All Posts By

La Team LIFE

LA BLESSURE DE FAYROUZ !

By | Ca vient du terrain | No Comments

ALERTE ROUGE ! Notre Fay Fay s’est blessée en mission !

DSC05111Vous avez été nombreux à suivre Fayrouz au Cameroun lors de l’opération 1€/1Ftor pendant le Ramadan 2016 ! Et bien c’est reparti ! Notre coordinatrice de projet repart à nouveau sur le terrain en Indonésie afin de superviser les actions de la campagne SAPOUSSE !

Pour en savoir plus : cliquez ici !

Elle vous avait promis d’être vos yeux et vos oreilles et bien elle a largement tenu sa promesse !DSC05044

Après 1h30 de bateau, le hijab au vent et de l’eau plein le visage, Fayrouz, accompagnée de Hakim, arrive dans un village de pécheur pour recueillir des témoignages. Le pont un peu précaire, assemblé de lattes en bois très fragiles est en plus mouillé et glissant !

En voyant les enfants courir joyeusement sur le ponton, Fayrouz s’est sentie rassurée mais … C’était avant qu’une latte en bois se brise sous ses pieds ! Un pied en l’air et l’autre dans l’eau, notre coordinatrice de projet glisse sur le bambou mouillé et tombe face contre terre ! C’est la panique au sein de l’équipe : Hakim laisse tomber sa caméra pour venir au secours de sa sœur et toute l’équipe se jette sur elle pour l’empêcher de tomber dans l’eau !

DCIM100GOPROGOPR5268.

Grosse frayeur et panique générale pour toute l’équipe, mais on vous rassure : elle va bien al hamdoulilah ! Un hématome d’une taille gigantesque et une aventure dont elle se souviendra encore longtemps !

Une fois revenue sur la terre, les femmes du village se sont regroupées autour d’elle pour la masser et la remettre d’aplomb ! Car lorsqu’on est en mission pour Life, pas le temps de pleurnicher !20170311_112757

Croyez-vous vraiment que cela va freiner notre Fay Fay ? Elle était venue pour récolter un témoignage et c’est ce qu’elle a fait auprès d’Ali, le chef du village de Lubuk Kertang.

Malgré sa blessure, Fayrouz continue et ne lâche rien ! Elle repart sur le terrain en pleine forêt pour mener sa mission à bien ! À l’aide d’une canne pour soulager sa douleur, elle progresse lentement mais sûrement dans la forêt indonésienne !

Bravoooo Fayrouz ! Les donateurs de LIFE  comptent sur toi, courage !!!

Pour faire un don pour SAPOUSSE : cliquez ici !

Pour offrir 100 arbres : cliquez ici !

Pour offrir 1000 arbres (et gagner un Éco’Tour en Indonésie) : cliquez ici !

HAÏTI, NE LES OUBLIONS PAS !

By | Non classé | No Comments

 

Pauvreté, instabilité politique, catastrophes naturelles sont les mots souvent associés à Haïti. 

20170221_134525Octobre 2016, l’ouragan Matthew a frappé la côte sud de l’île causant de nombreuses pertes humaines et d’importants dégâts matériels. Le cyclone a détruit dans certaines zones la quasi-totalité des récoltes. Afin de répondre à l’urgence, Life est intervenue sur le terrain dès les premiers instants de la crise pour distribuer des bâches et des kits d’hygiène aux victimes. L’ONG a souhaité inscrire son action dans la durée, un programme de post-urgence et de développement a donc été établi en partenariat avec l’Institut de Coopération Internationale. C’est dans le cadre de cette collaboration, que je me suis envolée pour Port au Prince en Décembre dernier.

Le projet relèvement comprend 2 principaux volets :

– la réhabilitation des toits et maisons de 60 familles très vulnérables

– la relance de la production vivrière endommagée de 100 familles

 

IMG-20170217-WA0020Mon rôle : superviser la bonne mise en œuvre du projet, avec l’appui de du partenaire haïtien. La réalité du pays est difficile à appréhender pour un non-initié – l’implication et l’appropriation du projet par les acteurs locaux sont donc essentielles à la bonne marche de nos actions. Ensemble nous sélectionnons les bénéficiaires selon les critères de vulnérabilité établis par LIFE, rencontrons les populations pour évaluer les besoins, planifions les achats de matériaux et de semences, et travaillons à établir des partenariats avec d’autres acteurs du développement, associations, ONG locales ou internationales agissant sur place : Medair, Fondation AVSI, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), Fondation Julia & Jade, Haïti Futur. Faire un don pour Haïti ! 

Nous avons choisi de venir en aide à des populations vivant dans des zones rurales très enclavées – qui ne sont accessible qu’à pieds. Ces habitants n’ont reçu aucune aide ni des collectivités locales ou institutions nationales, ni des organisations non gouvernementales – l’aide humanitaire s’arrêtant souvent dans les zones urbaines et péri-urbaines. Ce programme profitera directement à plus de 500 personnes : elles pourront avoir un logement décent et ce avant la prochaine saison des pluies, se nourrir et tirer des revenus de la vente d’une partie de leurs récoltes – en somme combler des besoins élémentaires. Je participe !

20170221_134940En parallèle, LIFE a lancé la fabrication de 7 nouveaux puits dans différentes régions du pays, chacun des sites d’implantations compte en moyenne 3500 foyers bénéficiaires. L’objectif premier est de permettre aux habitants de boire de l’eau de qualité mais surtout de prévenir les maladies liées à l’eau et réduire les risques de propagation du choléra. C’est avec un grand enthousiasme que les équipes en charge des forages ont été reçues par les populations. Offrir un puits ! 

Chaque rencontre avec les bénéficiaires est une leçon d’humilité. Nos actions nous semblent si minimes devant leur gratitude, leur joie et leur satisfaction, et pourtant elles contribuent à une grande amélioration des conditions de vie de milliers de personnes…

Djénaba, Chef de Mission Haïti chez LIFE.

La Semaine de l’EAU à nouveau chez LIFE !

By | Ca vient du terrain | No Comments

La semaine de l’Eau reprend du service chez LIFE !

Vous aviez été très nombreux à participer à cette semaine l’année dernière, en finançant des projets EAU ! C’est reparti pour une semaine : l’eau potable pour tous !

La semaine de l’EAU, c’est quoi ?EAU

La Journée mondiale de l’eau est une journée internationale qui se célèbre le 22 mars de chaque année avec des thèmes différents tels que les économies d’eau et l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable (qui est reconnu comme un droit fondamental).

Chaque année, des activités internationales sont réalisées au cours de cette journée. Mais LIFE a décidé qu’une journée, ça n’était pas assez ! En savoir plus…

L’or bleu…

L’eau insalubre est plus meurtrière et fait d’avantage de victimes que toutes les formes de violence, même plus que la guerre ! Dans le monde, ce ne sont pas moins de 2,6 millions de personnes qui meurent chaque année des suites de maladies hydriques et liées à un environnement malsain… Plus grave encore, 600 000 d’entre elles ont moins de 5 ans ! Découvrir les projets EAU de LIFE !

 

Le constat des équipes terrain :

Lors de ses nombreux périples humanitaires à travers le monde, la Team Life a été témoin de scènes insoutenables… Il y avait ces petites filles du village de Gléi au Togo, qui tentaient de filtrer une eau jaunâtre avec un simple pagne ! Difficile de croire qu’elles consomment cette eau contaminée tous les jours !

2Durant leur voyage humanitaire au Togo, les équipes ont visité plusieurs villages dont M’bobomoussoul, à 400km de la capitale Lomé. Là-bas, les sources sont polluées : 1 enfant sur 3 attrape des maladies liées à l’eau, 99% du village consomment l’eau de ces sources.

A Bagua, village de Tchaloumvi, nous avons marché longtemps avant de trouver un point d’eau. Les enfants nous ont accompagnés dans une ambiance joyeuse. Quant à nous, nous étions gênés de voir qu’ils n’étaient pas à l’école. Enfin arrivés, nous avons recherché la source pour laquelle nous avions autant marché. Grande fut notre surprise lorsque nous avons vu que les femmes devaient creuser dans le sable afin de récupérer de l’eau.

Nous nous sommes ensuite rendus à Pagala Gare, dans différents villages. Le constat était accablant : les puits étaient vides. Les villageois devaient parfois puiser une journée entière pour ne retirer qu’un seul sceau d’eau!

SAMSUNG

Pire encore, à Tchangana-kondji, la population s’approvisionnait en eau dans un puits installé par les allemands depuis 1978. Aujourd’hui ce puits n’a plus d’eau. Les habitants sont obligés de se rendre dans une retenue et de creuser autour afin d’en tirer une eau passablement potable. Du côté de Nima, même constat : les puits sont presque à sec, le peu d’eau qu’on peut en retirer n’est pas potable, on n’oserait même pas se laver avec!

Dans la région de Kabouréré, nous avons accompagné les habitants puiser l’eau. Nous nous sommes rendus compte qu’il s’agissait de petits creux dans la roche. Tout était récupéré au compte-goutte… À N’kaliboun, près de la ville de Bassar, les hommes boivent dans la même source que les bêtes, qui urinent et font leurs besoins dans l’eau en question.

Sur la route de Balanka, vision morbide, terre torturée, tel un champ de mines d’après-guerre. Les villageois ont creusé partout dans l’espoir de trouver de quoi boire. Seulement 36% des personnes ont accès à une eau saine au Togo.

Ce constat terrible et désolant est le même de village en village… Vous pouvez changer les choses ! J’agis !

Plus qu’une journée chez LIFE, c’est toute une semaine !

Depuis sa création, votre ONG vous offre la possibilité de financer des projets EAU pour les populations isolées d’Afrique et d’Asie : puits, sanitaires et bloc d’ablutions ! Vous pouvez également offrir le Pack 3 en 1 en fournissant ces 3 équipements au sein d’un même village! Je fais un don !IMG_9536

Un puits « made in LIFE » est à seulement 2495€ ! Vous pouvez même le réaliser pour moins que ça : en réunissant 10 personnes de votre entourage, vous avez l’opportunité de financer une source d’eau potable pour seulement 250€ par personne ! Vous avez le pouvoir d’offrir un puits à ces populations qui souffrent, alors foncez ! Agissez maintenant en offrant un puits ! Je participe !

Soutenez LIFE et La Semaine de l’Eau !

CTA_BLOG_SemaineEau

Sources : OMS, ONU, UNICEF, l’Association Africaine de l’eau (AAE), Baromètre 2015 de l’eau de l’hygiène & de l’assainissement par SOLIDARITÉ INTERNATIONAL.

La semaine de l'Eau

L’eau tue plus que la guerre !

By | C'est tout nouveau | No Comments

L’ eau c’est la vie, mais…

L’eau c’est la vie, mais… elle peut également donner la mort ! L’eau insalubre est plus meurtrière et fait d’avantage de victimes que toutes les formes de violence, y compris la guerre. Dans le monde, 2,6 millions de personnes meurent chaque année des suites de maladies hydriques et liées à un environnement malsain. Plus grave encore, 600 000 d’entre elles ont moins de 5 ans ! La qualité des liquides ingérés a une incidence néfaste sur la santé des populations concernées. En effet, l’accès aux fluides contaminés favorise la prolifération demaladies infectieuses dues aux bactéries présentent dans ces sources souillées. Il s’avère que 60 % des décèsayant pour origine des maladies diarrhéiques ont pour cause une eau ou des aliments infectés par des pathogènes résultants d’un mauvais environnement sanitaire et de pratiques d’hygiène inadéquates. À ceci s’ajoute, la malnutrition et les pathologies telles que la dysenterie, la typhoïde, le choléra, pouvant également entraîner des maladies de peau comme la gale.

Contrairement aux idées reçues

Le continent Africain ne manque pas d’eau, mais c’est en réalité sa population qui souffre du manque de sources potables. La nappe phréatique de l’Afrique contient à elle seule 660 000 kilomètres cubes de réserves d’eau. Cette ressource est cent fois supérieure à la quantité d’eau en surface. Et pourtant, selon un rapport publié par l’Association Africaine de l’Eau (AAE), un tiers de la population africaine, soit 330 millions, n’a pas accès à l’eau potable et presque la moitié des Africains souffre de problèmes de santé dû à cette carence.

Un petit garçon d'Afrique Subsaharien tient un verre d'eau contminé

7 000 personnes, dont 5 000 enfants de moins de 15 ans, meurent chaque jour de maladies hydriques

Et si c’était du pétrole ?

Il en va de soi que le forage de l’or bleu est bien trop délicat et coûteux, compte tenu de la profondeur des sols :l’extraction du pétrole et certes plus lucratif pour les multinationales… Il semble que les grands groupes pétroliers ne parviennent pas à étancher leurs soifs de richesses pendant que la source de Mama Africa tarit, tel un puits asséché. Le continent demeure celui où l’accès à une eau décente reste le plus limité, selon le 4ème rapport ONU-Unesco sur le sujet, «À peine 60% de l’Afrique sub-saharienne est alimentée en eau potable».

 

 

Deux jeunes enfants africains devant une maison en pierre.

Mardi 22 Mars c’est La Journée Mondiale De l’Eau!

L’importance des ablutions…

FAITES VITE! N’attendez pas: seulement 33 PUITS DISPONIBLES!En tant que musulmans nous connaissons l’importance des ablutions quotidiennes. Bien plus qu’un simple lavage, cet acte d’adoration est directement lié à la validité des prières canoniques. La preuve est le hadith du Prophète que La Paix et Le Salut d’Allah soit sur lui, qui dit : “Il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas ses ablutions, et pas d’ablutions pour celui qui n’a pas prononcé le nom d’Allah avant.”Hadith sahih rapporté par Abou Daoud et Ibn Maja. Il est donc primordial de fournir à nos frères et sœurs un accès décent à l’eau potable au sein de leurs villages. Au-delà de la question du développement humain, il est de notre responsabilité spirituelle d’agirSoutenez LIFE et La Semaine de l’Eau !

Bouton cliquable pour faire un don

Sources : OMS, ONU, UNICEF, l’Association Africaine de l’eau (AAE), Baromètre 2015 de l’eau de l’hygiène & de l’assainissement par SOLIDARITÉ INTERNATIONAL.

Sakaïï, le Carnet de voyage de Yann

By | Real Life Story | No Comments

Day #01

Baptême Humanitaire, turbulences et Sydney Govou

Voici mon premier voyage humanitaire au Maroc avec l’opération Sakaïï de Life ! Vous vous dites « heuuuu, humanitaire et Maroc ça ne rime pas ensemble ! » « Maroc c’est le soleil, la plage et la fameuse balade sur la corniche en bord de mer ! » Et bien justement c’est ce que je me disais aussi, alors partons ensemble vérifier tout cela.

Pour cette campagne Life / Sakaïï je suis accompagné d’Ardo l’explorateur (Dora l’exploratrice, Ardo l’explorateur, you got it ?) et nous partons rencontrer l’association Ataa Charity qui prévoit de faire une caravane solidaire dans les régions de Tanamsourine et Aït Abbas. Nous logerons chez eux ce soir, mais avant tout cela direction Charles de Gaules Etoile !

 

Notre avion a du retard, ça commence bien (pourtant c’est pas Royal Air Maroc !), on croise une vieille connaissance de Ligue 1 et finaliste de coupe du monde, Sydney Govou, en partance pour Moscou, une fois arrivé à l’embarquement on fait un petit selfie mais on est deux grands pudiques, on est pas doués pour les selfie. Bon avant tout ça Ardo se faisait contrôler tous les 2 mètres quand moi et ma tête de Breton passions comme dans du beurre. Mais revenons à l’essentiel, ce voyage, son but, sa niya.

Alors, Sakaïï vraiment ou pas ?

Tout d’abord nous espérons pouvoir être une cause bénéfique envers les habitants des régions montagneuses, pouvoir comprendre les conditions de vie de ces gens une fois l’hiver venu et réellement voir par nos propres yeux si effectivement l’hiver au Maghreb, Sakaïï vraiment ou pas. A titre personnel j’espère de ce voyage une revivification spirituelle et une prise de conscience du statut de privilégié dont nous disposons en France. Il est 18h30 maintenant, l’avion traverse une forte zone de turbulence et donc j’écris comme un pied sur mon cahier, alors A+ !

L’hospitalité marocaine c’est pas un fake !

00h35, après être arrivé à bon port, un frère, Hamza membres fondateur d’Ataa Charity, grand gaillard de presque 2 mètres mais gentil comme un nounours est venu nous chercher à l’aéroport Mohammed V. Après une franche accolade nous filons en direction de Casablanca Ville Verte. Arrivés chez lui, nous attend un magnifique repas et 3 autres frères en or, Abderrahmane, Mohammed Amine, et Noredine. Le fils de Hamza nous raconte sa passion pour les dinosaures, Mohammed Amine m’explique que ma vie est en danger au Maroc pour avoir mis des pointillés sur la partie Sahara du Maroc sur le site, tandis qu’AbderRahmane et Ardo se chamaillent en arabe.

Je découvre surtout une association exemplaire, tous sont bénévoles, une élection a lieu tous les 3 ans pour élire un nouveau président, ils comptent plus de 180 membres actifs et sont actuellement à la recherche d’un siège. La soirée passe à toute vitesse, AbderRahmane nous présente le sacré programme de samedi et dimanche, il faut prendre des forces et se reposer.
Bonne nuit.

Day #02

En route pour Tanamsourine et Aït Abbas

Lever 5h du matin, il fait nuit noire à Casablanca, après s’être préparés, nous descendons et trouvons en bas de l’immeuble le bus caravane qui nous mènera vers Tanamsourine dans les montagnes, loin au sud de Casablanca. Nous trouvons plus d’une vingtaine de frères de l’association Ataa Charity qui serons nos guides et nos référents. Abderrahmane, Hamza, Sheikh Sakarya, Abu Bakr (dit Le Clown), Othmane et bien d’autres, tous très unis, proches et animés de la même volonté d’aider leurs prochains. C’est dans une ambiance bon enfant que nous partons, à 6h du matin, pour 7 h de route en direction des grandes et indomptables montagnes de l’Atlas.

Sur le chemin de l'école

Sandwich, quizz et karaoké !

Comme dans une colonie de vacance, la caravane est animée par des chants, des quizz, des ronflements, des quand est ce qu’on arrive, des pauses pipis et des pauses salats. Plus le voyage avance, plus la route se fait rare, les villes cèdent leurs places à des villages et des hameaux, la route se raréfie, la je sens qu’on commence vraiment à rentrer dans la dimension humanitaire de l’opération. Au bout de 4h de voyage, les montagnes il y a peu si lointaines deviennent immenses, les routes de plus en plus cabossées et notre bus ne peut s’aventurer plus loin car il n’est pas prévu pour ce type de route.

Une montée mouvementée

Venus de nul part, deux 4×4 de type pick-ups qu’on dirait tout droit sortis d’un vieil Indiana Jones arrivent dans un fracas de poussière et de bruits de moteur vieillissant. Il y a environ 8-9 places par pickups, soit moins de 20 places chauffeurs compris… Je vous laisse deviner ou atterrissent les frères n’ayant pas de places assises… Sur le toit évidemment avec les bagages et les tendeurs pour bien se caler. De vrais humanitaires tout terrain !

Nous continuons donc notre périple sur une route rocailleuse et sinueuse, on croise le premier bus scolaire à ce moment là, c’est rempli à craquer d’enfants de tout âge, des bras et des têtes s’échappent des fenêtres et nous font des grands sourires. Parfois la falaise en contrebas est vraiment raide, la route étroite, je dis à Ardo que la, « je me sens très proche du Paradis ! » mais le chauffeur semble avoir fait ça toute sa vie, ce qui est certainement le cas d’ailleurs et gère ça finger in the nose. Au bout de 2 heures nous arrivons au village de Tanamsourine, 1ère étape de la caravane humanitaire.

Vivre à Tanamsourine

Petites fées en or de Tanamsourine

Nous sommes accueillis par les villageois locaux avec du thé et un tajine traditionnel qui sent bon le produit du terroir ! Les villageois sont magnifiques d’hospitalité, les paysages merveilleux rappellent la beauté de la création. Le déchargement des aides se fait dans la bonne humeur, lorsque nous interrogeons les villageois ils nous disent bien que le froid est un réel problème chaque année. Les habitations ne sont pas adaptées au froid et à la pluie, il fait moins froid qu’en France, certes, mais l’isolation et l’étanchéité sont inexistantes. Même quand il fait meilleur avec un hiver plus chaud comme cette année, c’est un problème, car le manque de pluie condamne leur agriculture, première source de revenus de ces habitants. Quand on les questionne, les anciens du village nous font une confidence, qui m’a bouleversé, ils aimeraient avoir une mosquée. Je n’avais pas fait attention mais effectivement ils n’ont pas de lieu de culte. ce qui veut également dire pas de Jumu’a, ou alors au prix de longues marches.

Poussière et nuit étoilée

La nuit commence à tomber, nous reprenons la route, les enfants du village nous courent après en chantant et avec de grands sourires, les 4×4 vrombissent, la poussière vole et se confond avec le coucher de soleil offrant une vision magnifique d’ombres enfantines. Toujours avec une facilité déconcertante le pick-up chemine, de nuit, à travers la montagne, direction Aït Abbas que nous finissons par atteindre en fin de soirée. Rebelote là-bas, accueil chaleureux, festin de rois, nous dormons tous dans l’une des maisons du village laissée libre pour nous. La nuit est noire comme jamais, pas une nuage, la lune magnifique. Layla Saïda !

Les anciens de Tanamsourine

Day #03

C’est la fête au village

2ème jour de l’opération Sakaïï au Maroc, village de Aït Abbas, lever 6 h du matin pour Fajr et ce que je peux vous dire c’est que Sakaïï vraiment beaucoup ! Il fait environ 3-4°C, ajouté à cela un vent fort et sec. Beaucoup d’enfants et de femmes sont déjà à l’oeuvre, ramassant du bois, aidant les anciens et les hommes nous aident à décharger. Toujours dans notre volonté de rapporter la situation du terrain, nous interrogeons les habitants. Plus que le froid, c’est l’isolement et les infrastructures qui sont les deux grands problèmes. Les routes sont dangereuses, les hôpitaux et écoles à plusieurs dizaine de kilomètres ce qui engendre de grandes carences dans l’éducation et la santé ce qui inévitablement empêche la région de se développer.

Clowns et jeux de ballons !

Mais assez parlé, place à la fête des enfants ! L’équipe d’Ataa Charity est d’une grande gentillesse et douceur envers les enfants et surtout… ce sont de vrais clowns en puissance ! Au propre comme au figuré, nez rouge, perruque, chapeau toute la panoplie de Bozo est la. Je ne saura dire la joie qui me traverse en voyant ces enfants, habitués à une dure vie de labeur, rire et s’amuser de toutes leurs forces, s’extasier pour des ballons de baudruche et avoir les yeux grands ouverts devant les facéties de AbuBakr le Clown !

P'ti Selfie à Tanamsourine

On a notre p’tit chouchou, Mohammed, qui doit avoir 7 ou 8 ans, il ne parle quasiment pas et est orphelin de père, il nous suit partout et veut toujours être avec nous. Il est dans quasiment toutes nos vidéos et photos. A un moment donné, il a offert un bonbon à Ardo pour lui témoigner son affection, qui ému, lui a dit qu’il le garderait et se souviendrait toute sa vie de ce geste. Quand un orphelin donne un bonbon, c’est quelque chose de fort.

L’éducation, la clé

Je profite de la fête sur la place centrale du village pour rentrer dans l’école. Je découvre un tableau ardoise, des addictions/ soustractions, le verbe être conjugué au présent, des dessins… Les institutrices du village font un travail remarquable, et dans des conditions difficiles puisqu’il n’y y’a qu’une salle de classe pour plus de 200 élèves. Tant de potentiel qui ne pourra éclore si leurs conditions de vie restent les mêmes. En rentrant je clamerai que les kits hivernaux, c’est bien, mais ce n’est pas ce qui fait la différence. Avec naïveté certainement, je dirai haut et fort que nous devons faire des centres de soins, des écoles allant au delà du primaire, des routes etc…

La journée passe extrêmement vite et c’est déjà l’heure de rentrer. Il faut savoir que Ataa Charity, qui sont nos hôtes et référents, travaillent tous bénévolement, demain ils doivent donc tous être à Casablanca pour reprendre leur travail. Ingénieurs, comptables, étudiants, ce sont des vrais Rajouls avec un grand R. Je me sens vraiment tout petit à côté d’eux et je les cite en exemple. Qu’Allah les bénisse.

Ardo & Hamza

Nous reprenons la route, même scène de liesse que la veille, mais pincement au coeur de ne pouvoir rester plus et surtout faire plus. Sur le retour nous chantons Sawfa nb9a Huna. J’ai vu la situation sur place, j’espère pouvoir la rapporter au mieux et pouvoir les aider. Nous rentrons à Casablanca vers 23h, la mission est terminée, nous nous séparons tous et retournons à la vie citadine. Demain nous rentrons en France inchaAllah.

Sakaïï mais j’ai chaud au coeur car je m’endors en repensant aux rires des enfants de l’Atlas.
Pour en savoir plus sur l’opération Sakaïï -> cliquez ici <-

Auteur : Yann
Sujet : Opération Sakaïï au Maroc – du 12 au 15 février 2016