8 questions à Thierry, technicien des puits au grand coeur

Depuis un an et demi, Thierry travaille au sein de LIFE ONG comme coordinateur technique au sein des projets “eau et assainissement“. Son rôle? Accompagner nos partenaires locaux sur le terrain dans la réalisation de leurs puits ou forages.

Si la technique est au coeur de son travail, il n’en oublie pas le plus important : l’humain. Aujourd’hui, il a accepté de répondre aux 8 questions que se posent nos donateurs.

1. Comment prenez-vous connaissance des besoins en eau d’un village en particulier ?

Très peu de bénéficiaires connaissent directement LIFE. Ils formulent généralement leurs besoins liés à l’eau auprès de leurs communes respectives qui sont elles-mêmes en relation directe avec les services hydrologiques ainsi que les régions. Les régions vont ensuite s’adresser aux associations locales qui adresseront leurs demandes aux différentes ONG avec lesquelles elles travaillent.

puits d'eau afrique
Mission au Togo dans laquelle Thierry a pu vérifier le bon fonctionnement des puits.

Il peut également arriver que des partenaires locaux constatent d’eux-mêmes le manque

 d’eau sur le  terrain. Souvent, ils entrent dès lors en contact avec les chefs de village afin de discuter avec eux de la mise en place éventuelle d’un puits d’eau ou forage au sein de leur communauté.

Le partenaire local est donc le maillon le plus important de la chaîne car c’est par lui que passent toutes les requêtes. Il est au plus près des populations bénéficiaires et est donc le plus à même de constater leurs réels besoins.

2. Comment se déroule le processus suite à une demande de puits?

Dès qu’une demande de puits est énoncée, un processus est engagé avec le partenaire local. Un livret de procédure lui est alors envoyé comprenant une fiche diagnostique correspondant à une mission de prospection sur le terrain nommée “mission exploratoire” de laquelle découleront d’autres phases liées aux questions de propriété foncière, au nombre de bénéficiaires, etc…

Suite à l’émission du diagnostic terrain par notre partenaire local, les membres du pôle projet entrent en action pour la lecture et l’étude des différents diagnostics en cours dans cette zone.

Après réception et validation de l’ensemble des documents nécessaires au lancement des ouvrages sollicités, le pôle projets veille au suivi régulier des travaux, au respect des conditions notifiées dans le cahier des charges ainsi qu’au respect des délais établis au préalable jusqu’à la livraison des ouvrages en bonne et due forme.

3. Quel type de relation entretenez-vous avec vos partenaires locaux?

Depuis de nombreuses années, nous travaillons main dans la main avec certains de nos partenaires et nous mettons un point d’honneur à stimuler par ce biais l’économie locale. Avec le temps, une relation de confiance s’établit entre eux et nous. Un partenaire que l’on peut qualifier de fiable est le résultat de nombreuses années de collaboration.

Après, nos exigences en tant qu’ONG ne sont pas toujours représentatives de ce qui se passe réellement sur le terrain. Lorsque l’on débute un nouvel ouvrage, énormément de paramètres entrent en compte. Parfois, un partenaire fiable peut avoir recruté un nouvel exécutant moins compétent que son prédécesseur, et qui prendra peut-être plus de temps à réaliser l’ouvrage.

Nous ne travaillons pas uniquement avec des numéros de références ou de commandes mais nous travaillons avec l’humain. Le côté humain est très important dans ce type de collaboration. Encore une fois, nous ne sommes là que pour les accompagner dans la mise en place de leur projet.

eau puits afrique
Mission au Togo dans laquelle Thierry a pu vérifier le bon fonctionnement des puits.

4. Quelle étape est la plus longue dans la phase de diagnostic?

Il faut différencier l’étape la plus longue et l’étape la plus importante. La plus importante est sans conteste celle de l’exploration car c’est elle qui détermine la viabilité de l’ouvrage. Si l’on se trompe sur celle-ci, tout le reste ne sera qu’une succession d’échecs.

Concernant l’étape la plus longue, il s’agit selon moi de la mise en place du comité de gestion car rappelons que LIFE agit principalement dans un objectif de développement. Nos objectifs sont la sensibilisation et l’accompagnement.

La mise en place d’un comité de gestion fiable et efficace est à l’image de la recherche d’un partenaire local de confiance. Il ne suffit pas de désigner les rôles et responsabilités de chacun. Nous devons nous assurer du réel taux d‘implication des bénéficiaires et nous assurer qu’ils ne se retireront pas du comité de gestion une fois l’ouvrage terminé.

Nous devons aussi vérifier qu’il n’y ait pas de tensions entre les différents villages voisins afin que le puits ne vienne pas accroître celles-ci. On accompagne et on conseille du mieux que l’on peut. Une fois de plus, l’humain entre en compte.

5. Quelles sont les caractéristiques techniques d’un forage et d’un puits creusé ?

Le puits est un ouvrage généralement creusé par des puisatiers à l’aide de pelles et pioches, voir par le biais de machines adaptées au creusage. Il est généralement peu profond (une trentaine de mètres maximum) et est reconnaissable par une ouverture relativement large.

Il va généralement être cuvelé avec des buses en ciment pour en maintenir les parois. Il Il est approvisionné par des infiltrations d’eaux de pluie qui se sont accumulées dans le sol en accédant à des zones saturées en eau, les nappes phréatiques. La quantité d’eau en son sein varie en fonction de la pluviométrie.

Le forage est caractérisé par un trou foré d’environ 20 centimètres de diamètre dont les parois sont stabilisées par une longue colonne de  tubes (habituellement en PVC) pouvant atteindre de très grandes profondeurs (parfois plus de 300 mètres) et atteindre ce que l’on appelle les nappes captives. La potabilité y est très sûre.

6. Lequel est deux est le plus avantageux?

villages difficiles d'accès, association life ong
LIFE prête attention à se rendre dans les zones reculées, là où les autres ONG sont absentes.

Le puits creusé  permet également aux populations vivant dans des zones très reculées de disposer d’un accès plus direct à l’eau, là où les machines et plateformes de forage ne passent pas.

Même si la potabilité de l’eau n’y est pas garantie, il reste donc adapté à divers contextes locaux, l’un des objectifs spécifiques de LIFE étant de soutenir des villages dans les endroits où il n’y a aucun point d’accès potable et où d’autres ONG ne se rendent pas nécessairement.  

Le forage est plus rapide mais plus coûteux et nécessite un entretient plus important que le puits traditionnel. Il est également beaucoup moins dangereux lors de la réalisation car les opérations sont est exécutées  depuis la surface alors que le fait de creuser un puits à la main nécessite une présence humaine au fond du trou pour creuser et ces personnes s’exposent aux risques d’effondrement notamment lors des périodes d’intempéries.

L’un n’est pas meilleur que l’autre. Ils répondent tous deux à des besoins différents. Prenons l’exemple d’un village possédant du bétail et nécessitant l’accès à l’eau afin d’y abreuver les bêtes, le puits foré ne  correspondrait absolument pas à la demande car le débit fournit par la pompe serait beaucoup trop faible.

Puits d'eau - afrique
S’ils servent en premier lieu à la population, les puits peuvent aussi servir à abreuver les bêtes.

7. Quelle est la durée de vie moyenne d’un puits?

La réponse à cette question est très aléatoire et dépend totalement du contexte environnemental. Logiquement, tant que le choix des matériaux a été effectué consciencieusement, que la maintenance du puits est assurée, que la population locale est sensibilisée à bien veiller à maintenir la pérennité du puits et qu’il n’y a pas de gros souci écologique majeur, un puits peut durer aussi longtemps que la vie nous le permettra.

Mais il s’agit là d’une situation utopique. Je dirais que la moyenne est d’environ 20 ans. D’où le fait de sensibiliser et d’accompagner les populations bénéficiaires. Cette étape est de loin la plus importante dans un projet de développement.

La population est en joie après l’installation de leur nouveau puits.

8. Comment se déroulent vos audits une fois le puits terminé ?

Une fois de plus, le côté humain est au premier plan. Au delà des retours d’analyses physico-chimiques et bactériologiques, etc… il est très important pour nous lors de l’audit de prendre le temps d’échanger avec la population locale.

Il m’est arrivé notamment au Mali d’être amené à questionner les femmes du village, généralement les principales utilisatrices des puits, afin de savoir si l’eau n’a pas un goût spécifique, si elles ne constataient rien d’anormal, etc..

Ce jour-là, juste avant que nous ne partions, une femme vient me voir et m’informe qu’elle a trouvé un petit vers de terre dans une bassine d’eau. Nous avons alors effectué des recherches supplémentaires, puis, après avoir puisé six bassines d’eau, toujours rien !

La septième bassine contenait bien des vers de terre. Elle avait raison, elle l’avait vu ! Cette femme avait remarqué l’apparition de ces vers après les fortes pluies. Il s’agissait d’un léger défaut d’étanchéité du puits dû à une disjonction des buses à l’intérieur du puits.

Tout ceci entre dans l’accompagnement des bénéficiaires. Il ne s’agit donc pas seulement de financer et de faire construire des ouvrage, puis de repartir comme on est venu. Nous essayons de nous projeter et d’investir sur l’avenir.

Si toi aussi, tu souhaites offrir un puits à un village, c’est ici : https://life-ong.org/constuire-puits-afrique-asie/ 

 

 

 

Opération d’urgence sur l’île de Samos (Grèce)

Début avril, entre 7000 et 8000 personnes réfugiées et en demande d’asile sont arrivées sur l’île de Samos, en Grèce. Un camp de migrants pourtant prévu pour 650 personnes. Depuis, ils y vivent dans des conditions de vie indignes. Sans compter la pandémie du coronavirus qui n’a fait qu’empirer leur situation. 

Dans ce cadre, LIFE a financé une opération d’aide alimentaire pour leur venir en aide. Cette opération s’est tenue en pleine crise sanitaire ainsi qu’au moment où une violente rixe a  provoqué un incendie sur l’île, laissant environ 200 personnes sans-abri

LIFE finance un aide alimentaire d'urgence en Grèce.

Au total, 12 700 repas ont malgré tout pu être distribués. Les bénéficiaires étaient des mineurs non accompagnés (325) ainsi que des familles (473) ayant au moins un enfant de moins de quatre ans.

Les réfugiés provenaient de nombreux pays, principalement situés au Moyen-Orient et en Afrique : Syrie, Afghanistan, Palestine, Arabie Saoudite, Irak, Congo, Ghana, Cameroun, Gambie, Togo, Guinée, Somalie, Haïti, Erythrée, Sierra Leone, Burkina Faso. 

Les kits ont été établis en fonction des besoins des personnes ciblées, des possibilités de conservation et des produits disponibles. Ils contenaient des denrées non périssables, des produits complémentaires et quelques boîtes de conserve, particulièrement demandées pour les mineurs. 

Les kits alimentaires en faveur des réfugiés.

Leur situation ne s'est guère améliorée ces derniers mois. On peut notamment noter le taux de surpopulation insoutenable (>1000%), tandis que les réfugiés vivent dans des tentes, au milieu des rats et des déchets.

Par ailleurs, depuis l’accord passé entre l’Union Européenne et la Turquie en 2016, ils ont l’interdiction de gagner le continent, tant que leur demande d’asile n’a pas été traitée. Sauf que l’attente peut durer des mois, voir des années.

​En parallèle de cette aide LIFE a apporté son soutien au projet de cantine Armonia en faveur des réfugiés.

Stop Covid-19 au Burkina Faso

En parallèle de notre grosse opération Ramadan “1euro=1Repas” à travers 11 pays du monde, nous avons également été présents du 9 au 16 mai au Burkina Faso afin d’y mener une action d’urgence “Stop Covid 19” contre les risques de propagation de la maladie.

En effet, le Burkina Faso a été l’un des pays d’Afrique les plus touchés par le virus au début du mois de mars. D’où l’urgence de mener une action de sensibilisation et de distribution de vivres ainsi que de kits d’hygiène.

Après une première action de remise de dons à Ziniarié dans la région du Plateau central le 9 mai, une deuxième action a été mise en place dans les communes de Ouagadougou et de Saaba.

L’identification des bénéficiaires s’est faite main dans la main avec les autorités administratives, religieuses et coutumières. Au total, 200 personnes vulnérables du troisième âge, notamment des femmes, ont pu être identifiées.

Lors de la distribution, le 16 mai, les bénéficiaires ont tout d’abord reçu de quoi renforcer leur système immunitaire au travers d’un colis de vivres comprenant 10kg de riz, 5kg de maïs, 5kg d’haricot, 5kg de pâtes alimentaires, 1L d’huile ainsi qu’un paquet de sucre.

Un kit d’hygiène leur a ensuite également été remis, comprenant deux savons, un masque et du gel hydro-alcoolique. Par ailleurs, une fontaine à eau a été offerte à l’école Sud de Kamsonghin, où se tenait la cérémonie.

"Je suis content de ce que j'ai reçu. Je dis merci à ceux qui sont venus nous soutenir dans cette situation difficile et honteuse. Nous avons fui nos maisons et nos villages du fait de l'insécurité. Mais aujourd'hui nous avec reçu une aide qui va beaucoup nous aider. Encore merci à ceux qui ont pensé à nous. Que Dieu leur rende au centuple", affirmait l'un des bénéficiaires, Oumarou Dicko.

Par la même occasion, l’équipe de LIFE a tenu à sensibiliser l’ensemble des personnes présentes aux gestes barrières à adopter et à la bonne pratique du lavage des mains. S’en est suivie une activité au cours de laquelle les bénéficiaires ont pu mettre en pratique les conseils reçus.

Enfin, une dernière distribution a pu être réalisée au sein de trois marchés situés dans la commune de Saaba. Cette dernière action a permis d’installer 5 fontaines à eau et de distribuer 300 kits d’hygiène.

A ce jour, le pays compte 53 décès, sur un total de 847 cas confirmés. Il figure parmi les pays d’Afrique ayant l’un des taux de létalité les plus élevés (7%), même si la situation semble désormais se stabiliser depuis quelques jours. 

Rappelons que ce pays, frontalier avec le Mali et le Niger, est par ailleurs fragilisé depuis que les premières attaques terroristes ont frappé le pays, en 2015.

Les talibés au temps du coronavirus.

Les talibés, pour ceux qui en découvrent le terme, sont des élèves de l’enseignement coranique au Sénégal. Ils vivent dans des “daaras” ou écoles coraniques sous la tutelle de leur maître. Certains retournent dans leur famille le soir, d’autres y vivent jour et nuit pendant plusieurs années.

Ces derniers sont dès lors bien souvent obligés d’aller mendier entre les heures d’apprentissage, afin notamment de pouvoir trouver de quoi se nourrir. Une pratique qui a connu certaines déviances et fait débat au sein du pays.

Le virus, une double peine

Depuis l'arrivée du COVID19, leur quotidien se complique encore. Pour eux, peu de masques. Pas de gels. Pas d’hygiène. Pas de distanciation sociale non plus. 

Certains “daaras” ont été dans l’obligation de fermer, les enfants étant renvoyés dans leurs familles… pour ceux qui en ont encore une. D’autres “daaras” sont restés ouverts. Les élèves sont alors confinés tous ensemble, avec ou sans le maître coranique, parfois bloqué dans une ville voisine.

Avec le confinement, la plupart des enfants n’ont plus la possibilité de sortir mendier. Dès lors, ils sont confrontés à une grande difficulté : la quête de nourriture. Qui plus est, en pleine période de Ramadan.

Ceux qui dérogent à la règle et sortent malgré tout dans la rue ne sont guère en meilleure posture, puisqu’ils font face à des regards fuyants, plus personne n’osant les approcher, par peur d’attraper la maladie.

De l'espoir dans le malheur

Heureusement, dans certains quartiers, des élans de solidarité ont vu le jour avec par exemple des groupements de femmes qui s’unissent pour leur cuisiner des repas. Quelques ONG, comme nous l’avons fait, apportent leur soutien au travers de distributions alimentaires ou de kits d’hygiène.

En début de Ramadan, LIFE a ainsi distribué au Sénégal des colis alimentaires auprès de 1300 talibés. Une aubaine pour ces enfants qui n’ont qu’un rêve depuis toujours : ne plus être confrontés à la mendicité.

Coronavirus, le paradoxe.

Pour l'instant, le coronavirus ne se répand pas massivement dans les pays en voie de développement. Pourquoi?

La  transmission entre les hommes  se fait par les postillons projetés en toussant ou en éternuant. Il y a aussi la  transmission environnementale lors d'un contact des mains avec des surfaces infectées puis avec la bouche, le nez ou les yeux. 

Il y a donc, dans les chiffres que l'on nous communique, un paradoxe que les semaines qui viennent vont sûrement expliquer.


"Un terrain favorable pour les pays en développement"


L'épidémie présente un bilan plutôt impressionnant:  plus d'un million de cas  vérifiés et près de 80 000 morts en 3 mois. Mais  95% de ce bilan lourd se trouve dans les pays du Nord industrialisés

Les Pays En Développement (PED), se trouvant plus souvent entre les deux tropiques, ne sont pour l'instant que très peu touchés.

Pourtant dans ces pays,  le nombre de la population est plus important, les conditions d'hygiène moins favorables, la densité urbaine très forte, et d'une manière générale, on sue, on tousse, on crache plus. 

Sans parler bien sûr de l'esprit chaleureux des citoyens de ces pays qui induit des contacts physiques très fréquents.

Mais 4 mois après le début de l'épidémie mondiale, ce n'est pas le cas. Alors,  4 hypothèses  se font jour:

-> Hypothèse 1  : Le virus  a pris du retard  dans ces zones mais quand il va s'installer, il va faire un ravage. Mais dans ce cas, si le virus vient vraiment de Wuhan (Chine), pourquoi les PED n'auraient pas été infectés en même temps que l'Europe?

Les chinois sont depuis plus de 20 ans de grands voyageurs et ils sont très nombreux à se déplacer en Asie et en Afrique. 

-> Hypothèse 2  : Les virus (de type Coronavirus) sont  sensibles à la chaleur et ne peuvent pas complètement se développer dans les zones chaudes. Il faudrait que les épidémio-statisticiens nous éclairent là-dessus.

Au Mali, LIFE a distribué des kits d'hygiène pour prévenir le virus.

-> Hypothèse 3  : Les  chiffres que l'on nous communique sont faux  volontairement ou involontairement (manque de moyen de dépistage).

Mais là aussi, vu la violence et la rapidité de la contagion chez nous, cela se verrait dans les sociétés du Sud sans autant avoir de chiffres avérés. 

-> Hypothèse 4    : Les populations des pays du Sud ont développé durant les décennies des résistances immunitaires naturelles plus importantes que les populations du Nord, du fait de la présence de nombreuses maladies virales plus violentes.

Même si les hypothèses liées aux barrières «chaleur» ou «résistances naturelles» sont plausibles et à espérer, les acteurs de la santé des pays concernés et les organisations humanitaires doivent quand même  se préparer à la prévision de l'option 1 .

Vers un avenir radieux ?

Chez LIFE, nous rêvons d'un monde meilleurUn monde où chacun boirait à sa soif, mangerait à sa faim, et prendrait soin de la terre. De cette façon, nous pensons que les conflits s'atténueraient, voir disparaîtraient. Utopique? Peut-être.

Il n'empêche que si nous nous y mettons tous ensemble, ce rêve pourrait un jour se réaliser. Ainsi, depuis 2009, nous avons décidé de nous engager contre ces trois fléaux: le manque d'accès à l'eau, la faim dans le monde et la déforestation.

Les habitants sont heureux d'avoir reçu un puits.

L'eau est le besoin le plus indispensable à l'homme. « Sans eau, il n'y a pas de vie », a-t-on l'habitude d'entendre auprès de nos bénéficiaires. Actuellement, plus de deux milliards de personnes n'ont pas d'accès à l'eau potable dans le monde, et cela tue environ 5 personnes par minute.

C'est pourquoi nous construisons des puits dans des villages déficitaires en matière d'accès à l'eau potable, situés dans les pays en voie de développement en Afrique et en Asie. 

En parallèle, nous assurons un suivi de la situation  sanitaire, nous réalisons de la sensibilisation auprès des habitants et nous intégrons les bénéficiaires aux projets, en formant par exemple des agents de santé.

La petite fille ne peut cacher son sourire en recevant le riz.

Le deuxième besoin élémentaire de l'homme, sans lequel il ne pourrait survivre plus de quelques jours, est la nourriture. Toutes les onze secondes, un enfant de moins de cinq ans meurt de faimCette situation nous attriste.

Pour répondre à cette problématique, nous avons mis en place la campagne «1Euro = 1Repas», qui permet de faire des dons de denrées alimentaires pour les plus démunis. 

À long terme, nous mettons également en œuvre différents projets, tels que la création de maraîchages, ce qui permet d'aider les populations à cultiver leur nourriture, tout en développant leur activité économique.

Enfin, notre terre a besoin d'air. En effet, entre 13 et 15 millions d'hectares de forêt disparaissent chaque année. Notre terre souffre, tout comme les agriculteurs et cultivateurs qui doivent faire face aux conséquences du changement climatique.

Et ce, principalement dans les pays en voie de développement, où les habitants vivent principalement de l'agriculture. Afin de protéger la faune et la flore, nous replantons, grâce à notre campagne Sapousse, des arbres en Indonésie, au Mali et à Madagascar.

Replantation d'arbres à Madagascar.

Sur la durée, nous contribuons également au développement économique des communautés, grâce aux formations en agro-foresterie par exemple.

Comme le relève cet article écrit par Guillaume Manzi,nous proposons pour chacune des problématiques citées ci-dessus des solutions à court et à long-terme. 

Que ce soit au travers de nos projets de lutte contre la faim, d'accès à l'eau ou de reboisement, l'objectif est de pouvoir, en plus de l'aide d'urgence apportée, permettre aux populations de se reconstruire, en faisant en sorte qu'elles deviennent elles-mêmes actrices de leur propre développement

Corona, l’effet papillon pour les Pays en voie de Développement

Depuis deux mois, en Europe, nous sommes saisis par une situation inédite ou chacun essaie de se « re » positionner. Les réseaux de communication sont, comme nos hôpitaux, en surchauffe.

On apprend à travailler différemment. On est bousculé, obligé de sortir un peu de notre zone de confort pour imaginer l’avenir. On doit faire face à un confinement forcé plus ou moins accepté.

Chacun réagit comme il peut, avec intelligence ou pas d’ailleurs (violence conjugale). Comme chacun imagine la sortie de crise avant l’été, on s’organise plutôt dans la bonne humeur et les apéros virtuels fleurissent.

Donc, malgré les drames que beaucoup vivent, on s’en accommode sans trop d’appréhension. Et puis, il y a un autre scénario un peu plus sombre qui titille nos esprits actuellement.

En effet, en Europe, si le virus n’est pas sensible à la saisonnalité et qu’il décide de nous accompagner durant l’été, s’ajoutera aux victimes sanitaires de nombreuses victimes économiques.

Il faudra s’attendre, chez nous, à une augmentation durable de chômage, de la précarité et des tensions sociales.

En Afrique,

L’Afrique, première victime

Si l’ampleur du virus y est moindre pour le moment comparé à l’Europe, l’Afrique ne sera malheureusement pas épargné par la chute des marchés financiers et l’effondrement économique temporaire des nations fortes.

Les économies des Pays en voie de Développement, même si elles ne ramassent injustement que les miettes, dépendent en grande partie de la bonne santé des échanges économiques internationaux et des programmes de coopération liés.

L’arrêt brutal du tourisme mondial et de ses économies dérivées viendra tuer des millions d’emplois directs, indirects et informels.

Le tiers secteur qui alimente une grande partie de la masse salariale de ces pays aura du mal à faire face. L’alourdissement de la dette sera inéluctable pour payer les fonctionnaires et les forces armés afin assurer la stabilité politique et sociale.

Tout cela au moment de la période de soudure dans les pays sahéliens où les produits alimentaires sont très chers sur les marchés. Bref, ça risque de secouer !

Des tensions montent déjà dans certaines capitales. Les organisations humanitaires, privées ou publiques, ne manqueront pas de boulot dans les mois qui viennent, encore faut-il qu’il y ait de l’argent pour cela.

 

Hervé Dubois, Directeur Exécutif

La chaleur d’Afrique sera-t-elle salutaire pour nos amis africains ?

Si l’on en croit les statistiques de l’OMS, au 29 mars, l’Afrique est pour l’instant épargnée par le virus. La maladie a fait 24000 morts dans le monde en 2 mois alors que l’Afrique n’en dénombre «que » 50.

Si ces statistiques sont favorables pour l’instant à ce continent, il faut reconnaître que pour le moment, tous les pays Africains ne disposent pas de l’ensemble des moyens techniques pour faire les analyses représentatives de la réalité.

Cependant, même si les scientifiques sont partagés sur la question, on espère que le virus sera gêné par la chaleur. On l’espère vraiment car le tableau des facteurs favorisant une épidémie est comme d’habitude bien garni dans les pays en voie de développement.

“Un combat bien inégal face au virus”

Hervé Dubois

L’exode rurale, accéléré par le réchauffement climatique et les guerres des dernières années, ont pour résultat une concentration des populations dans les grands centres urbains.

L’organisation sociale, l’esprit d’hospitalité et les traditions favorisent les rapprochements humains et les contacts physiques. Les modes de vie dans le secteur informel et les conditions économiques précaires dégradent l’hygiène individuelle et collective.

Le manque de moyens des systèmes de santé dans ces pays rend le combat bien inégal face au virus. Ce dernier s’attaquant en priorité aux personnes affaiblies, il ne va pas manquer de sujets avec les cohortes interminables de patients atteint de tuberculeuse, paludisme, sida, et autres maladies tropicales.

Des mesures rapides mais efficaces ?

Pour autant, en Afrique, nombreux sont les pays qui ont pris très vite des mesures pour lutter contre l’épidémie. On peut cependant constater quelques difficultés.

L’instauration d’un couvre-feu est, semble-t-il, le plus facile à mettre en place et il est bien visible donc, rassurant pour la population. Le gouvernement affiche ainsi sa volonté d’action et d’autres mesures, telles que la fermeture des lieux de culte ou l’interdiction des événements sont aussi à l’ordre du jour.

Dans les marchés, les contacts physiques sont inévitables.

Mais si le couvre-feu est vite mis en place, l’application des autres mesures est moins facile dans la pratique. On observe une “clandestinité” des événements comme les mariages ou baptêmes.

Et les marchés ? Là-aussi, comment interdire les marchés en Afrique sans mettre tout le monde dans la rue ? Comment vont vivre le paysan et le commerçant ? Le concept de chômage rémunéré ne fait pas partie du secteur informel.

Et comment vont se nourrir les populations sans marché ? Il n’a pas ou peu de supermarché climatisé appliquant les précautions sanitaires recommandées. Il n’y a pas de « Drive » et internet n’est d’aucun secours en la matière…

Espérons donc que la chaleur tue le virus par ce que sans douter de l’ingéniosité de mes amis africains, là, je ne vois pas comment appliquer à la lettre les modèles de prévention occidentaux, c’est-à-dire le « no touch » !

 

Hervé Dubois, Directeur Exécutif

Conseils pour bien vivre son confinement

Cela fait maintenant près de trois mois que le COVID 19 a fait son apparition. Après la Chine, puis l'Europe, il s'étend aujourd'hui mondialement (ou presque). En effet, de nombreux pays d'Asie, d'Afrique et de l'Amérique sont également touchés. Pour la première fois, le monde entier est confronté à une même problématique. Il n'est plus question de nationalité, d'origine ou de couleur de peau. Il n'y a plus de frontières, plus de passeports. 

Heureusement, il en jaillit de la solidarité, de l'entraide. Les médecins et aide-soignants se donnent corps et âmes pour soigner les malades. Les artistes chantent gratuitement en direct sur les réseaux sociaux. Certains s'initient à la couture pour confiseur des masques. D'autres encore mettent en place des mécanismes de solidarité entre voisins (pour les cours par exemple). Partout, les habitants applaudissent en chœur aux fenêtres de leurs balcons. C'est beau.

SOYONS PRUDENTS

Pour notre part, nous tenons de tout cœur  à remercier l'ensemble des personnes  pour ces élans de solidarité. Au vu du nombre de cas reçus dans les hôpitaux, nous avons une pensée particulière pour l'ensemble du corps médical et souhaitons dans un même temps  rappeler les gestes simples à adopter . Ces précautions permettent de réduire le risque de contraction de la maladie et d'en limiter la propagation. Où que vous résidiez, celles-ci vous sont nécessaires: 

  1. Rester chez soi. C'est la première règle pour ceux et celles habitant dans les pays ayant instauré le confinement total. Par ailleurs, peu importe où vous habitez, il est important pour vous de limiter vos déplacements.
  2. Garder une distance physique . Pour ceux qui n'ont pas d'autre choix que de rendre au travail par exemple, il est recommandé que vous restiez à moins de 1 mètre de distance de chaque personne autour de vous.
  3. Se laver les mains au savon. Chez vous, il est préférable de laver les mains au savon, car le gel hydro-alcoolique va, s'il est utilisé trop souvent, dessécher vos mains. Il y a alors un plus haut risque d'infections. En déplacement, le gel hydro-alcoolique est cependant recommandé.
  4. Éviter de se toucher le nez, la bouche. Et ce, même si vous vous lavez les mains régulièrement.
  5. Tousser dans son coude.  En cas de toux, évitez de tousser à l'air libre, afin de prévenir toute propagation d'un virus possible.



SE CONFINER EN SÉRÉNITÉ

Actuellement, la plupart d'entre vous vous êtes retrouvé donc confinés à la maison. Plus les jours passent, et plus le temps peut sembler long. Ne pas Alors quoi  essayer d ' en tirer le Meilleur parti?

FACEBOOK LIFE ONG

L’occasion est parfaite pour développer votre spiritualité, lire ce livre enfoui au fin fond de votre bibliothèque, faire quelques exercices sportifs, ou encore prendre davantage soin de vous et de vos enfants. Sur notre page Facebook, nous continuerons de vous aider en vous partageant des conseils pour se sentir bien, malgré le confinement. 

Sur le terrain,  nous sommes en train d'initier aux actions dans nos principaux pays d'intervention . Nous vous donnons des informations plus exemples d'ici quelques jours sur notre site ainsi que sur les réseaux sociaux. Un mot à tous: courage

Le témoignage poignant de Naïma, une de nos plus fidèles donatrices

Le témoignage poignant de Naïma, une de nos plus fidèles donatrices

Nous avons récemment eu la joie d’interviewer une de nos plus grandes donatrices, fidèle à LIFE ONG depuis maintenant de nombreuses années. Bien qu’il n’y ait pas de petits dons et que chaque geste compte, il est important de mentionner que sa collecte active a permis jusqu’aujourd’hui de financer plus de 67 puits dans une dizaine de pays à travers le monde. 

Retrouvons tout de suite son témoignage poignant et émouvant :

1) Doriane de Life : “Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous investir pour des causes humanitaires ?”

Naïma : Je suis de nature très empathique. Certaines images m’ont très tôt énormément choquée : on y voit le quotidien des enfants Africains dénutris, marchant pieds nus des kilomètres, portant de lourds jerrycans d’eau, ou des femmes enceintes, portant un bébé derrière leur dos, et des bassines lourdes sur la tête, juste pour avoir de l’eau!

La problématique de l’eau m’a toujours beaucoup touchée, je ne conçois pas qu’un geste banal de notre quotidien (boire un verre d’eau, prendre une douche, laver son linge), soit une tâche insurmontable pour des millions d’hommes et de femmes sur terre de nos jours.

Je n’ai pas de mots pour décrire l’immense joie ressentie, lorsque j’ai reçu les photos et vidéos des premiers puits réalisés.  Les éclats de rires et les sourires radieux des enfants, ou les chants de joie et les danses des femmes dans les villages, m’ont tellement émue…que j’ai décidé de tout faire avec l’aide d’Allah pour aider les démunis en m’engageant dans des oeuvres humanitaires.  

2) Doriane de Life : “Vous êtes à l’origine de la plus grande collecte chez Life, quel était votre objectif quand vous avez initié cette collecte ?” 

Naïma : Mon objectif premier était de plaire à Allah. Notre bien-aimé nous informe : « les gens les plus aimés par Allah sont ceux qui sont les plus utiles aux autres ».

J’ai donc encouragé des membres de ma famille et quelques amies à former un petit groupe de donateurs afin de réaliser des projets en commun (en se mettant au prélèvement automatique). Cela nous permet de pouvoir participer à plusieurs projets et de laisser une petite empreinte dans plusieurs pays comme le Niger, le Mali, le Cambodge,..

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3) Doriane de Life : “Cela vous prend-t-il beaucoup de temps ? Comment arrivez-vous à vous libérer du temps pour cette activité ?”

Naïma : A vrai dire, j’aime tellement ce que je fais, que je ne compte absolument pas mon temps.Je m’organise pour tenir à jour sur mes fichiers Excel les dons reçus le soir avant de dormir. Pour la collecte en elle même, je n’hésite pas à parler de la problématique de l’eau dès que l’occasion se présente. 

J’en parle quasiment tous les jours : auprès de ma famille, de mes collègues, de mes voisins, de mes amis, et même aux commerçants de mon quartier et de mon lieu de travail..….Je prends le temps d’envoyer les photos/vidéos des projets et des informations détaillées à toute personne qui semble intéressée par les projets.

4) Doriane de Life : “Saviez-vous que cette collecte prendrait tant d’ampleur et que vous parviendrez à réunir autant de personnes autour de la cause des puits ?”

Naïma : Au départ non. Je voulais juste faire un puits, puis deux, puis trois,….voyant que toutes les personnes à qui j’en parlais, étaient très réceptives, et participaient assez facilement à la collecte, cela m’a donné de l’assurance et encouragé à en parler plus souvent et à rehausser mon objectif.

5) Doriane de Life : “Comment et où prospectez-vous pour fédérer de nouveaux donateurs ?”

Naïma : Mon smartphone est rempli de toutes les photos et vidéos des projets réalisés. Je n’hésite pas à les montrer en présentant les projets, l’effet est immédiat ma chaa Allah! 

J’en parle à TOUTES les personnes que je connais. Etant TRÈS expressive, mes paroles me sortent du fin fond du cœur et beaucoup de personnes me disent être touchées par la sincérité que je dégage. 

Je n’ai pas une approche misérabiliste en présentant la chose, je met l’accent sur le bonheur que crée la construction d’un puits dans un village, le changement à 180° des conditions de vie notamment pour les femmes et les enfants : moins de maladies, scolarisation possible car beaucoup de temps libéré, et même le bétail en profite. Je n’hésite pas à donner des petits détails, car les gens pensent que le puits ne sert qu’à abreuver les villageois : Il sert à arroser les potagers, à abreuver le bétail pour profiter pleinement de son lait, à faire les ablutions, etc….

J’encourage également les personnes autour de moi à collecter autour d’eux en se fixant un but (collecter 500€ auprès de sa famille par exemple) et beaucoup de donateurs sont ravis de réaliser un mini challenge. Je les booste du mieux que je peux, en les encourageant et en les relançant par téléphone. Souvent, on me demande la permission de donner mon numéro à quelques membres de la famille qui souhaitent être rassurés. Je suis alors ravie de prendre de mon temps pour le faire……et les encourager du coup à ne pas juste faire une collecte ponctuelle, mais de passer à des dons réguliers ne serait ce que 5€ par mois.

J’ai également la chance d’avoir une profession qui me permet de vivre ma passion pour l’humanitaire (Je suis professeur de mathématiques-Sciences Physiques). En effet lors des vacances scolaires, et les demi journées libres dans la semaine, j’ai la chance de faire des petits rappels pour femmes dans quelques mosquées, et je présente mes projets à chaque passage. Je me suis préparée un « book » avec les photos des projets réalisés au sein du groupe, et j’ai toujours sur moi, des autorisations de prélèvement automatique à proposer.

Je lave également bénévolement des défuntes et je me permet d’encourager les familles à illuminer la tombe de leurs proches par l’aumône du puits, en leur rappelant le hadith de Sa’d Ibn ‘Ubâda qui demanda au prophète (Salla Allahou alayhi wa salam) lorsque sa mère décéda s’il pouvait faire une aumône à son intention. Lorsqu’il eut l’approbation du prophète, il demanda   » Quelle est la meilleure aumône? « , et la réponse de notre bien-aimé fût  » Offrir de l’EAU à boire « .

Pendant le mois du Ramadhan, j’achète environ 250 tirelires, que je distribue autour de moi. Je définis un projet « spécial ramadhan » (un château d’eau à 9500€ par exemple). Je crée un lien Doodle que j’envoie à tous les participants à la collecte pour voter et choisir le nom du projet, je leur envoie le résultat de leur vote avec les pourcentages obtenus pour chaque nom…cette petite dynamique les implique plus dans le projet.

6) Doriane de Life : “Comment faites-vous pour les convaincre ?”

Naïma : C’est l’immense sourire et l’enthousiasme débordant en parlant des projets qui a souvent un effet moteur. Il ne faut pas non plus hésiter à relancer « gentiment » les personnes, qui très souvent, bien que pleines de bonne volonté, sont débordées par la « course » quotidienne du métro-boulot-dodo. Il a fallu des fois 3 années à des personnes avant de m’envoyer un chèque pour un don. Je ne baisse pas les bras, quand je vois une petite volonté de faire du bien, je fais tout pour encourager la personne à aller jusqu’au bout. Je met l’accent sur le fait qu’aucun don n’est minime, que « nul aumône n’amoindrit un bien » comme le dit notre bien-aimé.  

7) Doriane de Life : “Quelles sont les oppositions que vous rencontrez le plus ? Comment y parez-vous ?”

Naïma : Les gens sont très méfiants. la peur de tomber sur une association pas sérieuse. La peur que le don n’arrive pas à bon port ou ne soit pas utilisé à bon escient. Pour ça, j’avance l’argument que cela fait une vingtaine d’années que je fais des collectes pour les puits, que j’ai pu en construire avec plusieurs associations, et que j’ai fini par me fidéliser à deux particulièrement dont LIFE️ car j’adhère à 100% à sa vision si bienveillante de l’humanitaire, à ses projets si bien réalisés.  

Je parle du dynamisme de l’équipe et de son extrême sérieux. des opérations d’Audit réalisées sur le terrain périodiquement pour vérifier le bon fonctionnement et la non usure des puits. Je n’hésite pas à présenter même les petits détails techniques : type de pompe, hauteur du forage et invite les donateurs à se rendre sur le site ou page facebook de LIFE.

Tous mes donateurs ont très vite été rassurés, et heureux de tomber sur une « bonne » association. D’ailleurs en plus de participer aux projets puits, un grands nombre de donateurs me remettent régulièrement des dons pour d’autres opérations tel que les opérations « 1€-1repas » et « 2€ – 1arbre ».  Une fois convaincu, les donateurs sont fidèles, et je les invite à en parler autour d’eux et à passer directement par le site pour les dons par CB.

8) Doriane de Life : “Quels sont les conseils que vous donneriez aujourd’hui aux personnes qui aimeraient collecter pour des causes humanitaires ?” 

Naïma : N’hésitez surtout pas! Allez y! Parlez en dès que l’occasion se présente. C’est la plus belle aventure que vous puissiez vivre in chaa Allah. Garder une bonne intention et malgré la difficulté ou la fatigue que vous pouvez ressentir, ou la crainte de ne pas y arriver à cause du travail ou des obligations familiales  souvenez vous que : « Allah ne cesse d’être aux côtés de son serviteur tant que le serviteur est aux côtés de son frère ».

Nous remercions notre fidèle donatrice pour ce magnifique témoignage ainsi que pour le temps qu’elle consacre chaque jour à vouloir faire le bien dans le monde. Sa détermination et son dynamisme prouve à chacun d’entre nous qu’il est possible d’agir à grande échelle pour impacter le monde et venir en aide aux nécessiteux. 


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