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Nicolas

LIFE s’engage pour protéger la Mangrove !

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Voici quelques nouvelles de notre projet Sapousse en Indonésie sur l’île de Sumatra. Nos deux élèves de Sciences Po Juliette et Clarisse arrivées sur place début Novembre et ont réalisé un petit reportage. Nos actions en Indonésie sont basées principalement sur la reforestation de mangroves. 

Rappelons que la mangrove procure des bénéfices aux populations en termes de sécurité alimentaire et de stockage de carbone. Elle contribue également à la réduction des risques de catastrophes naturelles en lien avec les impacts du changement climatique.

1- La mangrove, un écosystème en danger !

En 25 ans, 20% de la mangrove a disparu (entre 1980 et 2005). Et ça n’est pas réjouissant ! En effet, cette forêt sur pilotis est un excellent stabilisateur des lignes de côte et sa dégradation met en danger la biodiversité et les hommes.

Sans elle, on se prive d’une barrière naturelle face aux vagues et aux courants générés par les cyclones, les tsunamis et la montée des océans. On allonge aussi le temps que l’écosystème met à se remettre de ses blessures. (source : Mangrove Générations)

Le programme Sapousse participe à la replantation de cet écosystème. A ce jour ce sont plus de 30 500 arbres qui ont été plantés sur différents sites notamment à Tanjung sur l’île de Lombok, Pulau Sinacang et Percut  dans la province de Sumatra du Nord. 

protection de la mangrove

2- La protection de la mangrove 

La protection de la mangrove représente un gros travail tant celle-ci est illégalement déforestée. Il est donc nécessaire après la plantation de revenir sur le terrain et d’analyser les évolutions. Il faut noter que la plantation de mangroves n’est pas une chose aisée. Nos équipes font face à un certain nombre de problème dus à plusieurs facteurs tels que :

Des difficultés climatiques ( tempêtes, sécheresse, inondations, températures élevées)

Des difficultés liées à la condition des sols (secs, boueux, présence de produits chimiques…). Le lieu de plantation est côtier et donc plus difficile. Le taux de mortalité est supérieur par rapport à une plantation le long d’une rivière ou dans d’anciens bassins d’élevage.

La destruction des plantations par des animaux domestiques et des insectes.

Tous ces éléments engendrent un nombre considérable de pertes et plusieurs solutions ont été envisagées comme la méthode de plantation collective. Cette technique consiste à planter 3 à 5 plants ensemble pour augmenter les chances de survies d’au moins 1. Le taux de perte a été estimé d’environ 15%. 

Les plantations collectives sont faites de manière intensive durant deux semaines, puis nos équipes effectuent des contrôles réguliers sur chacun des sites. 

la mangrove

3- La pêche intensive, un danger pour la biodiversité

 

En Indonésie la pêche intensive est généralisée, or elle met en danger la biodiversité ! 

En effet d’importantes activités de pêche sont associées aux mangroves, notamment pour les poissons, les bivalves et les crabes. Des étangs d’eau saumâtre  sont utilisés en Indonésie depuis des centaines d’année pour la crevetticulture. 

Compte tenu de l’importance que revêtent les mangroves pour la pêche, la foresterie, la protection des côtes et la faune sauvage, un certain nombre de zones protégées et de ceintures de mangrove ont été aménagées. (source : Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)  

Ici ce propriétaire de bassin pratique la sylvo-fishery : faire cohabiter différents types de poissons et de crustacés dans la mangrove. Cette technique donne des poissons de meilleure qualité et permet de pratiquer une pêche durable.

la mangrove

4- La mangrove, une économie à part entière 

La mangrove au-delà de ses bienfaits environnementaux est pleine de ressources. Les produits issus de la mangrove permettent de créer des activités génératrices de revenus.

Cet atelier produit et vend des tissus traditionnels indonésiens : technique du batikLe batik étant une technique d’impression javanaise d’ étoffes pratiquée par les femmes dans plusieurs pays du monde, mais majoritairement en Indonésie.

le batik

La coloration des tissus est réalisée grâce aux feuilles de la mangrove, il faut tremper et faire sécher le tissu à trois reprises pour obtenir une couleur. Il faut donc beaucoup de patience !

batik et tissus

5- Un modèle de développement touristique durable

Des sites d’écotourisme permettent de découvrir la nature tout en étant sensibilisé au respect de l’environnement, c’est le cas de celui de Sicanang. Les touristes viennent se balader et admirer la mangrove sur ces constructions en bois.

D’ailleurs le saviez-vous ? Le financement de 1000 arbres ou plus, vous offre l’opportunité de partir en Eco Tour avec la Team LIFE ! Vous avez l’opportunité de vivre une expérience inoubliable durant ce road trip indonésien en constatant par vous-même les fruits de votre contribution, et de tous les donateurs LIFE !

Au programme : visites des sites de plantations, activités écotouristiques et rencontres des populations locales.

la mangrove

Vous l’avez compris, la mangrove est un véritable écosystème aux multiples bienfaits et sa préservation est capitale. Si vous souhaitez en savoir plus à propos de la mangrove, nous vous invitons à visiter le site de notre partenaire Mangrove Générations où vous retrouvez en détail toutes les informations à son sujet. 

Le témoignage poignant de Naïma, une de nos plus fidèles donatrices

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Nous avons récemment eu la joie d’interviewer une de nos plus grandes donatrices, fidèle à LIFE ONG depuis maintenant de nombreuses années. Bien qu’il n’y ait pas de petits dons et que chaque geste compte, il est important de mentionner que sa collecte active a permis jusqu’aujourd’hui de financer plus de 67 puits dans une dizaine de pays à travers le monde. 

Retrouvons tout de suite son témoignage poignant et émouvant :

 

1) Doriane de Life : "Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous investir pour des causes humanitaires ?"

Naïma : Je suis de nature très empathique. Certaines images m’ont très tôt énormément choquée : on y voit le quotidien des enfants Africains dénutris, marchant pieds nus des kilomètres, portant de lourds jerrycans d’eau, ou des femmes enceintes, portant un bébé derrière leur dos, et des bassines lourdes sur la tête, juste pour avoir de l’eau!

La problématique de l’eau m’a toujours beaucoup touchée, je ne conçois pas qu’un geste banal de notre quotidien (boire un verre d’eau, prendre une douche, laver son linge), soit une tâche insurmontable pour des millions d’hommes et de femmes sur terre de nos jours.

Je n’ai pas de mots pour décrire l’immense joie ressentie, lorsque j’ai reçu les photos et vidéos des premiers puits réalisés.  Les éclats de rires et les sourires radieux des enfants, ou les chants de joie et les danses des femmes dans les villages, m’ont tellement émue…que j’ai décidé de tout faire avec l’aide d’Allah pour aider les démunis en m’engageant dans des oeuvres humanitaires.  

2) Doriane de Life : "Vous êtes à l'origine de la plus grande collecte chez Life, quel était votre objectif quand vous avez initié cette collecte ?" 

Naïma : Mon objectif premier était de plaire à Allah. Notre bien-aimé nous informe : « les gens les plus aimés par Allah sont ceux qui sont les plus utiles aux autres ».

J’ai donc encouragé des membres de ma famille et quelques amies à former un petit groupe de donateurs afin de réaliser des projets en commun (en se mettant au prélèvement automatique). Cela nous permet de pouvoir participer à plusieurs projets et de laisser une petite empreinte dans plusieurs pays comme le Niger, le Mali, le Cambodge,..

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3) Doriane de Life : "Cela vous prend-t-il beaucoup de temps ? Comment arrivez-vous à vous libérer du temps pour cette activité ?"

Naïma : A vrai dire, j’aime tellement ce que je fais, que je ne compte absolument pas mon temps.Je m’organise pour tenir à jour sur mes fichiers Excel les dons reçus le soir avant de dormir. Pour la collecte en elle même, je n’hésite pas à parler de la problématique de l’eau dès que l’occasion se présente. 

J’en parle quasiment tous les jours : auprès de ma famille, de mes collègues, de mes voisins, de mes amis, et même aux commerçants de mon quartier et de mon lieu de travail..….Je prends le temps d’envoyer les photos/vidéos des projets et des informations détaillées à toute personne qui semble intéressée par les projets.

 

4) Doriane de Life : "Saviez-vous que cette collecte prendrait tant d'ampleur et que vous parviendrez à réunir autant de personnes autour de la cause des puits ?"

Naïma : Au départ non. Je voulais juste faire un puits, puis deux, puis trois,….voyant que toutes les personnes à qui j’en parlais, étaient très réceptives, et participaient assez facilement à la collecte, cela m’a donné de l’assurance et encouragé à en parler plus souvent et à rehausser mon objectif.

 

5) Doriane de Life : "Comment et où prospectez-vous pour fédérer de nouveaux donateurs ?"

Naïma : Mon smartphone est rempli de toutes les photos et vidéos des projets réalisés. Je n’hésite pas à les montrer en présentant les projets, l’effet est immédiat ma chaa Allah! 

J’en parle à TOUTES les personnes que je connais. Etant TRÈS expressive, mes paroles me sortent du fin fond du cœur et beaucoup de personnes me disent être touchées par la sincérité que je dégage. 

Je n’ai pas une approche misérabiliste en présentant la chose, je met l’accent sur le bonheur que crée la construction d’un puits dans un village, le changement à 180° des conditions de vie notamment pour les femmes et les enfants : moins de maladies, scolarisation possible car beaucoup de temps libéré, et même le bétail en profite. Je n’hésite pas à donner des petits détails, car les gens pensent que le puits ne sert qu’à abreuver les villageois : Il sert à arroser les potagers, à abreuver le bétail pour profiter pleinement de son lait, à faire les ablutions, etc….

J’encourage également les personnes autour de moi à collecter autour d’eux en se fixant un but (collecter 500€ auprès de sa famille par exemple) et beaucoup de donateurs sont ravis de réaliser un mini challenge. Je les booste du mieux que je peux, en les encourageant et en les relançant par téléphone. Souvent, on me demande la permission de donner mon numéro à quelques membres de la famille qui souhaitent être rassurés. Je suis alors ravie de prendre de mon temps pour le faire……et les encourager du coup à ne pas juste faire une collecte ponctuelle, mais de passer à des dons réguliers ne serait ce que 5€ par mois.

J’ai également la chance d’avoir une profession qui me permet de vivre ma passion pour l’humanitaire (Je suis professeur de mathématiques-Sciences Physiques). En effet lors des vacances scolaires, et les demi journées libres dans la semaine, j’ai la chance de faire des petits rappels pour femmes dans quelques mosquées, et je présente mes projets à chaque passage. Je me suis préparée un « book » avec les photos des projets réalisés au sein du groupe, et j’ai toujours sur moi, des autorisations de prélèvement automatique à proposer.

Je lave également bénévolement des défuntes et je me permet d’encourager les familles à illuminer la tombe de leurs proches par l’aumône du puits, en leur rappelant le hadith de Sa’d Ibn ‘Ubâda qui demanda au prophète (Salla Allahou alayhi wa salam) lorsque sa mère décéda s’il pouvait faire une aumône à son intention. Lorsqu’il eut l’approbation du prophète, il demanda   » Quelle est la meilleure aumône? « , et la réponse de notre bien-aimé fût  » Offrir de l’EAU à boire « .

Pendant le mois du Ramadhan, j’achète environ 250 tirelires, que je distribue autour de moi. Je définis un projet « spécial ramadhan » (un château d’eau à 9500€ par exemple). Je crée un lien Doodle que j’envoie à tous les participants à la collecte pour voter et choisir le nom du projet, je leur envoie le résultat de leur vote avec les pourcentages obtenus pour chaque nom…cette petite dynamique les implique plus dans le projet.

 

6) Doriane de Life : "Comment faites-vous pour les convaincre ?"

Naïma : C’est l’immense sourire et l’enthousiasme débordant en parlant des projets qui a souvent un effet moteur. Il ne faut pas non plus hésiter à relancer « gentiment » les personnes, qui très souvent, bien que pleines de bonne volonté, sont débordées par la « course » quotidienne du métro-boulot-dodo. Il a fallu des fois 3 années à des personnes avant de m’envoyer un chèque pour un don. Je ne baisse pas les bras, quand je vois une petite volonté de faire du bien, je fais tout pour encourager la personne à aller jusqu’au bout. Je met l’accent sur le fait qu’aucun don n’est minime, que « nul aumône n’amoindrit un bien » comme le dit notre bien-aimé.  

 

7) Doriane de Life : "Quelles sont les oppositions que vous rencontrez le plus ? Comment y parez-vous ?"

Naïma : Les gens sont très méfiants. la peur de tomber sur une association pas sérieuse. La peur que le don n’arrive pas à bon port ou ne soit pas utilisé à bon escient. Pour ça, j’avance l’argument que cela fait une vingtaine d’années que je fais des collectes pour les puits, que j’ai pu en construire avec plusieurs associations, et que j’ai fini par me fidéliser à deux particulièrement dont LIFE️ car j’adhère à 100% à sa vision si bienveillante de l’humanitaire, à ses projets si bien réalisés.  

Je parle du dynamisme de l’équipe et de son extrême sérieux. des opérations d’Audit réalisées sur le terrain périodiquement pour vérifier le bon fonctionnement et la non usure des puits. Je n’hésite pas à présenter même les petits détails techniques : type de pompe, hauteur du forage et invite les donateurs à se rendre sur le site ou page facebook de LIFE.

Tous mes donateurs ont très vite été rassurés, et heureux de tomber sur une « bonne » association. D’ailleurs en plus de participer aux projets puits, un grands nombre de donateurs me remettent régulièrement des dons pour d’autres opérations tel que les opérations « 1€-1repas » et « 2€ – 1arbre ».  Une fois convaincu, les donateurs sont fidèles, et je les invite à en parler autour d’eux et à passer directement par le site pour les dons par CB.

 

8) Doriane de Life : "Quels sont les conseils que vous donneriez aujourd'hui aux personnes qui aimeraient collecter pour des causes humanitaires ?" 

Naïma : N’hésitez surtout pas! Allez y! Parlez en dès que l’occasion se présente. C’est la plus belle aventure que vous puissiez vivre in chaa Allah. Garder une bonne intention et malgré la difficulté ou la fatigue que vous pouvez ressentir, ou la crainte de ne pas y arriver à cause du travail ou des obligations familiales  souvenez vous que : « Allah ne cesse d’être aux côtés de son serviteur tant que le serviteur est aux côtés de son frère ».

Nous remercions notre fidèle donatrice pour ce magnifique témoignage ainsi que pour le temps qu’elle consacre chaque jour à vouloir faire le bien dans le monde. Sa détermination et son dynamisme prouve à chacun d’entre nous qu’il est possible d’agir à grande échelle pour impacter le monde et venir en aide aux nécessiteux. 

La crise de l’eau au Bangladesh

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Depuis le lancement de notre campagne Water Sponsor en Avril 2019, une dizaine de puits mécanisés ont pu être construits dans la région de Naogaon au Bangladesh. C’est une véritable réussite pour nos donateurs et voici l’un des tout premiers projets qu’ils ont permis financé : 

Le Bangladesh, un pays en grande difficulté 

Le Bangladesh a accueilli plus de 700 000 réfugiés Rohingyas ces 10 dernières années. Pourtant, les habitants de ce pays sont très pauvres et ont également de grands besoins, notamment en eau mais la plupart des ONG se concentrent sur l’aide aux réfugiés Birmans.

LIFE a donc décidé d’aider les bangladais en implantant 10 puits. Les actions se sont concentrées principalement dans le district de Naogaon de la division de Rajshahi, au nord-ouest du Bangladesh (et situé à la frontière avec l’Inde). Il s’agit d’une région agricole, où l’on cultive du riz mais aussi des pommes de terre, des légumineuses, des mangues … Sa population s’élève à 2,6 millions d’habitants.


Pluies diluviennes, cyclones…

Dans cette région, les effets du dérèglement climatique constituent une réalité quotidienne. Aux périodes d’intense sècheresse de novembre à juin succèdent des pluies diluviennes et des cyclones de plus en plus fréquents et violents pendant la mousson de juillet à octobre.  

Au cours de la saison sèche, l’accès à l’eau constitue un problème majeur. D’années en années, le niveau des nappes phréatiques a considérablement baissé. 

 

Trouver l’eau est difficile 

Aujourd’hui, il faut forer l’eau jusqu’à 40 mètres, voire 50 ou 60 mètres à certains endroits. Les raccordements à l’eau du réseau sont inexistants dans les zones rurales et chaotiques dans les villes. 

Dans les villages et les hameaux, les puits mécanisés installés par le gouvernement sont souvent de mauvaise qualité, obsolètes ou inutilisables par manque d’investissements.

 

Entre juin et septembre 2019 ce sont 10 puits mécanisés qui ont été installés dans le district de Naogaon, en sachant qu’un puits permet d’apporter de l’eau à 300 et 600 bénéficiaires. Soit environ 5000 personnes en tout ! 

Merci à tous pour votre générosité et sachez que ce n’est que le début de l’aventure Water-Sponsor. D’autres projets arrivent très bientôt et nous ne manquerons pas de vous en informer lors d’un prochain article. 

D’ailleurs avez-vous une petite idée de ce qui se prépare dans les coulisses de Life ONG ? N’hésitez pas à donner votre réponse en commentaires. 

En attendant nous vous laissons avec quelques photos des puits réalisés :