons preuve d’ingratitude envers les parents.
Ces orphelins étaient assis par terre, on leur sert à manger de ce qu’il y a, ils n’ont pas de mamans à qui demander de faire un plat en particulier, ou pour les réconforter. C’est une vraie leçon de vie. Qu’on en voit ça soubhana’Allah, on a honte. Qu’Allah nous réforme et qu’il vienne en aide aux orphelins.

Une petite touche positive et mignonne pour vous quitter :

 

Si vous souhaitez continuer à apporter des sourires à ces petits bouts, participer à notre campagne 1€/1 FTOR !

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Retrouver le chemin de l’école…

Redonnez-lui espoir...
Redonnez-lui espoir…

En plus du manque d’affection…

Nombreux sont les orphelins nouveau-nés, même si les raisons de l’abandon des parents sont généralement diverses. Autant certaines causes restent récurrentes et bien connues, tels que le décès du conjoint, les divorces, les remariages, la perte d’un emploi… Autant d’autres tels que le handicap lourd de l’enfant ou les naissances issues de relations adultérines soulèvent des problèmes de société plus graves. Force est de constater que les enfants dit «illégitimes» ou ceux possédant une déficience quelconque sont le plus souvent laissés pour compte, bien qu’ils n’en soient pas responsables. Ces enfants abandonnés se retrouvent sans famille et loin de l’école, sans alternatives. Parmi les moins chanceux d’entre eux, certains enfants en détresse n’ont d’autre choix que d’errer dans les rues, impliquant évidemment tous les risques liées à ce type de vie.

Privés d’école

Dans certains pays du Maghreb, seulement 88% des enfants sont scolarisés bien que l’école soit gratuite et obligatoire, pour tous les enfants de 6 à 15 ans. Néanmoins, certains parents vivant dans la précarité ne peuvent payer les fournitures scolaires et sont souvent contraints d’envoyer leurs enfants travailler, faute de revenus. Se retrouvant parfois chef de famille bien avant l’adolescence certains n’ont pas d’autres choix que de quitter l’école pour subvenir aux besoins d’une famille monoparentale (suite au décès du père).

Un taux d’alphabétisation inquiétant…

Cela explique donc les graves carences dans l’éducation, dues à un déficit flagrant de l’enseignement scolaire : environ un enfant sur deux de plus de 10 ans est analphabète. Le constat est d’autant plus alarmant lorsque qu’on observe le taux d’alphabétisation et de scolarisation des zones reculées: l’écart concerne plus particulièrement les enfants les plus pauvres. D’après le rapport statistiques de l’UNICEF « La Situation des enfants dans le monde 2015 ».

Il est urgent d’agir !

Accompagnez les orphelins du Maghreb sur le chemin de l'école...
Accompagnez les orphelins du Maghreb sur le chemin de l’école…

L’existence de ces derniers est de notoriété publique, malheureusement le manque de structures d’accueil nous presse à nous mobiliser et à agir rapidement. LIFE offre une allocation aux enfants scolarisés afin de les aider à retrouver le chemin de l’école. Le but est également de permettre aux parents d’assurer l’avenir de leurs enfants : grâce à un soutien financier qui facilitera une scolarisation sans interruption. L’objectif est de promouvoir l’éducation et de permettre aux enfants et à leurs familles d’espérer un avenir plus radieux.

Agissez dès maintenant ! Soutenez LIFE et l’éducation des orphelins du Maghreb, faites un don sur https://life-ong.org/life-gifts

Mohammed, le petit géant orphelin…

Une rencontre inoubliable avec Mohammed, dit, le petit géant

Lors de l’opération Sakaïï de LIFE au Maroc, Yann et Ardo se sont rendus dans les montagnes de l’Atlas et plus particulièrement dans les villages de Tanamsourine et Aït Abbas. Lors de cette dernière étape, où ils sont restés un peu moins de 24h, un enfant les a bouleversé…

Dès leur arrivée, dans la nuit du 14 au 15 février, plusieurs enfants du village les ont accueilli. Parmi eux, un jeune garçon de 7 ou 8 ans, plus grand et plus fort que tous les autres enfants de son âge, mais aussi plus calme et plus discret a attiré toute leur attention. Yann et Ardo venaient de rencontrer Mohammed.

Le lendemain matin , très tôt, alors que nos 2 voyageurs commencent leur journée de distribution et d’enquête terrain, le petit géant Mohammed semble s’être pris d’affection pour eux et se mit à les suivre partout, tout le temps, dans toutes leurs activités.

Naturellement un lien spécial se crée entre ces 3 personnages, un lien spécial car Mohammed ne parle pas. Nous n’avons pas de confirmation médical mais notre petit géant semble être déficient mentalement et nous apprenons également qu’il est Orphelin.

Un orphelin à Aït Abbas

Plus précisément Mohammed est orphelin de père, Ardo et Yann tentent d’en savoir plus sur son histoire, qu’est il arrivé au père ? Qui est sa mère et comment s’en sort elle ? Nous n’obtiendrons pas de réponse, nous avons eu l’information tardivement et la journée était déjà bien chargé.

Dans son monde à lui, Mohammed agit simplement. Plus que les mots, ce sont les actes qui parlent. Il a offert un bonbon à un des membre de l’équipe, peu de temps avant notre départ pour lui témoigner son affection. Bonbon qu’il a promis de garder toute sa vie en son souvenir.

Cette autre fois ou Yann explique aux enfants la situation de Moussa, l’humanitaire de Barakacity emprisonné au Bangladesh, et ou Mohammed montra une grande énergie lorsqu’il s’agissait de crier « Freemoussa ».

Mohammed, le porte drapeau des orphelins à Life

Mohammed est l’une des causes qui ont amené LIFE à se mobiliser autour de la cause des Orphelins. Vous pouvez être avec le Prophète (Sallalahu Alayhi Wa Salem), comme les 2 doigts de la main, en soutenant, avec LIFE, les orphelins comme notre petit géant Mohammed et bien d’autres enfants.

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Sakaïï, le Carnet de voyage de Yann

Day #01

Baptême Humanitaire, turbulences et Sydney Govou

Voici mon premier voyage humanitaire au Maroc avec l’opération Sakaïï de Life ! Vous vous dites « heuuuu, humanitaire et Maroc ça ne rime pas ensemble ! » « Maroc c’est le soleil, la plage et la fameuse balade sur la corniche en bord de mer ! » Et bien justement c’est ce que je me disais aussi, alors partons ensemble vérifier tout cela.

Pour cette campagne Life / Sakaïï je suis accompagné d’Ardo l’explorateur (Dora l’exploratrice, Ardo l’explorateur, you got it ?) et nous partons rencontrer l’association Ataa Charity qui prévoit de faire une caravane solidaire dans les régions de Tanamsourine et Aït Abbas. Nous logerons chez eux ce soir, mais avant tout cela direction Charles de Gaules Etoile !

Notre avion a du retard, ça commence bien (pourtant c’est pas Royal Air Maroc !), on croise une vieille connaissance de Ligue 1 et finaliste de coupe du monde, Sydney Govou, en partance pour Moscou, une fois arrivé à l’embarquement on fait un petit selfie mais on est deux grands pudiques, on est pas doués pour les selfie. Mais revenons à l’essentiel, que sont ce voyage et son but.

Alors, Sakaïï vraiment ou pas ?

Tout d’abord nous espérons pouvoir être une cause bénéfique envers les habitants des régions montagneuses, pouvoir comprendre les conditions de vie de ces gens une fois l’hiver venu et réellement voir par nos propres yeux si effectivement l’hiver au Maghreb, Sakaïï vraiment ou pas. Titre personnel j’attends de ce voyage une prise de conscience du statut de privilégié dont nous disposons en France. Il est 18h30 maintenant, l’avion traverse une forte zone de turbulence et donc j’écris comme un pied sur mon cahier, alors A+ !

L’hospitalité marocaine c’est pas un fake !

00h35, après être arrivé à bon port, Hamza, membre fondateur d’Ataa Charity , grand gaillard de presque 2 mètres mais gentil comme un nounours est venu nous chercher à l’aéroport Mohammed V. Après une franche accolade nous filons en direction de Casablanca Ville Verte. Arrivés chez lui, nous attend un magnifique repas et 3 autres bénévoles, Abderrahmane, Mohammed Amine, et Noredine. Le fils de Hamza nous raconte sa passion pour les dinosaures, tandis qu’AbderRahmane et Ardo se chamaillent en arabe.

Je découvre surtout une association exemplaire, tous sont bénévoles, une élection a lieu tous les 3 ans pour élire un nouveau président, ils comptent plus de 180 membres actifs et sont actuellement à la recherche d’un siège. La soirée passe à toute vitesse, AbderRahmane nous présente le sacré programme de samedi et dimanche, il faut prendre des forces et se reposer.
Bonne nuit.

Day #02

En route pour Tanamsourine et Aït Abbas

Lever 5h du matin, il fait nuit noire à Casablanca, après s’être préparés, nous descendons et trouvons en bas de l’immeuble le bus caravane qui nous mènera vers Tanamsourine dans les montagnes, loin au sud de Casablanca. Nous trouvons plus d’une vingtaine de bénévoles de l’association Ataa Charity qui serons nos guides et nos référents. Abderrahmane, Hamza, Sheikh Sakarya, Abu Bakr (dit Le Clown), Othmane et bien d’autres, tous très unis, proches et animés de la même volonté d’aider leurs prochains. C’est dans une ambiance bon enfant que nous partons, à 6h du matin, pour 7 h de route en direction des grandes et indomptables montagnes de l’Atlas.

Sur le chemin de l'école

Sandwich, quizz et karaoké !

Comme dans une colonie de vacance, la caravane est animée par des chants, des quizz, des ronflements, des quand est ce qu’on arrive, des pauses pipis. Plus le voyage avance, plus la route se fait rare, les villes cèdent leurs places à des villages et des hameaux, la route se raréfie, là je sens qu’on commence vraiment à rentrer dans la dimension humanitaire de l’opération. Au bout de 4h de voyage, les montagnes il y a peu si lointaines deviennent immenses, les routes de plus en plus cabossées et notre bus ne peut s’aventurer plus loin car il n’est pas prévu pour ce type de route.

Une montée mouvementée

Venus de nulle part, deux 4×4 de type pick-ups qu’on dirait tout droit sortis d’un vieil Indiana Jones arrivent dans un fracas de poussière et de bruits de moteur vieillissant. Il y a environ 8-9 places par pickups, soit moins de 20 places chauffeurs compris… Je vous laisse deviner où atterrissent ceux qui n’ont pas de places assises… Sur le toit évidemment avec les bagages et les tendeurs pour bien se caler. De vrais humanitaires tout terrain !

Nous continuons donc notre périple sur une route rocailleuse et sinueuse, on croise le premier bus scolaire à ce moment là, c’est rempli à craquer d’enfants de tout âge, des bras et des têtes s’échappent des fenêtres et nous font des grands sourires. Parfois la falaise en contrebas est vraiment raide, la route étroite, je dis à Ardo que la, « je me sens très proche du Paradis ! » mais le chauffeur semble avoir fait ça toute sa vie, ce qui est certainement le cas d’ailleurs et gère ça finger in the nose. Au bout de 2 heures nous arrivons au village de Tanamsourine, 1ère étape de la caravane humanitaire.

Vivre à Tanamsourine

Petites fées en or de Tanamsourine

Nous sommes accueillis par les villageois locaux avec du thé et un tajine traditionnel qui sent bon le produit du terroir ! Les villageois sont magnifiques d’hospitalité, les paysages merveilleux rappellent la beauté de la création. Le déchargement des aides se fait dans la bonne humeur, lorsque nous interrogeons les villageois ils nous disent bien que le froid est un réel problème chaque année. Les habitations ne sont pas adaptées au froid et à la pluie, il fait moins froid qu’en France, certes, mais l’isolation et l’étanchéité sont inexistantes. Même quand il fait meilleur avec un hiver plus chaud comme cette année, c’est un problème, car le manque de pluie condamne leur agriculture, première source de revenus de ces habitants.

Poussière et nuit étoilée

La nuit commence à tomber, nous reprenons la route, les enfants du village nous courent après en chantant et avec de grands sourires, les 4×4 vrombissent, la poussière vole et se confond avec le coucher de soleil offrant une vision magnifique d’ombres enfantines. Toujours avec une facilité déconcertante le pick-up chemine, de nuit, à travers la montagne, direction Aït Abbas que nous finissons par atteindre en fin de soirée. Rebelote là-bas, accueil chaleureux, festin de rois, nous dormons tous dans l’une des maisons du village laissée libre pour nous. La nuit est noire comme jamais, pas un nuage, la lune magnifique. Layla Saïda ! (C’est ainsi qu’on se souhaite bonne nuit, au Maroc !)

Les anciens de Tanamsourine

Day #03

C’est la fête au village

2ème jour de l’opération Sakaïï au Maroc, village de Aït Abbas, lever 6 h du matin et ce que je peux vous dire c’est que Sakaïï vraiment beaucoup ! Il fait environ 3-4°C, ajouté à cela un vent fort et sec. Beaucoup d’enfants et de femmes sont déjà à l’oeuvre, ramassant du bois, aidant les anciens et les hommes nous aident à décharger. Toujours dans notre volonté de rapporter la situation du terrain, nous interrogeons les habitants. Plus que le froid, c’est l’isolement et les infrastructures qui sont les deux grands problèmes. Les routes sont dangereuses, les hôpitaux et écoles à plusieurs dizaine de kilomètres ce qui engendre de grandes carences dans l’éducation et la santé ce qui inévitablement empêche la région de se développer.

Clowns et jeux de ballons !

Mais assez parlé, place à la fête des enfants ! L’équipe d’Ataa Charity est d’une grande gentillesse et douceur envers les enfants et surtout… ce sont de vrais clowns en puissance ! Au propre comme au figuré, nez rouge, perruque, chapeau toute la panoplie de Bozo est là. Je ne saurai dire la joie qui me traverse en voyant ces enfants, habitués à une dure vie de labeur, rire et s’amuser de toutes leurs forces, s’extasier pour des ballons de baudruche et avoir les yeux grands ouverts devant les facéties de AbuBakr le Clown !

P'ti Selfie à Tanamsourine

On a notre p’tit chouchou, Mohammed, qui doit avoir 7 ou 8 ans, il ne parle quasiment pas et est orphelin de père, il nous suit partout et veut toujours être avec nous. Il est dans quasiment toutes nos vidéos et photos. A un moment donné, il a offert un bonbon à Ardo pour lui témoigner son affection, qui ému, lui a dit qu’il le garderait et se souviendrait toute sa vie de ce geste. Quand un orphelin donne un bonbon, c’est quelque chose de fort.

L’éducation, la clé

Je profite de la fête sur la place centrale du village pour rentrer dans l’école. Je découvre un tableau ardoise, des additions/ soustractions, le verbe être conjugué au présent, des dessins… Les institutrices du village font un travail remarquable, et dans des conditions difficiles puisqu’il n’y y’a qu’une salle de classe pour plus de 200 élèves. Tant de potentiel qui ne pourra éclore si leurs conditions de vie restent les mêmes. En rentrant je clamerai que les kits hivernaux, c’est bien, mais ce n’est pas ce qui fait la différence. Avec naïveté certainement, je dirai haut et fort que nous devons faire des centres de soins, des écoles allant au delà du primaire, des routes etc…

La journée passe extrêmement vite et c’est déjà l’heure de rentrer. Il faut savoir que Ataa Charity, qui sont nos hôtes et référents, travaillent tous bénévolement, demain ils doivent donc tous être à Casablanca pour reprendre leur travail. Je me sens vraiment tout petit à côté d’eux et je les cite en exemple.

Ardo & Hamza

Nous reprenons la route, même scène de liesse que la veille, mais pincement au coeur de ne pouvoir rester plus et surtout faire plus. Sur le retour nous chantons tous en chœur. J’ai vu la situation sur place, j’espère pouvoir la rapporter au mieux et pouvoir les aider. Nous rentrons à Casablanca vers 23h, la mission est terminée, nous nous séparons tous et retournons à la vie citadine. Demain nous rentrons en France.

Sakaïï mais j’ai chaud au coeur car je m’endors en repensant aux rires des enfants de l’Atlas.

Auteur : Yann
Sujet : Opération Sakaïï au Maroc – du 12 au 15 février 2016