COMMENT FAIRE CONFIANCE À UNE ONG HUMANITAIRE?

 

À force de scandales, les donateurs se montrent de plus en plus méfiants à l’égard des organisations et associations humanitaires. Aujourd’hui, ils veulent être certains que leurs dons ne soient pas utilisés à mauvais escient.

Mais comment savoir si l’on peut faire confiance à une ONG humanitaire? Tarek, trésorier et l’un des membres fondateur de LIFE, répond aux 6 questions régulièrement posées par nos donateurs.

 1) Comment définirais-tu une bonne organisation humanitaire?

Une bonne ONG, selon moi, est une ONG qui est à l’image et à l’écoute de ses donateurs. Elle doit aussi être à l’écoute du terrain et de ses bénéficiaires, afin  de pouvoir leur apporter des projets qui visent l’empowerment et qui vont donc les aider à évoluer, à sortir d’une situation compliquée. Le travail d’une bonne ONG est donc de faire correspondre les aspirations de ses donateurs avec les besoins des bénéficiaires sur le terrain.

Enfin, une autre qualité est la transparence, notamment  au niveau du fonctionnement. Chez LIFE, nous encourageons par exemple les donateurs, influenceurs et ambassadeurs à rejoindre les missions sur le terrain pour justement rendre compte de la réalité à l’ensemble de nos donateurs. On est l’une des premières organisations dans le paysage humanitaire  français à avoir fait ça.

2) Depuis plusieurs années, les gens se montrent méfiants face aux associations et organisations humanitaires. Pour quelles raisons?

La première, c’est qu’il y a eu des scandales. Il y a eu des ONG où les dons n’ont pas été utilisés correctement. Cela crée une méfiance chez le donateur.

Deuxièmement, il y a un manque de pédagogie dans l’explication de comment fonctionne une ONG. Il est important d’expliquer qu’une ONG a des frais de fonctionnement, des frais opérationnels ou encore des frais de communication. Le donateur peut le comprendre. Mais si tu n’es pas totalement transparent par rapport à ça, les donateurs seront méfiants.

Je pense aussi que quand un donateur fait un don, c’est notamment parce qu’il veut aider les démunis, mais aussi parce qu’il souhaite vivre une expérience. Et cette expérience, tu dois le lui donner à travers un suivi de projet, un calendrier très précis des opérations et une communication fluide. S’il y a un retard ou un soucis sur un projet, il faut lui en expliquer les raisons. Sinon, la confiance sera brisée.

Enfin, il y a les problèmes de mauvaise gestion qui accentuent la méfiance envers les organisations humanitaires.

3. Dès lors, quelles sont les actions que doit mettre en place une ONG pour prouver sa confiance?

Il y a plusieurs choses, notamment au niveau de la relation donateurs. Est-ce que l’on respecte le donateur dans son don? Est-ce qu’il reçoit bien sa confirmation de don? Son reçu fiscal?

Chez LIFE, on prête une grande attention à cela. On a l’habitude de recevoir les donateurs dans nos bureaux ou au téléphone pour leur expliquer comment leur don sera utilisé sur le terrain. On a même des opérations où on fait du tracking GPS, afin que le donateur voit à quel date et à quel endroit son don sera distribué.

Il est important aussi de faire des newsletters régulièrement, avec un bilan des actions du mois précédent accompagné de photos et de témoignages. Il faut aussi pouvoir faire des rapports annuels digestes qui reprennent les actions réalisées par l’ONG, tels que le nombre de millions d’arbres plantés ou de millions de repas distribués.

Enfin, chez LIFE, nous emmenons des bénévoles ou des donateurs sur les missions. Or, quand un donateur voit quelqu’un qui lui ressemble sur le terrain, il s’identifie et ça le rassure. Les influenceurs viennent aussi rendre compte de la réalité du terrain sur les réseaux sociaux. Tous ces éléments aident à renforcer la confiance du donateur en l’organisation.

liban
Samia Orosemane et Daniil Le Russe, deux personnalités françaises, en mission sur le terrain au Liban.

4. Comment construit-on une relation de confiance, sur la durée, avec le donateur?

Premièrement, en ayant un service de relation donateurs qui soit digne des plus grandes marques du monde du luxe, c’est-à-dire avec un chemin où le donateur est pris en charge quand son don est fait. Quand on est au plus près du donateur, on peut lui donner des nouvelles “fraîches” régulièrement.

Il y a aussi beaucoup de physique, à travers l’organisation d’évènements par exemple, ce qui permet de créer une confiance sur la durée, ainsi qu’à travers des opérations où l’on invite le donateur à venir sur le terrain.

Aussi, chez LIFE, on invite le donateur à créer une page de collecte personnalisée pour un puits par exemple, et c’est une manière de le sensibiliser et de faire en sorte qu’il s’approprie lui-même le projet. Il va pouvoir en parler à ses amis et à sa famille pour que les gens complètent cette collecte dont il sera l’ambassadeur.

Enfin, il faut créer du contenu sur les réseaux sociaux, et avoir des photos et vidéos en direct du terrain.

5. Justement, est-ce que toutes ces actions mentionnées dans les réponses précédentes sont mises en place chez LIFE?

Chez LIFE, toutes les choses dont je t’ai parlé sont mises en place. Les donateurs de LIFE insistent beaucoup sur la transparence. Le fait de pouvoir proposer à des bénévoles de venir sur le terrain pendant nos grosses opérations comme le Ramadan est un vrai gage de transparence.

Cette année, cela a été compliqué avec le COVID 19, mais habituellement, ils ont pour mission de rendre compte de la réalité aux donateurs. Ils ouvrent les colis de nourriture, vérifient ce qui est à l’intérieur, vont à la rencontre des bénéficiaires.

Le fait de pouvoir donner les coordonnées GPS de chaque puits, c’est aussi un gage de transparence car la personne peut prendre un billet d’avion et se rendre sur place pour vérifier que son projet existe bel et bien.

Enfin, LIFE, fait valider ses comptes annuels par un commissaire aux comptes qui est assermenté par l’Etat et qui vérifie chaque ligne budgétaire. Il va regarder comment chaque centime collecté a été affecté sur le terrain.

Ils sont ensuite validés par une Assemblée générale composée de membres fondateurs de LIFE, de bénévoles et de donateurs. C’est un vrai gage de transparence par rapport aux dons qui sont fait sur le terrain.

6. Certains critiquent le fait que “lorsque l’on donne aux démunis, il n’y a pas besoin de filmer”. Que répondre à cela?

Ce que j’aimerais leur dire, c’est que la population sur le terrain se sent extrêmement honorée. En fait, ils sont ravis de pouvoir témoigner face caméra et dire merci à ces gens qui sont à l’autre bout de la Terre et qui ont pensé à eux. Cela leur fait chaud au coeur.

Chez LIFE, on a toujours respecté une devise qui est de ne pas montrer la misère humaine. On a toujours montré les personnes d’une façon digne. LIFE refuse de travestir et de grossir les traits en montrant des gens qui pleurent ou qui sont dans des situations de détresse.

On a toujours voulu, par respect pour le bénéficiaire, le montrer dans une position digne, où il accepte de se faire filmer, où il est content et joyeux. C’est pourquoi il y a beaucoup de sourires dans les photos de LIFE. Cela leur fait plaisir car c’est leur manière à eux de témoigner de leur gratitude.

Par ailleurs, ici en France, comment motiver les gens à donner si derrière ils ne voient aucune de nos actions en images? Si tu ne montres pas des frères et des soeurs humains qui te remercient ? Pour les sceptiques, je leur propose de nous suivre sur les réseaux sociaux pour qu’ils se fassent leur propre idée. Peut-être que leur scepticisme disparaîtra alors.

7. Pour conclure, quelles sont les 3 valeurs essentielles à LIFE?

Le développement, l’autonomisation et l’innovation. Le développement car on vient en aide aux nécessiteux et aux personnes vulnérables sur la planète. L’autonomisation parce que l’on essaie de créer des projets innovants qui permettent l’autonomisation des populations sur le terrain.

Ce sont des projets que l’on ne trouve pas forcément partout mais qui sont dans l’innovation, notamment à travers notre programme Sapousse par exemple, de château d’eau ou de puits solaire. On envisage aussi à l’avenir d’aller vers des projets éducatifs pour éduquer les enfants au numérique.

8 questions à Thierry, technicien des puits au grand coeur

Depuis un an et demi, Thierry travaille au sein de LIFE ONG comme coordinateur technique au sein des projets “eau et assainissement“. Son rôle? Accompagner nos partenaires locaux sur le terrain dans la réalisation de leurs puits ou forages.

Si la technique est au coeur de son travail, il n’en oublie pas le plus important : l’humain. Aujourd’hui, il a accepté de répondre aux 8 questions que se posent nos donateurs.

1. Comment prenez-vous connaissance des besoins en eau d’un village en particulier ?

Très peu de bénéficiaires connaissent directement LIFE. Ils formulent généralement leurs besoins liés à l’eau auprès de leurs communes respectives qui sont elles-mêmes en relation directe avec les services hydrologiques ainsi que les régions. Les régions vont ensuite s’adresser aux associations locales qui adresseront leurs demandes aux différentes ONG avec lesquelles elles travaillent.

puits d'eau afrique
Mission au Togo dans laquelle Thierry a pu vérifier le bon fonctionnement des puits.

Il peut également arriver que des partenaires locaux constatent d’eux-mêmes le manque

 d’eau sur le  terrain. Souvent, ils entrent dès lors en contact avec les chefs de village afin de discuter avec eux de la mise en place éventuelle d’un puits d’eau ou forage au sein de leur communauté.

Le partenaire local est donc le maillon le plus important de la chaîne car c’est par lui que passent toutes les requêtes. Il est au plus près des populations bénéficiaires et est donc le plus à même de constater leurs réels besoins.

2. Comment se déroule le processus suite à une demande de puits?

Dès qu’une demande de puits est énoncée, un processus est engagé avec le partenaire local. Un livret de procédure lui est alors envoyé comprenant une fiche diagnostique correspondant à une mission de prospection sur le terrain nommée “mission exploratoire” de laquelle découleront d’autres phases liées aux questions de propriété foncière, au nombre de bénéficiaires, etc…

Suite à l’émission du diagnostic terrain par notre partenaire local, les membres du pôle projet entrent en action pour la lecture et l’étude des différents diagnostics en cours dans cette zone.

Après réception et validation de l’ensemble des documents nécessaires au lancement des ouvrages sollicités, le pôle projets veille au suivi régulier des travaux, au respect des conditions notifiées dans le cahier des charges ainsi qu’au respect des délais établis au préalable jusqu’à la livraison des ouvrages en bonne et due forme.

3. Quel type de relation entretenez-vous avec vos partenaires locaux?

Depuis de nombreuses années, nous travaillons main dans la main avec certains de nos partenaires et nous mettons un point d’honneur à stimuler par ce biais l’économie locale. Avec le temps, une relation de confiance s’établit entre eux et nous. Un partenaire que l’on peut qualifier de fiable est le résultat de nombreuses années de collaboration.

Après, nos exigences en tant qu’ONG ne sont pas toujours représentatives de ce qui se passe réellement sur le terrain. Lorsque l’on débute un nouvel ouvrage, énormément de paramètres entrent en compte. Parfois, un partenaire fiable peut avoir recruté un nouvel exécutant moins compétent que son prédécesseur, et qui prendra peut-être plus de temps à réaliser l’ouvrage.

Nous ne travaillons pas uniquement avec des numéros de références ou de commandes mais nous travaillons avec l’humain. Le côté humain est très important dans ce type de collaboration. Encore une fois, nous ne sommes là que pour les accompagner dans la mise en place de leur projet.

eau puits afrique
Mission au Togo dans laquelle Thierry a pu vérifier le bon fonctionnement des puits.

4. Quelle étape est la plus longue dans la phase de diagnostic?

Il faut différencier l’étape la plus longue et l’étape la plus importante. La plus importante est sans conteste celle de l’exploration car c’est elle qui détermine la viabilité de l’ouvrage. Si l’on se trompe sur celle-ci, tout le reste ne sera qu’une succession d’échecs.

Concernant l’étape la plus longue, il s’agit selon moi de la mise en place du comité de gestion car rappelons que LIFE agit principalement dans un objectif de développement. Nos objectifs sont la sensibilisation et l’accompagnement.

La mise en place d’un comité de gestion fiable et efficace est à l’image de la recherche d’un partenaire local de confiance. Il ne suffit pas de désigner les rôles et responsabilités de chacun. Nous devons nous assurer du réel taux d‘implication des bénéficiaires et nous assurer qu’ils ne se retireront pas du comité de gestion une fois l’ouvrage terminé.

Nous devons aussi vérifier qu’il n’y ait pas de tensions entre les différents villages voisins afin que le puits ne vienne pas accroître celles-ci. On accompagne et on conseille du mieux que l’on peut. Une fois de plus, l’humain entre en compte.

5. Quelles sont les caractéristiques techniques d’un forage et d’un puits creusé ?

Le puits est un ouvrage généralement creusé par des puisatiers à l’aide de pelles et pioches, voir par le biais de machines adaptées au creusage. Il est généralement peu profond (une trentaine de mètres maximum) et est reconnaissable par une ouverture relativement large.

Il va généralement être cuvelé avec des buses en ciment pour en maintenir les parois. Il Il est approvisionné par des infiltrations d’eaux de pluie qui se sont accumulées dans le sol en accédant à des zones saturées en eau, les nappes phréatiques. La quantité d’eau en son sein varie en fonction de la pluviométrie.

Le forage est caractérisé par un trou foré d’environ 20 centimètres de diamètre dont les parois sont stabilisées par une longue colonne de  tubes (habituellement en PVC) pouvant atteindre de très grandes profondeurs (parfois plus de 300 mètres) et atteindre ce que l’on appelle les nappes captives. La potabilité y est très sûre.

6. Lequel des deux est le plus avantageux?

villages difficiles d'accès, association life ong
LIFE prête attention à se rendre dans les zones reculées, là où les autres ONG sont absentes.

Le puits creusé  permet également aux populations vivant dans des zones très reculées de disposer d’un accès plus direct à l’eau, là où les machines et plateformes de forage ne passent pas.

Même si la potabilité de l’eau n’y est pas garantie, il reste donc adapté à divers contextes locaux, l’un des objectifs spécifiques de LIFE étant de soutenir des villages dans les endroits où il n’y a aucun point d’accès potable et où d’autres ONG ne se rendent pas nécessairement.  

Le forage est plus rapide mais plus coûteux et nécessite un entretient plus important que le puits traditionnel. Il est également beaucoup moins dangereux lors de la réalisation car les opérations sont est exécutées  depuis la surface alors que le fait de creuser un puits à la main nécessite une présence humaine au fond du trou pour creuser et ces personnes s’exposent aux risques d’effondrement notamment lors des périodes d’intempéries.

L’un n’est pas meilleur que l’autre. Ils répondent tous deux à des besoins différents. Prenons l’exemple d’un village possédant du bétail et nécessitant l’accès à l’eau afin d’y abreuver les bêtes, le puits foré ne  correspondrait absolument pas à la demande car le débit fournit par la pompe serait beaucoup trop faible.

Puits d'eau - afrique
S’ils servent en premier lieu à la population, les puits peuvent aussi servir à abreuver les bêtes.

7. Quelle est la durée de vie moyenne d’un puits?

La réponse à cette question est très aléatoire et dépend totalement du contexte environnemental. Logiquement, tant que le choix des matériaux a été effectué consciencieusement, que la maintenance du puits est assurée, que la population locale est sensibilisée à bien veiller à maintenir la pérennité du puits et qu’il n’y a pas de gros souci écologique majeur, un puits peut durer aussi longtemps que la vie nous le permettra.

Mais il s’agit là d’une situation utopique. Je dirais que la moyenne est d’environ 20 ans. D’où le fait de sensibiliser et d’accompagner les populations bénéficiaires. Cette étape est de loin la plus importante dans un projet de développement.

La population est en joie après l’installation de leur nouveau puits.

8. Comment se déroulent vos audits une fois le puits terminé ?

Une fois de plus, le côté humain est au premier plan. Au delà des retours d’analyses physico-chimiques et bactériologiques, etc… il est très important pour nous lors de l’audit de prendre le temps d’échanger avec la population locale.

Il m’est arrivé notamment au Mali d’être amené à questionner les femmes du village, généralement les principales utilisatrices des puits, afin de savoir si l’eau n’a pas un goût spécifique, si elles ne constataient rien d’anormal, etc..

Ce jour-là, juste avant que nous ne partions, une femme vient me voir et m’informe qu’elle a trouvé un petit vers de terre dans une bassine d’eau. Nous avons alors effectué des recherches supplémentaires, puis, après avoir puisé six bassines d’eau, toujours rien !

La septième bassine contenait bien des vers de terre. Elle avait raison, elle l’avait vu ! Cette femme avait remarqué l’apparition de ces vers après les fortes pluies. Il s’agissait d’un léger défaut d’étanchéité du puits dû à une disjonction des buses à l’intérieur du puits.

Tout ceci entre dans l’accompagnement des bénéficiaires. Il ne s’agit donc pas seulement de financer et de faire construire des ouvrage, puis de repartir comme on est venu. Nous essayons de nous projeter et d’investir sur l’avenir.

Si toi aussi, tu souhaites offrir un puits à un village, c’est ici : https://life-ong.org/constuire-puits-afrique-asie/ 

 

 

 

Opération d’urgence sur l’île de Samos (Grèce)

Début avril, entre 7000 et 8000 personnes réfugiées et en demande d’asile sont arrivées sur l’île de Samos, en Grèce. Un camp de migrants pourtant prévu pour 650 personnes. Depuis, ils y vivent dans des conditions de vie indignes. Sans compter la pandémie du coronavirus qui n’a fait qu’empirer leur situation. 

Dans ce cadre, LIFE a financé une opération d’aide alimentaire pour leur venir en aide. Cette opération s’est tenue en pleine crise sanitaire ainsi qu’au moment où une violente rixe a  provoqué un incendie sur l’île, laissant environ 200 personnes sans-abri

LIFE finance un aide alimentaire d'urgence en Grèce.

Au total, 12 700 repas ont malgré tout pu être distribués. Les bénéficiaires étaient des mineurs non accompagnés (325) ainsi que des familles (473) ayant au moins un enfant de moins de quatre ans.

Les réfugiés provenaient de nombreux pays, principalement situés au Moyen-Orient et en Afrique : Syrie, Afghanistan, Palestine, Arabie Saoudite, Irak, Congo, Ghana, Cameroun, Gambie, Togo, Guinée, Somalie, Haïti, Erythrée, Sierra Leone, Burkina Faso. 

Les kits ont été établis en fonction des besoins des personnes ciblées, des possibilités de conservation et des produits disponibles. Ils contenaient des denrées non périssables, des produits complémentaires et quelques boîtes de conserve, particulièrement demandées pour les mineurs. 

Les kits alimentaires en faveur des réfugiés.

Leur situation ne s'est guère améliorée ces derniers mois. On peut notamment noter le taux de surpopulation insoutenable (>1000%), tandis que les réfugiés vivent dans des tentes, au milieu des rats et des déchets.

Par ailleurs, depuis l’accord passé entre l’Union Européenne et la Turquie en 2016, ils ont l’interdiction de gagner le continent, tant que leur demande d’asile n’a pas été traitée. Sauf que l’attente peut durer des mois, voir des années.

​En parallèle de cette aide LIFE a apporté son soutien au projet de cantine Armonia en faveur des réfugiés.

Stop Covid-19 au Burkina Faso

En parallèle de notre grosse opération Ramadan “1euro=1Repas” à travers 11 pays du monde, nous avons également été présents du 9 au 16 mai au Burkina Faso afin d’y mener une action d’urgence “Stop Covid 19” contre les risques de propagation de la maladie.

En effet, le Burkina Faso a été l’un des pays d’Afrique les plus touchés par le virus au début du mois de mars. D’où l’urgence de mener une action de sensibilisation et de distribution de vivres ainsi que de kits d’hygiène.

Après une première action de remise de dons à Ziniarié dans la région du Plateau central le 9 mai, une deuxième action a été mise en place dans les communes de Ouagadougou et de Saaba.

L’identification des bénéficiaires s’est faite main dans la main avec les autorités administratives, religieuses et coutumières. Au total, 200 personnes vulnérables du troisième âge, notamment des femmes, ont pu être identifiées.

Lors de la distribution, le 16 mai, les bénéficiaires ont tout d’abord reçu de quoi renforcer leur système immunitaire au travers d’un colis de vivres comprenant 10kg de riz, 5kg de maïs, 5kg d’haricot, 5kg de pâtes alimentaires, 1L d’huile ainsi qu’un paquet de sucre.

Un kit d’hygiène leur a ensuite également été remis, comprenant deux savons, un masque et du gel hydro-alcoolique. Par ailleurs, une fontaine à eau a été offerte à l’école Sud de Kamsonghin, où se tenait la cérémonie.

"Je suis content de ce que j'ai reçu. Je dis merci à ceux qui sont venus nous soutenir dans cette situation difficile et honteuse. Nous avons fui nos maisons et nos villages du fait de l'insécurité. Mais aujourd'hui nous avec reçu une aide qui va beaucoup nous aider. Encore merci à ceux qui ont pensé à nous. Que Dieu leur rende au centuple", affirmait l'un des bénéficiaires, Oumarou Dicko.

Par la même occasion, l’équipe de LIFE a tenu à sensibiliser l’ensemble des personnes présentes aux gestes barrières à adopter et à la bonne pratique du lavage des mains. S’en est suivie une activité au cours de laquelle les bénéficiaires ont pu mettre en pratique les conseils reçus.

Enfin, une dernière distribution a pu être réalisée au sein de trois marchés situés dans la commune de Saaba. Cette dernière action a permis d’installer 5 fontaines à eau et de distribuer 300 kits d’hygiène.

A ce jour, le pays compte 53 décès, sur un total de 847 cas confirmés. Il figure parmi les pays d’Afrique ayant l’un des taux de létalité les plus élevés (7%), même si la situation semble désormais se stabiliser depuis quelques jours. 

Rappelons que ce pays, frontalier avec le Mali et le Niger, est par ailleurs fragilisé depuis que les premières attaques terroristes ont frappé le pays, en 2015.

Les talibés au temps du coronavirus.

Les talibés, pour ceux qui en découvrent le terme, sont des élèves de l’enseignement coranique au Sénégal. Ils vivent dans des “daaras” ou écoles coraniques sous la tutelle de leur maître. Certains retournent dans leur famille le soir, d’autres y vivent jour et nuit pendant plusieurs années.

Ces derniers sont dès lors bien souvent obligés d’aller mendier entre les heures d’apprentissage, afin notamment de pouvoir trouver de quoi se nourrir. Une pratique qui a connu certaines déviances et fait débat au sein du pays.

Le virus, une double peine

Depuis l'arrivée du COVID19, leur quotidien se complique encore. Pour eux, peu de masques. Pas de gels. Pas d’hygiène. Pas de distanciation sociale non plus. 

Certains “daaras” ont été dans l’obligation de fermer, les enfants étant renvoyés dans leurs familles… pour ceux qui en ont encore une. D’autres “daaras” sont restés ouverts. Les élèves sont alors confinés tous ensemble, avec ou sans le maître coranique, parfois bloqué dans une ville voisine.

Avec le confinement, la plupart des enfants n’ont plus la possibilité de sortir mendier. Dès lors, ils sont confrontés à une grande difficulté : la quête de nourriture. Qui plus est, en pleine période de Ramadan.

Ceux qui dérogent à la règle et sortent malgré tout dans la rue ne sont guère en meilleure posture, puisqu’ils font face à des regards fuyants, plus personne n’osant les approcher, par peur d’attraper la maladie.

De l'espoir dans le malheur

Heureusement, dans certains quartiers, des élans de solidarité ont vu le jour avec par exemple des groupements de femmes qui s’unissent pour leur cuisiner des repas. Quelques ONG, comme nous l’avons fait, apportent leur soutien au travers de distributions alimentaires ou de kits d’hygiène.

En début de Ramadan, LIFE a ainsi distribué au Sénégal des colis alimentaires auprès de 1300 talibés. Une aubaine pour ces enfants qui n’ont qu’un rêve depuis toujours : ne plus être confrontés à la mendicité.

Coronavirus, le paradoxe.

Pour l'instant, le coronavirus ne se répand pas massivement dans les pays en voie de développement. Pourquoi?

La  transmission entre les hommes  se fait par les postillons projetés en toussant ou en éternuant. Il y a aussi la  transmission environnementale lors d'un contact des mains avec des surfaces infectées puis avec la bouche, le nez ou les yeux. 

Il y a donc, dans les chiffres que l'on nous communique, un paradoxe que les semaines qui viennent vont sûrement expliquer.


"Un terrain favorable pour les pays en développement"


L'épidémie présente un bilan plutôt impressionnant:  plus d'un million de cas  vérifiés et près de 80 000 morts en 3 mois. Mais  95% de ce bilan lourd se trouve dans les pays du Nord industrialisés

Les Pays En Développement (PED), se trouvant plus souvent entre les deux tropiques, ne sont pour l'instant que très peu touchés.

Pourtant dans ces pays,  le nombre de la population est plus important, les conditions d'hygiène moins favorables, la densité urbaine très forte, et d'une manière générale, on sue, on tousse, on crache plus. 

Sans parler bien sûr de l'esprit chaleureux des citoyens de ces pays qui induit des contacts physiques très fréquents.

Mais 4 mois après le début de l'épidémie mondiale, ce n'est pas le cas. Alors,  4 hypothèses  se font jour:

-> Hypothèse 1  : Le virus  a pris du retard  dans ces zones mais quand il va s'installer, il va faire un ravage. Mais dans ce cas, si le virus vient vraiment de Wuhan (Chine), pourquoi les PED n'auraient pas été infectés en même temps que l'Europe?

Les chinois sont depuis plus de 20 ans de grands voyageurs et ils sont très nombreux à se déplacer en Asie et en Afrique. 

-> Hypothèse 2  : Les virus (de type Coronavirus) sont  sensibles à la chaleur et ne peuvent pas complètement se développer dans les zones chaudes. Il faudrait que les épidémio-statisticiens nous éclairent là-dessus.

Au Mali, LIFE a distribué des kits d'hygiène pour prévenir le virus.

-> Hypothèse 3  : Les  chiffres que l'on nous communique sont faux  volontairement ou involontairement (manque de moyen de dépistage).

Mais là aussi, vu la violence et la rapidité de la contagion chez nous, cela se verrait dans les sociétés du Sud sans autant avoir de chiffres avérés. 

-> Hypothèse 4    : Les populations des pays du Sud ont développé durant les décennies des résistances immunitaires naturelles plus importantes que les populations du Nord, du fait de la présence de nombreuses maladies virales plus violentes.

Même si les hypothèses liées aux barrières «chaleur» ou «résistances naturelles» sont plausibles et à espérer, les acteurs de la santé des pays concernés et les organisations humanitaires doivent quand même  se préparer à la prévision de l'option 1 .

Vers un avenir radieux ?

Chez LIFE, nous rêvons d'un monde meilleurUn monde où chacun boirait à sa soif, mangerait à sa faim, et prendrait soin de la terre. De cette façon, nous pensons que les conflits s'atténueraient, voir disparaîtraient. Utopique? Peut-être.

Il n'empêche que si nous nous y mettons tous ensemble, ce rêve pourrait un jour se réaliser. Ainsi, depuis 2009, nous avons décidé de nous engager contre ces trois fléaux: le manque d'accès à l'eau, la faim dans le monde et la déforestation.

Les habitants sont heureux d'avoir reçu un puits.

L'eau est le besoin le plus indispensable à l'homme. « Sans eau, il n'y a pas de vie », a-t-on l'habitude d'entendre auprès de nos bénéficiaires. Actuellement, plus de deux milliards de personnes n'ont pas d'accès à l'eau potable dans le monde, et cela tue environ 5 personnes par minute.

C'est pourquoi nous construisons des puits dans des villages déficitaires en matière d'accès à l'eau potable, situés dans les pays en voie de développement en Afrique et en Asie. 

En parallèle, nous assurons un suivi de la situation  sanitaire, nous réalisons de la sensibilisation auprès des habitants et nous intégrons les bénéficiaires aux projets, en formant par exemple des agents de santé.

La petite fille ne peut cacher son sourire en recevant le riz.

Le deuxième besoin élémentaire de l'homme, sans lequel il ne pourrait survivre plus de quelques jours, est la nourriture. Toutes les onze secondes, un enfant de moins de cinq ans meurt de faimCette situation nous attriste.

Pour répondre à cette problématique, nous avons mis en place la campagne «1Euro = 1Repas», qui permet de faire des dons de denrées alimentaires pour les plus démunis. 

À long terme, nous mettons également en œuvre différents projets, tels que la création de maraîchages, ce qui permet d'aider les populations à cultiver leur nourriture, tout en développant leur activité économique.

Enfin, notre terre a besoin d'air. En effet, entre 13 et 15 millions d'hectares de forêt disparaissent chaque année. Notre terre souffre, tout comme les agriculteurs et cultivateurs qui doivent faire face aux conséquences du changement climatique.

Et ce, principalement dans les pays en voie de développement, où les habitants vivent principalement de l'agriculture. Afin de protéger la faune et la flore, nous replantons, grâce à notre campagne Sapousse, des arbres en Indonésie, au Mali et à Madagascar.

Replantation d'arbres à Madagascar.

Sur la durée, nous contribuons également au développement économique des communautés, grâce aux formations en agro-foresterie par exemple.

Comme le relève cet article écrit par Guillaume Manzi,nous proposons pour chacune des problématiques citées ci-dessus des solutions à court et à long-terme. 

Que ce soit au travers de nos projets de lutte contre la faim, d'accès à l'eau ou de reboisement, l'objectif est de pouvoir, en plus de l'aide d'urgence apportée, permettre aux populations de se reconstruire, en faisant en sorte qu'elles deviennent elles-mêmes actrices de leur propre développement

Corona, l’effet papillon pour les Pays en voie de Développement

Depuis deux mois, en Europe, nous sommes saisis par une situation inédite ou chacun essaie de se « re » positionner. Les réseaux de communication sont, comme nos hôpitaux, en surchauffe.

On apprend à travailler différemment. On est bousculé, obligé de sortir un peu de notre zone de confort pour imaginer l’avenir. On doit faire face à un confinement forcé plus ou moins accepté.

Chacun réagit comme il peut, avec intelligence ou pas d’ailleurs (violence conjugale). Comme chacun imagine la sortie de crise avant l’été, on s’organise plutôt dans la bonne humeur et les apéros virtuels fleurissent.

Donc, malgré les drames que beaucoup vivent, on s’en accommode sans trop d’appréhension. Et puis, il y a un autre scénario un peu plus sombre qui titille nos esprits actuellement.

En effet, en Europe, si le virus n’est pas sensible à la saisonnalité et qu’il décide de nous accompagner durant l’été, s’ajoutera aux victimes sanitaires de nombreuses victimes économiques.

Il faudra s’attendre, chez nous, à une augmentation durable de chômage, de la précarité et des tensions sociales.

En Afrique,

L’Afrique, première victime

Si l’ampleur du virus y est moindre pour le moment comparé à l’Europe, l’Afrique ne sera malheureusement pas épargné par la chute des marchés financiers et l’effondrement économique temporaire des nations fortes.

Les économies des Pays en voie de Développement, même si elles ne ramassent injustement que les miettes, dépendent en grande partie de la bonne santé des échanges économiques internationaux et des programmes de coopération liés.

L’arrêt brutal du tourisme mondial et de ses économies dérivées viendra tuer des millions d’emplois directs, indirects et informels.

Le tiers secteur qui alimente une grande partie de la masse salariale de ces pays aura du mal à faire face. L’alourdissement de la dette sera inéluctable pour payer les fonctionnaires et les forces armés afin assurer la stabilité politique et sociale.

Tout cela au moment de la période de soudure dans les pays sahéliens où les produits alimentaires sont très chers sur les marchés. Bref, ça risque de secouer !

Des tensions montent déjà dans certaines capitales. Les organisations humanitaires, privées ou publiques, ne manqueront pas de boulot dans les mois qui viennent, encore faut-il qu’il y ait de l’argent pour cela.

 

Hervé Dubois, Directeur Exécutif

La chaleur d’Afrique sera-t-elle salutaire pour nos amis africains ?

Si l’on en croit les statistiques de l’OMS, au 29 mars, l’Afrique est pour l’instant épargnée par le virus. La maladie a fait 24000 morts dans le monde en 2 mois alors que l’Afrique n’en dénombre «que » 50.

Si ces statistiques sont favorables pour l’instant à ce continent, il faut reconnaître que pour le moment, tous les pays Africains ne disposent pas de l’ensemble des moyens techniques pour faire les analyses représentatives de la réalité.

Cependant, même si les scientifiques sont partagés sur la question, on espère que le virus sera gêné par la chaleur. On l’espère vraiment car le tableau des facteurs favorisant une épidémie est comme d’habitude bien garni dans les pays en voie de développement.

“Un combat bien inégal face au virus”

Hervé Dubois

L’exode rurale, accéléré par le réchauffement climatique et les guerres des dernières années, ont pour résultat une concentration des populations dans les grands centres urbains.

L’organisation sociale, l’esprit d’hospitalité et les traditions favorisent les rapprochements humains et les contacts physiques. Les modes de vie dans le secteur informel et les conditions économiques précaires dégradent l’hygiène individuelle et collective.

Le manque de moyens des systèmes de santé dans ces pays rend le combat bien inégal face au virus. Ce dernier s’attaquant en priorité aux personnes affaiblies, il ne va pas manquer de sujets avec les cohortes interminables de patients atteint de tuberculeuse, paludisme, sida, et autres maladies tropicales.

Des mesures rapides mais efficaces ?

Pour autant, en Afrique, nombreux sont les pays qui ont pris très vite des mesures pour lutter contre l’épidémie. On peut cependant constater quelques difficultés.

L’instauration d’un couvre-feu est, semble-t-il, le plus facile à mettre en place et il est bien visible donc, rassurant pour la population. Le gouvernement affiche ainsi sa volonté d’action et d’autres mesures, telles que la fermeture des lieux de culte ou l’interdiction des événements sont aussi à l’ordre du jour.

Dans les marchés, les contacts physiques sont inévitables.

Mais si le couvre-feu est vite mis en place, l’application des autres mesures est moins facile dans la pratique. On observe une “clandestinité” des événements comme les mariages ou baptêmes.

Et les marchés ? Là-aussi, comment interdire les marchés en Afrique sans mettre tout le monde dans la rue ? Comment vont vivre le paysan et le commerçant ? Le concept de chômage rémunéré ne fait pas partie du secteur informel.

Et comment vont se nourrir les populations sans marché ? Il n’a pas ou peu de supermarché climatisé appliquant les précautions sanitaires recommandées. Il n’y a pas de « Drive » et internet n’est d’aucun secours en la matière…

Espérons donc que la chaleur tue le virus par ce que sans douter de l’ingéniosité de mes amis africains, là, je ne vois pas comment appliquer à la lettre les modèles de prévention occidentaux, c’est-à-dire le « no touch » !

 

Hervé Dubois, Directeur Exécutif

Conseils pour bien vivre son confinement

Cela fait maintenant près de trois mois que le COVID 19 a fait son apparition. Après la Chine, puis l'Europe, il s'étend aujourd'hui mondialement (ou presque). En effet, de nombreux pays d'Asie, d'Afrique et de l'Amérique sont également touchés. Pour la première fois, le monde entier est confronté à une même problématique. Il n'est plus question de nationalité, d'origine ou de couleur de peau. Il n'y a plus de frontières, plus de passeports. 

Heureusement, il en jaillit de la solidarité, de l'entraide. Les médecins et aide-soignants se donnent corps et âmes pour soigner les malades. Les artistes chantent gratuitement en direct sur les réseaux sociaux. Certains s'initient à la couture pour confiseur des masques. D'autres encore mettent en place des mécanismes de solidarité entre voisins (pour les cours par exemple). Partout, les habitants applaudissent en chœur aux fenêtres de leurs balcons. C'est beau.

SOYONS PRUDENTS

Pour notre part, nous tenons de tout cœur  à remercier l'ensemble des personnes  pour ces élans de solidarité. Au vu du nombre de cas reçus dans les hôpitaux, nous avons une pensée particulière pour l'ensemble du corps médical et souhaitons dans un même temps  rappeler les gestes simples à adopter . Ces précautions permettent de réduire le risque de contraction de la maladie et d'en limiter la propagation. Où que vous résidiez, celles-ci vous sont nécessaires: 

  1. Rester chez soi. C'est la première règle pour ceux et celles habitant dans les pays ayant instauré le confinement total. Par ailleurs, peu importe où vous habitez, il est important pour vous de limiter vos déplacements.
  2. Garder une distance physique . Pour ceux qui n'ont pas d'autre choix que de rendre au travail par exemple, il est recommandé que vous restiez à moins de 1 mètre de distance de chaque personne autour de vous.
  3. Se laver les mains au savon. Chez vous, il est préférable de laver les mains au savon, car le gel hydro-alcoolique va, s'il est utilisé trop souvent, dessécher vos mains. Il y a alors un plus haut risque d'infections. En déplacement, le gel hydro-alcoolique est cependant recommandé.
  4. Éviter de se toucher le nez, la bouche. Et ce, même si vous vous lavez les mains régulièrement.
  5. Tousser dans son coude.  En cas de toux, évitez de tousser à l'air libre, afin de prévenir toute propagation d'un virus possible.



SE CONFINER EN SÉRÉNITÉ

Actuellement, la plupart d'entre vous vous êtes retrouvé donc confinés à la maison. Plus les jours passent, et plus le temps peut sembler long. Ne pas Alors quoi  essayer d ' en tirer le Meilleur parti?

FACEBOOK LIFE ONG

L’occasion est parfaite pour développer votre spiritualité, lire ce livre enfoui au fin fond de votre bibliothèque, faire quelques exercices sportifs, ou encore prendre davantage soin de vous et de vos enfants. Sur notre page Facebook, nous continuerons de vous aider en vous partageant des conseils pour se sentir bien, malgré le confinement. 

Sur le terrain,  nous sommes en train d'initier aux actions dans nos principaux pays d'intervention . Nous vous donnons des informations plus exemples d'ici quelques jours sur notre site ainsi que sur les réseaux sociaux. Un mot à tous: courage