Comment faire de 2021 une année positive ?

Il faut le dire, 2020 a été une année particulièrement difficile pour la plupart des gens. Le COVID19 est venu gâcher la plupart de nos plans, sans que l’on ne s’y attende ou prépare. Du jour au lendemain, nous avons vu que lorsque notre santé est mise en péril, c’est tout le système qui s’en trouve chambouler.

D’abord, les conséquences économiques puisque beaucoup de secteurs ont été fortement impactés. Certains ont vu leurs revenus s’amoindrir, d’autres ont carrément perdu leur travail. Enfin, les confinements et couvre-feu successifs nous ramènent à nous-mêmes et peuvent à long-termes causer des pensées négatives, des dépressions, du stress ou de la solitude.

Malheureusement, nous venons d’entrer dans l’année suivante, et le virus est pour le moment toujours présent malgré les premières vaccinations. Alors comment faire pour ne pas sombrer, aller de l’avant et réussir à faire de 2021 une année positive ? Des membres de l’équipe LIFE vous offrent quelques conseils pour changer son état d’esprit et se sentir bien ! Tour d’horizon.

Voir le bon côté des choses

Pour Nadia, chargée de relation donateurs chez LIFE, il faudrait  “faire de l’épreuve une opportunité“, notamment en se rapprochant les uns des autres, en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations démunies ou encore en en gardant et en maintenant le lien avec nos ainés.

En effet, il est valorisant de se rendre utile et pour cela, elle encourage donc à  “rendre visite aux parents ou à une personne isolée, lui faire ses courses, lui apporter une compagnie, une chaleur humaine“.

Et il y a ceux qui possèdent peu et qui le donnent en entier.
Ceux-là ont foi en la vie et en la générosité de la vie, et leur coffre ne se vide jamais.” – Khalil Gibran

Enfin, selon Nadia, cette période particulière nous permet de mieux réfléchir aux objectifs de notre existence “Et si nous devions mourir demain touchés par ce virus, quel sens aimerions nous donner à nos vies?”.

Chasser les émotions négatives

Selon Abdellah, responsable du pôle communication et collecte chez LIFE, il faut dans un premier temps “démarrer chaque journée par une pensée ou action positive“. Cela permet de se “libérer du stress quotidien” et d’être ainsi “plus sensible aux autres“ et “moins égocentriques”.

Une autre solution pour y arriver est d’intégrer un “environnement positif“, c’est-à-dire de s’entourer de personnes elles-mêmes “optimistes, positives et solidaires“, car cela influera inconsciemment sur notre comportement.

Son dernier conseil est de “rejoindre une action solidaire” telle qu’une “collecte de dons” par exemple. En effet, le fait de donner ou d’appartenir à un projet dont on sait qu’il procure du bien nous offre généralement une satisfaction, nous aide à se sentir en paix et donc à être heureux..

Véhiculer des ondes positives

Pour Maxime, responsable du service relation donateurs, il est primordial “d’exercer la gratitude“ et de remercier ainsi chaque matin le seigneur ou l’univers “d‘être en bonne santé, d‘avoir de quoi manger, se laver, dormir au chaud et d‘avoir accès à de l’eau potable“, ce qui n’est pas toujours le cas de nos bénéficiaires. C’est pourquoi nous construisons des puits dans les villages en Afrique et en Asie.

« La plus grande découverte de notre génération a été de s’apercevoir qu’un homme peut changer sa vie en modifiant sa façon de penser. » – William James

C‘est également important selon lui de véhiculer des “ondes positives autour de soi“. Il précise que même sur les réseaux sociaux, il est de notre devoir, en tant qu‘ONG de partager un message positif au travers des actions, citations, projets ou encore initiatives et vidéos.

Enfin, pour Zoé,  notre créatrice de contenu digitale, il faut “apprendre à donner sans rien attendre en retour“. Car toute chose a une rétribution. Plus on multiplie nos actes de générosité, en y mettant la bonne intention, plus de belles choses arriveront naturellement à nous. Faites le bien, et le bien viendra à vous!

Plantons ensemble des nouvelles Graines de Vie

De nos jours, et plus particulièrement dans nos sociétés régies par le capitalisme, l’homme a parfois tendance à oublier que sa survie dépend de la nature. C’est elle qui nous donne l’air pour respirer, la nourriture pour manger ou encore les matières premières utiles à notre développement.

En l’observant attentivement, nous pouvons nous rendre compte de sa force, de sa beauté et de sa puissance. Chaque élément de la nature a une place précise et un rôle à jouer dans le cycle de la vie. La biodiversité est donc essentielle pour maintenir notre équilibre sur Terre.

 

 

Ainsi, il est intéressant de constater qu’au contact de l’eau, une graine plantée devient un arbre vivant. Cet arbre donne ensuite naissance à des fruits, ceux-là même permettant aux hommes de se nourrir et de travailler.

Sauver l’humanité grâce à la reforestation

Suite à ces réflexions et avec une envie profonde de préserver cette nature, LIFE a mis en place il y a quelques années le programme Sapousse, visant à planter des arbres et ainsi agir en faveur de la reforestation, tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance.

Dans le cadre de ce programme, différents projets ont été lancés en Indonésie, au Mali ou encore sur l’île de Madagascar. En effet, Madagascar a perdu près de 80% de ses forêts en moins d’un siècle !

 

 

Des familles malgaches désireuses de changer les choses se  sont installées dans les campagnes. Cependant, sans moyens et sans accompagnement, il leur est difficile d’exploiter les terres qui leur ont été attribuées et de replanter les milliers d’arbres ayant été brûlés ou rasés.

Et si nous semions la vie ?

En raison de cela, Ismail Mounir a décidé de se joindre à LIFE et de se mobiliser pour redonner espoir à ces familles. L’objectif? Parrainer 200 familles au travers du financement de 200 packs agricoles.

En parrainant une famille, vous permettez ainsi à celle-ci d’accéder à l’auto-suffisance et contribuez à la reforestation de Madagascar. Ismail Mounir se lance ainsi, en ce début d’année, un challenge solidaire. Au côté de Tarek, le trésorier de LIFE, il vous explique plus en détails en quoi cela consiste.

 

Dans la mesure où le challenge réussit, ils partiront ensuite en mission sur le terrain pour suivre de plus près le suivi de vos dons.

Et si nous semions ensemble des graines de vie ? Pour parrainer une famille, c’est ici.

 

Une fin d’année solidaire grâce à vous !

Grâce aux dons récoltés de la Zakat, LIFE a pu agir efficacement ces trois derniers mois sur le terrain, en vue d’aider les démunis, les déplacés et réfugiés, les élèves souffrant de malnutrition ou encore les agriculteurs en difficulté financière. Voilà le bilan des opérations.

Une épicerie solidaire et gratuite

 

Premièrement, nous avons décidé d’agir en Grèce, et plus précisément au sein du camp de réfugiés situé sur l’île de Samos. Au total, près de 6000 migrants vivent sur l’île, dans des conditions sanitaires et alimentaires précaires.

C’est pourquoi, nous avons décidé de mettre en place au mois d’octobre une épicerie solidaire et gratuite afin de pouvoir distribuer de la nourriture aux réfugiés et populations locales démunies. Au total, plus de 1300 colis alimentaires ont déjà pu être distribués, dont 560 packs pour des mineurs non accompagnés.

Une double opération alimentaire et de reforestation s’est déroulée fin octobre au Bangladesh. Ainsi, 1600 kilos de nourriture ont été distribués aux nécessiteux et personnes infectées par le COVID 19. Ces colis contenaient du riz, de l’huile et des lentilles.

Par ailleurs, un soutien a été apporté aux agriculteurs en leur fournissant des graines de manguiers. Ceci afin d’encourager les plantations et de les aider dans leur travail.

Impact de la pandémie du COVID 19

 

Fin novembre, c’est à Kibera, au Kenya, que nous nous sommes rendus afin d’aider les familles démunies souffrant des conséquences économiques de la pandémie de COVID 19.

Ces derniers mois, depuis l’apparition du coronavirus, la situation est difficile. Cela a beaucoup affecté la communauté de Kibera. Les gens ont perdu leur moyen de subsistance et n’ont plus le choix de mendier. Ils n’ont plus rien à manger. Je suis très heureuse de ces colis car les sacs de riz pourront nous faire tenir au moins deux mois. Cela va beaucoup nous aider. Tout le monde est très reconnaissant de ces dons“, affirmait Zama, l’une des bénéficiaires.

Au total, 1000 familles ont bénéficié de colis alimentaires contenant du riz, de l’huile, du sucre et de la farine.

Une grande distribution de kits scolaires et de colis alimentaires s’est également tenue à Madagascar au sein de l’école Ambohibato Ambohimanambola, située dans la Région de Analamanga.

Les colis étaient destinés aux familles des élèves, tandis que des compléments alimentaires ont été directement distribué aux élèves souffrant de malnutrition, dû au manque de moyens financiers de leurs parents. Au total, nous avons pu, grâce à vos dons, offrir plus de 1635 colis alimentaires, 79 440 compléments alimentaires ainsi que 1986 kits scolaires.

La faim dans le ventre depuis un mois

En Somalie, nous avons opéré début décembre au sein de plusieurs camps de déplacés situés dans les régions de Benadire et Hiran. Les bénéficiaires étaient des personnes ayant été affectées par des inondations ou des patients de l’hôpital SDO.

Dans un premier temps, des traitements médicaux ont été mis à disposition des patients. Parallèlement, 1425 familles ont bénéficié de colis alimentaires. Celles-ci étaient sans nourriture depuis près d’un mois.

Si vous aussi, vous souhaitez aider les démunis à pouvoir manger à leur faim, n’hésitez pas à vous rendre sur cette page.

MALI : AGIR DANS LES ZONES DE GUERRE

En accentuant ses interventions dans trois domaines principaux que sont l’accès à l’eau potable, l’aide alimentaire et la reforestation, mais aussi sur des domaines annexes comme l’éducation et la formation, l’objectif de LIFE depuis sa création en 2009 est d’arriver à une société beaucoup plus équilibrée et à une meilleure répartition des richesses. Ceci afin de réduire de manière drastique les inégalités et d’arriver à une véritable cohésion sociale.

Dans toute association, il est ainsi primordial d’accorder une attention particulière à ce que l’action humanitaire soit fondée sur des valeurs morales et éthiques. Chez LIFE par exemple, les relations ne sont pas seulement fondées sur les principes de dons et de contre dons, mais nous favorisons une relation d’interdépendance exercée dans la transparence totale. C’est en ce sens que nous privilégions nos actions avec des partenaires locaux.

L’essentiel pour LIFE est de pouvoir évaluer ces jeunes associations qui ont besoin d’accompagnement, et de faire en sorte qu’elles répondent à nos besoins et exigences. Mêmes si celles-ci peuvent rencontres des lacunes du côté administratif, le point fort de ces structures est bien généralement la motivation de ses membres.

Aujourd’hui, nous accueillons dans cette nouvelle rubrique notre partenaire au Mali, Monsieur Dramane ARBY, président de l’ONG ADIL, pour nous faire un point sur la situation du pays et sur l’importance d’agir en zone de guerre, malgré les difficultés du terrain.

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

 Je suis Dramane ARBY, Ingénieur géologue de métier. Cela fait maintenant 35 ans que je suis dans les actions de développement local. J’y ai travaillé en qualité de Superviseur, Chef de Projet ou encore Coordinateur.

J’ai eu le privilège de diriger l’association ADIL-MALI depuis 2012. Une association qui s’est transformée en ONG nationale en mai 2018. Depuis, l’ONG a principalement travaillé avec des partenaires comme LIFE, la MINUSMA et le PNUD (Programme d’appui aux communes vulnérables).

Ces partenariats ont jusque-là évolué dans les domaines suivants : l’hydraulique, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, l’énergie et l’environnement.

 Pouvez-vous revenir sur le contexte actuel  au Mali?

 Le contexte politique au Mali est assez instable. On vit une période de transition politique depuis le coup d’Etat du 18 aout 2020. La junte militaire au pouvoir disait qu’elle avait pour mission de parachever la lutte du peuple malien pour le changement. Mais il y a une vive tension entre cette junte au pouvoir et la classe politique par rapport à la mise en place de l’organe législatif qu’est le Conseil National de Transition.

Le front social est en ébullition. Depuis la mise en place du gouvernement, les grèves ne font que se multiplier. De revendication à revendication, on tend vers un blocage socio-économique. Comme si le COVID19 ne suffisait pas!

Pourquoi au Mali, y a-t-il cette nécessité d’aller dans les zone proches des zones de conflits, de guerres, pour construire certains puits ?

Les zones abandonnées ou léguées en arrière-plan constituent partout des zones à risque de rébellion donc d’instabilité. Si le taux de couverture en eau potable est de 60% en moyenne à l’échelle nationale, au Nord, où la menace terroriste est présente, c’est autour de 50%. D’où le besoin de réalisation de nouveaux points d’eau.

Seulement, les forages de petites et moyennes profondeurs ne peuvent être exécutés que dans des zones particulières c’est-à-dire dans des territoires qui se trouvent non loin des cours d’eau. Dans le désert, une bonne partie du territoire au nord du Mali, le besoin en eau est crucial, mais cela nécessite de creuser à des grandes profondeurs, c’est-à-dire autour de 100 mètres.

C’est pourquoi nous sollicitons de plus en plus souvent la construction de châteaux d’eau, qui permettent de creuser plus profond. Nous en avons déjà réalisé plusieurs avec LIFE.

Quelle est la principale difficulté rencontrée sur le terrain terrain dans votre travail au quotidien ?

Depuis 2012, le Mali connaît une crise sécuritaire, qui s’est étendue sur une grande partie du territoire. Nous, nous agissons dans ces zones d’insécurité, à Mopti et Tombouctou. Nous ciblons les zones où on peut travailler, mais dans nos mouvements, nous ne sommes pas libres. On doit être très prudents pour mener nos activités.

Nos zones d’intervention sont en  grande nécessité d’eau car on est au Sahel. La pluviométrie est faible, les cours d’eau sont menacés et les nappes ne sont pas bien alimentées. Comme les nappes sont très profondes, ce n’est pas facile de pouvoir les atteindre.

Parfois, on va dans une communauté où les besoins en eau sont immenses mais malheureusement, nous ne pouvons pas faire le forage. C’est alors vraiment le désespoir. Pour nous, mais encore plus pour la communauté qui ne comprend pas. Ces difficultés peuvent amener quelques problèmes sur le terrain avec les populations.

Vous avez fait de nombreux forages avec LIFE. Quel évènement vous a le plus marqué?

Un jour, on est venus dans une zone. On leur a dit qu’on était prêt à faire un forage. Mais il fallait une source d’eau à proximité pour pouvoir alimenter la machine et créer le point d’eau. Sauf que là-bas, il n’y en avait nulle part, même pas un marigot. La distance de la source d’eau la plus proche était à 3km.

Ils nous ont demandé des bidons, on leur a fourni. Mais on n’y croyait pas. A notre grande surprise, tout le village, filles et garçons, jeunes et vieux, s’est mobilisé. On est arrivés à huit heures, du matin, et il n’y avait même plus de place. Tous les bidons et jarres étaient remplis d’eau.

“On a tellement besoin d’eau, que même si vous nous dites de déplacer une montagne, on est prêts à le faire pourvu qu’il y ait de l’eau”, dit le chef du village. Avec ça, on a pu vite terminer le point d’eau. Pour vous dire que parfois, on voit une détermination immense tellement que ça leur tient à coeur.

Quelle est la réaction des populations bénéficiaires après la venue d’un point d’eau ?

Quand ils reçoivent un point d’eau, c’est vraiment la fête au village. On a des images où on voit des danses. D’autres font des cadeaux. Ils nous offrent une chèvre ou un bouc. L’équipe qui a fait le forage, ils veulent les gratifier, tellement ils sont contents. Vraiment, c’est une joie pour eux!

Tu souhaites financer un puits ? Rends-toi ici.

QUEL AVENIR POUR LE CLIMAT?

Comme vous le savez déjà, en plus d’être activement engagée dans la lutte contre le manque d’eau, les famines, les guerres et les catastrophes naturelles dans le monde, LIFE est également une grande alliée de l’environnement.

En effet, nous nous sommes activés à mettre en place un programme de reforestation dans le but de lutter contre la déforestation mais aussi le réchauffement climatique. Et ce jour, nous célébrons la Journée mondiale du Climat !

 

Réchauffement climatique, qu’est-ce que c’est ?

On parle de réchauffement climatique pour désigner l’accroissement des températures qui se passe sur l’ensemble de notre écosystème depuis plus d’un siècle et demi. Cela est le fruit d’une énorme production d’énergie, aux gaz à effet de serre mais aussi à la déforestation. C’est donc une des résultantes des activités de l’homme.

Ce phénomène est la cause de nombreux dégâts environnementaux tels que la fonte des glaciers, la hausse des températures comme cité plus haut, l’érosion des plages, la salinisation des cultures ou encore l’augmentation du niveau de la mer. On assiste ainsi à une multiplication des catastrophes naturelles depuis plusieurs décennies.

Quelles conséquences ?

En 2020 par exemple, il y a eu une série d’incendies en Australie et dans l’Ouest des Etats-Unis (Californie, Arizona, Washington, Oregon) mais aussi des inondations au Népal et des invasions de criquets dans plusieurs régions du monde comme l’Afrique de l’Est, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient.

L’intensification de ces catastrophes est le fruit du dérèglement climatique. Selon l’ONU, une augmentation des températures allant de 3 à 5 degrés (Celsius) pourrait se produire d’ici la fin du siècle si les activités anthropiques ne changent pas.

LIFE au cœur de l’environnement

La Journée mondiale du Climat est une journée spéciale pour nous. D’autant plus que notre association, c’est plus de dix ans d’expérience et d’actions environnementales réalisées dans 25 pays au total !

Chez LIFE, nous sommes plus que jamais conscients de la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique. C’est dans ce sens qu’intervient d’ailleurs le programme Sapousse dont l’un des objectifs est de planter des arbres afin de participer à un rééquilibrage concernant notre planète.

Ces bouquets d’arbres sont aussi un moyen de subsistance pour les populations bénéficiaires, d’où l’appellation « arbre économique ». Ce mois-ci, 2469 arbres économiques ont été plantés avec LIFE. Ainsi, nous vous invitons à nous rejoindre dans notre engagement à préserver l’environnement en posant plusieurs actions.

Vous pouvez faire un don afin d’aider au reboisement car oui, avec Life il est possible de planter des arbres en ligne ! C’est le moment d’agir afin de réduire les dégâts environnementaux causés par nos activités.

Et si on sauvait la planète ?

Cette Journée mondiale du Climat est aussi un rappel de l’urgence climatique globale à laquelle nous faisons face. Par conséquent, il est important et impératif de mener des actions qui contribueront à diriger le monde vers un avenir durable et en faire un lègue aux générations futures. Et si on sauvait la planète en posant des actes éco-responsables ?

Pour planter des arbres, c’est ici.

WATER-SPONSOR : DE BELLES AVANCÉES !

Chez LIFE, il est possible d’aider des milliers de personnes grâce à un don mensuel au travers de notre programme water-sponsor. Ces dons servent à construire de nouveaux puits, des sanitaires, mais également à entretenir et à rénover d’anciens puits.

Parfois, ceux-ci servent aussi à distribuer de l’eau dans des situations d’urgence humanitaire. Aujourd’hui, grâce à vos nombreux dons, nous souhaitions revenir avec vous sur les dernières avancées réalisées grâce au fond water-sponsor.

De meilleures conditions de vie pour les réfugiés

Premièrement, en Grèce, cinq projets de latrines viennent de se terminer dans le camp de réfugiés de Vathy, situé sur l’île de Samos. Plus de 5000 réfugiés vivent au sein de ce camp, qui n’a pourtant une capacité que de 650 personnes.

Avant notre arrivée, seules quelques toilettes chimiques installées en bordure de la jungle étaient présentes. Situées loin des habitations de fortune de la majorité des réfugiés, cela comportait des risques sécuritaires et sanitaires. Ces nouvelles latrines facilitent désormais l’accès sanitaire aux résidents du camp et rendent leurs conditions de vie plus soutenables et saines.

Des nouveaux puits en Afrique

Au Maroc, c’est un puits traditionnel qui a pu être construit grâce à vos dons. Celui-ci a été implanté dans le village de Oulad Merzoug, à 40km de Ouarzazate, situé dans le Haut Atlas. Il s’agit d’une zone agricole et particulièrement aride. Le puits a été installé en bordure de la rivière Dadès, afin d’apporter l’eau à la partie du village située en amont, surtout pour la période de sécheresse.

En Côte d’Ivoire,  un projet de réhabilitation d’une pompe hydraulique a été réalisé dans le village de Gouimpleu, situé dans la région de Tonkpi. À l’origine, ce village contenait deux pompes, mais celles-ci étaient en panne, ce qui entraînait de nombreuses maladies hydriques chez les habitants.

Un comité de gestion a ainsi été mis sur pied afin de veiller à ce que cela ne se reproduise plus avec la nouvelle pompe. D’ici la fin du mois, trois nouveaux puits devraient aussi être implantés dans la commune de Bouake, apportant de l’eau potable pour plus de 2000 bénéficiaires.

De nouveaux sanitaires

En Éthiopie, 9 sanitaires ont été installés dans le camp Geladi, où résident plus de 2500 réfugiés. Le camp ne contenait jusqu’alors que deux toilettes, qui plus est insalubres. Les nouveaux sanitaires ont ainsi été implantés dans divers endroits du camp. Un forage solaire est également en cours de construction.

Enfin, en Indonésie, cinq latrines ont été inaugurées dans la région ouest de Malaka. Par ailleurs, notre partenaire sur place y a installé une rampe pour les personnes à mobilité réduite. Dix latrines supplémentaires sont également en cours de travaux dans la région.

Tu souhaites faire un don mensuel pour aider les populations à accéder à une eau propre et potable ? Visite notre page ici.

JOURNÉE MONDIALE DES TOILETTES

En cette Journée mondiale des Toilettes, nous souhaitions revenir avec vous sur la situation sanitaire vécue dans les pays en en voie développement. En effet, selon la Banque mondiale, près de 2,4 milliards de personnes dans le monde sont privées de systèmes d’assainissement, dont près de la moitié pratique la défécation à l’air libre.

L’ONU, au travers des Objectifs de Développement Durable, souhaite que d’ici dix ans, chaque personne sur Terre ait accès à des services d‘assainissement et d’hygiène adéquats, mettant fin à la pratique de défécation en plein air. Ceci en accordant une attention particulière aux besoins des femmes, des filles et des personnes en situation vulnérable.

Contrer les maladies et l’insécurité

De son côté, LIFE lutte depuis plusieurs années pour offrir aux populations démunies un accès à l’eau mais également pour améliorer la situation sanitaire des villageois. Ainsi, nous avons, en plus des puits d’eau potable, construit des latrines dans de nombreux villages ainsi qu’au sein de camps de réfugiés. Ceci s’inscrit donc dans l’objectif global promu par les Nations Unies.

Sur le terrain, nous avons pu régulièrement pu constater des manquements, les femmes nous confiant faire leurs besoins en brousse, ce qui peut apporter des maladies mais peut également se révéler dangereux en termes de sécurité dans certains pays. C’est pourquoi depuis quelques années, nous avons mis en place des projets de latrines traditionnelles au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie ou encore en Indonésie.

Un projet de Toilettes sèches mobile

 

En 2019, nous avons également lancé  au Mali un projet pilote deToilettes sèches mobiles” avec récupération de la matière, en collaboration avec l’Institut de Coopération Internationale. Comme vous pouvez le voir sur l’image, il s’agit d’une cabine métallique facilement montable et démontable comprenant un caisson composé d’un tiroir de récupération. La simplicité et la mobilité de la cabine permet de le déplacer aisément.

Ces toilettes sèches ont pour simple différence des toilettes usuelles le fait qu’elles n’utilisent pas d’eau pour l’évacuation des excrétas (urine et fèces). Aussi, ces dispositifs permettent le traitement des sous-produits grâce un processus non saturé en eau. Elles garantissent un retour au sol des déchets et leur valorisation agricole.

Ces Toilettes à litière biomaîtrisée sont constituées d’un seau d’environ 15 à 50 litres et recouvert d’une lunette. Après chaque utilisation, une portion de litière carbonée est ajoutée pour absorber les urines et recouvrir les fèces. Lorsque le seau est plein, il est vidé sur une aire de compostage extérieure.

Un moyen de lutter contre l’insécurité alimentaire

Les toilettes ne sont en elles-mêmes qu’un outil de collecte. Aucun système de ventilation n’est nécessaire, les odeurs provenant des matières stockées n’ayant pas le temps d’apparaître entre deux vidanges, si celles-ci sont réalisées à des fréquences raisonnables.

Ce type de projet apporte d’une part une plus-value sociale en contribuant à la réduction des risques de contaminations, à l’assainissement des quartiers et à l’amélioration du cadre de vie. D’autre part, cela permet de lutter contre l’insécurité alimentaire au travers de l’amélioration de la fertilité des sols par la valorisations des excrétas.

https://youtu.be/XP1kePpQMCo

SAPOUSSE : DEUX PROJETS EN COURS À MADAGASCAR

Comme vous le savez, LIFE s’engage pour l’environnement au travers de son programme Sapousse. Nos donateurs financent des arbres en ligne, tandis que nous les plantons sur le terrain. En ce moment, deux projets de reforestation se tiennent à Madagascar grâce à vos dons. On vous explique.

plantations arbres terres arides

Un premier projet d’agroforesterie et afforestation familiale

Premièrement, LIFE s’est engagé depuis 2019 dans un projet  d’agroforesterie et d’afforestation familiale dans les régions de Mahazina et Bogolava, à Madagascar. En effet, dans le cadre du plan gouvernemental d’exode urbain lancé en 2006, des familles malgaches ont bénéficié de terrains variant entre 2 et 5 hectares, situés hors des capitales.

L’objectif annoncé du gouvernement était de faire en sorte que ces bénéficiaires puissent vivre grâce aux cultures. Cependant, les terrains sont éloignés de toute activité économique, en plus d’être situés dans des zones infertiles et arides.

C’est dans ce cadre que LIFE a décidé de lancer un projet, visant à cultiver et planter de multiples essences d’arbres, tout en renforçant les capacités de ces communauté afin qu’elles puissent exploiter au mieux leurs parcelles.

L’objectif est donc de planter des “arbres économiques“, tout en faisant en sorte que les familles puissent atteindre l’autosuffisance financière. Notons que planter des arbres, en plus d’être bénéfique pour l’environnement, permet de fixer le sol et de limiter leur érosion.

association life ong réunion

En ce mois d’octobre, les activités viennent de reprendre. Une réunion s’est ainsi tenue avec les techniciens agricoles en vue de renforcer la collaboration et de planifier la réinscription des nouveaux collaborateurs. Une réunion d’information a ensuite eu lieu avec les 120 nouvelles familles inscrites au prochain projet de reforestation.

Une distribution de foyers de cuisson améliorée s’est également déroulée avec succès. Les avantages de ce type de four est que cela réduit de 50% la consommation de bois de chauffe et améliore la propreté de la zone de cuisson. Les familles passent en effet un temps considérable à chercher du bois de chauffe, car elles doivent parcourir des kilomètres pour en trouver. Désormais, ils passeront moins de temps aux fourneaux.

foyers de cuisson améliorée environnement

Dès lors, LIFE souhaitait que ce temps gagné soit mis à contribution d’un meilleur comportement vis-à-vis de l’environnement. Des instructions strictes leur ont ainsi été données : ne plus faire de feux de brousse ou encore, faire et entretenir les “pare-feu”, arroser les nouvelles plantes ainsi que les débroussailler.

Enfin, une visite des plantations a été réalisée avec les techniciens agricoles,  et une rencontre s’est tenue avec les pépiniéristes en vue d’organiser une formation en pépinière début novembre.

Plus de 10 000 arbres vont être plantés

Le second projet à Madagascar débutera ce mois-ci et se tient pour sa part dans les villages de Tsarahonena et Antakavana, des zones très arides caractérisées par des sols fragiles. L’objectif de ce projet est de créer un site reboisé de 12 hectares au sein duquel seront mis à terre 10 000 plants (arbres fruitiers et forestiers). Ces arbres seront plantés dans des parcelles de reboisement protégées par des pares-feux.

Le second objectif est que, grâce à ces plants, la population puisse générer des revenus à travers la vente de fruits, de légumes et de lait, puisque deux vaches laitières seront mises à disposition des villages. LIFE prévoit également d’acheter deux vélos pour permettre aux villageois d’atteindre les marchés et autres lieux de vente.

réunion association humanitaire life ong

Au total, 36 familles seront formées à la plantation d’arbres et au reboisement.  À termes, ces familles pourront gérer elles-mêmes les semences et arbres fruitiers qui leur sont alloués.

Faire un don pour ces projets, c’est ainsi agir en faveur de la reforestation et lutter contre le réchauffement climatique tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance. C’est ce qu’on appelle l’arbre économique…

COMMENT FAIRE CONFIANCE À UNE ONG HUMANITAIRE?

 

À force de scandales, les donateurs se montrent de plus en plus méfiants à l’égard des organisations et associations humanitaires. Aujourd’hui, ils veulent être certains que leurs dons ne soient pas utilisés à mauvais escient.

Mais comment savoir si l’on peut faire confiance à une ONG humanitaire? Tarek, trésorier et l’un des membres fondateur de LIFE, répond aux 6 questions régulièrement posées par nos donateurs.

 1) Comment définirais-tu une bonne organisation humanitaire?

Une bonne ONG, selon moi, est une ONG qui est à l’image et à l’écoute de ses donateurs. Elle doit aussi être à l’écoute du terrain et de ses bénéficiaires, afin  de pouvoir leur apporter des projets qui visent l’empowerment et qui vont donc les aider à évoluer, à sortir d’une situation compliquée. Le travail d’une bonne ONG est donc de faire correspondre les aspirations de ses donateurs avec les besoins des bénéficiaires sur le terrain.

Enfin, une autre qualité est la transparence, notamment  au niveau du fonctionnement. Chez LIFE, nous encourageons par exemple les donateurs, influenceurs et ambassadeurs à rejoindre les missions sur le terrain pour justement rendre compte de la réalité à l’ensemble de nos donateurs. On est l’une des premières organisations dans le paysage humanitaire  français à avoir fait ça.

2) Depuis plusieurs années, les gens se montrent méfiants face aux associations et organisations humanitaires. Pour quelles raisons?

La première, c’est qu’il y a eu des scandales. Il y a eu des ONG où les dons n’ont pas été utilisés correctement. Cela crée une méfiance chez le donateur.

Deuxièmement, il y a un manque de pédagogie dans l’explication de comment fonctionne une ONG. Il est important d’expliquer qu’une ONG a des frais de fonctionnement, des frais opérationnels ou encore des frais de communication. Le donateur peut le comprendre. Mais si tu n’es pas totalement transparent par rapport à ça, les donateurs seront méfiants.

Je pense aussi que quand un donateur fait un don, c’est notamment parce qu’il veut aider les démunis, mais aussi parce qu’il souhaite vivre une expérience. Et cette expérience, tu dois le lui donner à travers un suivi de projet, un calendrier très précis des opérations et une communication fluide. S’il y a un retard ou un soucis sur un projet, il faut lui en expliquer les raisons. Sinon, la confiance sera brisée.

Enfin, il y a les problèmes de mauvaise gestion qui accentuent la méfiance envers les organisations humanitaires.

3. Dès lors, quelles sont les actions que doit mettre en place une ONG pour prouver sa confiance?

Il y a plusieurs choses, notamment au niveau de la relation donateurs. Est-ce que l’on respecte le donateur dans son don? Est-ce qu’il reçoit bien sa confirmation de don? Son reçu fiscal?

Chez LIFE, on prête une grande attention à cela. On a l’habitude de recevoir les donateurs dans nos bureaux ou au téléphone pour leur expliquer comment leur don sera utilisé sur le terrain. On a même des opérations où on fait du tracking GPS, afin que le donateur voit à quel date et à quel endroit son don sera distribué.

Il est important aussi de faire des newsletters régulièrement, avec un bilan des actions du mois précédent accompagné de photos et de témoignages. Il faut aussi pouvoir faire des rapports annuels digestes qui reprennent les actions réalisées par l’ONG, tels que le nombre de millions d’arbres plantés ou de millions de repas distribués.

Enfin, chez LIFE, nous emmenons des bénévoles ou des donateurs sur les missions. Or, quand un donateur voit quelqu’un qui lui ressemble sur le terrain, il s’identifie et ça le rassure. Les influenceurs viennent aussi rendre compte de la réalité du terrain sur les réseaux sociaux. Tous ces éléments aident à renforcer la confiance du donateur en l’organisation.

liban
Samia Orosemane et Daniil Le Russe, deux personnalités françaises, en mission sur le terrain au Liban.

4. Comment construit-on une relation de confiance, sur la durée, avec le donateur?

Premièrement, en ayant un service de relation donateurs qui soit digne des plus grandes marques du monde du luxe, c’est-à-dire avec un chemin où le donateur est pris en charge quand son don est fait. Quand on est au plus près du donateur, on peut lui donner des nouvelles “fraîches” régulièrement.

Il y a aussi beaucoup de physique, à travers l’organisation d’évènements par exemple, ce qui permet de créer une confiance sur la durée, ainsi qu’à travers des opérations où l’on invite le donateur à venir sur le terrain.

Aussi, chez LIFE, on invite le donateur à créer une page de collecte personnalisée pour un puits par exemple, et c’est une manière de le sensibiliser et de faire en sorte qu’il s’approprie lui-même le projet. Il va pouvoir en parler à ses amis et à sa famille pour que les gens complètent cette collecte dont il sera l’ambassadeur.

Enfin, il faut créer du contenu sur les réseaux sociaux, et avoir des photos et vidéos en direct du terrain.

5. Justement, est-ce que toutes ces actions mentionnées dans les réponses précédentes sont mises en place chez LIFE?

Chez LIFE, toutes les choses dont je t’ai parlé sont mises en place. Les donateurs de LIFE insistent beaucoup sur la transparence. Le fait de pouvoir proposer à des bénévoles de venir sur le terrain pendant nos grosses opérations comme le Ramadan est un vrai gage de transparence.

Cette année, cela a été compliqué avec le COVID 19, mais habituellement, ils ont pour mission de rendre compte de la réalité aux donateurs. Ils ouvrent les colis de nourriture, vérifient ce qui est à l’intérieur, vont à la rencontre des bénéficiaires.

Le fait de pouvoir donner les coordonnées GPS de chaque puits, c’est aussi un gage de transparence car la personne peut prendre un billet d’avion et se rendre sur place pour vérifier que son projet existe bel et bien.

Enfin, LIFE, fait valider ses comptes annuels par un commissaire aux comptes qui est assermenté par l’Etat et qui vérifie chaque ligne budgétaire. Il va regarder comment chaque centime collecté a été affecté sur le terrain.

Ils sont ensuite validés par une Assemblée générale composée de membres fondateurs de LIFE, de bénévoles et de donateurs. C’est un vrai gage de transparence par rapport aux dons qui sont fait sur le terrain.

6. Certains critiquent le fait que “lorsque l’on donne aux démunis, il n’y a pas besoin de filmer”. Que répondre à cela?

Ce que j’aimerais leur dire, c’est que la population sur le terrain se sent extrêmement honorée. En fait, ils sont ravis de pouvoir témoigner face caméra et dire merci à ces gens qui sont à l’autre bout de la Terre et qui ont pensé à eux. Cela leur fait chaud au coeur.

Chez LIFE, on a toujours respecté une devise qui est de ne pas montrer la misère humaine. On a toujours montré les personnes d’une façon digne. LIFE refuse de travestir et de grossir les traits en montrant des gens qui pleurent ou qui sont dans des situations de détresse.

On a toujours voulu, par respect pour le bénéficiaire, le montrer dans une position digne, où il accepte de se faire filmer, où il est content et joyeux. C’est pourquoi il y a beaucoup de sourires dans les photos de LIFE. Cela leur fait plaisir car c’est leur manière à eux de témoigner de leur gratitude.

Par ailleurs, ici en France, comment motiver les gens à donner si derrière ils ne voient aucune de nos actions en images? Si tu ne montres pas des frères et des soeurs humains qui te remercient ? Pour les sceptiques, je leur propose de nous suivre sur les réseaux sociaux pour qu’ils se fassent leur propre idée. Peut-être que leur scepticisme disparaîtra alors.

7. Pour conclure, quelles sont les 3 valeurs essentielles à LIFE?

Le développement, l’autonomisation et l’innovation. Le développement car on vient en aide aux nécessiteux et aux personnes vulnérables sur la planète. L’autonomisation parce que l’on essaie de créer des projets innovants qui permettent l’autonomisation des populations sur le terrain.

Ce sont des projets que l’on ne trouve pas forcément partout mais qui sont dans l’innovation, notamment à travers notre programme Sapousse par exemple, de château d’eau ou de puits solaire. On envisage aussi à l’avenir d’aller vers des projets éducatifs pour éduquer les enfants au numérique.

8 questions à Thierry, technicien des puits au grand coeur

Depuis un an et demi, Thierry travaille au sein de LIFE ONG comme coordinateur technique au sein des projets “eau et assainissement“. Son rôle? Accompagner nos partenaires locaux sur le terrain dans la réalisation de leurs puits ou forages.

Si la technique est au coeur de son travail, il n’en oublie pas le plus important : l’humain. Aujourd’hui, il a accepté de répondre aux 8 questions que se posent nos donateurs.

1. Comment prenez-vous connaissance des besoins en eau d’un village en particulier ?

Très peu de bénéficiaires connaissent directement LIFE. Ils formulent généralement leurs besoins liés à l’eau auprès de leurs communes respectives qui sont elles-mêmes en relation directe avec les services hydrologiques ainsi que les régions. Les régions vont ensuite s’adresser aux associations locales qui adresseront leurs demandes aux différentes ONG avec lesquelles elles travaillent.

puits d'eau afrique
Mission au Togo dans laquelle Thierry a pu vérifier le bon fonctionnement des puits.

Il peut également arriver que des partenaires locaux constatent d’eux-mêmes le manque

 d’eau sur le  terrain. Souvent, ils entrent dès lors en contact avec les chefs de village afin de discuter avec eux de la mise en place éventuelle d’un puits d’eau ou forage au sein de leur communauté.

Le partenaire local est donc le maillon le plus important de la chaîne car c’est par lui que passent toutes les requêtes. Il est au plus près des populations bénéficiaires et est donc le plus à même de constater leurs réels besoins.

2. Comment se déroule le processus suite à une demande de puits?

Dès qu’une demande de puits est énoncée, un processus est engagé avec le partenaire local. Un livret de procédure lui est alors envoyé comprenant une fiche diagnostique correspondant à une mission de prospection sur le terrain nommée “mission exploratoire” de laquelle découleront d’autres phases liées aux questions de propriété foncière, au nombre de bénéficiaires, etc…

Suite à l’émission du diagnostic terrain par notre partenaire local, les membres du pôle projet entrent en action pour la lecture et l’étude des différents diagnostics en cours dans cette zone.

Après réception et validation de l’ensemble des documents nécessaires au lancement des ouvrages sollicités, le pôle projets veille au suivi régulier des travaux, au respect des conditions notifiées dans le cahier des charges ainsi qu’au respect des délais établis au préalable jusqu’à la livraison des ouvrages en bonne et due forme.

3. Quel type de relation entretenez-vous avec vos partenaires locaux?

Depuis de nombreuses années, nous travaillons main dans la main avec certains de nos partenaires et nous mettons un point d’honneur à stimuler par ce biais l’économie locale. Avec le temps, une relation de confiance s’établit entre eux et nous. Un partenaire que l’on peut qualifier de fiable est le résultat de nombreuses années de collaboration.

Après, nos exigences en tant qu’ONG ne sont pas toujours représentatives de ce qui se passe réellement sur le terrain. Lorsque l’on débute un nouvel ouvrage, énormément de paramètres entrent en compte. Parfois, un partenaire fiable peut avoir recruté un nouvel exécutant moins compétent que son prédécesseur, et qui prendra peut-être plus de temps à réaliser l’ouvrage.

Nous ne travaillons pas uniquement avec des numéros de références ou de commandes mais nous travaillons avec l’humain. Le côté humain est très important dans ce type de collaboration. Encore une fois, nous ne sommes là que pour les accompagner dans la mise en place de leur projet.

eau puits afrique
Mission au Togo dans laquelle Thierry a pu vérifier le bon fonctionnement des puits.

4. Quelle étape est la plus longue dans la phase de diagnostic?

Il faut différencier l’étape la plus longue et l’étape la plus importante. La plus importante est sans conteste celle de l’exploration car c’est elle qui détermine la viabilité de l’ouvrage. Si l’on se trompe sur celle-ci, tout le reste ne sera qu’une succession d’échecs.

Concernant l’étape la plus longue, il s’agit selon moi de la mise en place du comité de gestion car rappelons que LIFE agit principalement dans un objectif de développement. Nos objectifs sont la sensibilisation et l’accompagnement.

La mise en place d’un comité de gestion fiable et efficace est à l’image de la recherche d’un partenaire local de confiance. Il ne suffit pas de désigner les rôles et responsabilités de chacun. Nous devons nous assurer du réel taux d‘implication des bénéficiaires et nous assurer qu’ils ne se retireront pas du comité de gestion une fois l’ouvrage terminé.

Nous devons aussi vérifier qu’il n’y ait pas de tensions entre les différents villages voisins afin que le puits ne vienne pas accroître celles-ci. On accompagne et on conseille du mieux que l’on peut. Une fois de plus, l’humain entre en compte.

5. Quelles sont les caractéristiques techniques d’un forage et d’un puits creusé ?

Le puits est un ouvrage généralement creusé par des puisatiers à l’aide de pelles et pioches, voir par le biais de machines adaptées au creusage. Il est généralement peu profond (une trentaine de mètres maximum) et est reconnaissable par une ouverture relativement large.

Il va généralement être cuvelé avec des buses en ciment pour en maintenir les parois. Il Il est approvisionné par des infiltrations d’eaux de pluie qui se sont accumulées dans le sol en accédant à des zones saturées en eau, les nappes phréatiques. La quantité d’eau en son sein varie en fonction de la pluviométrie.

Le forage est caractérisé par un trou foré d’environ 20 centimètres de diamètre dont les parois sont stabilisées par une longue colonne de  tubes (habituellement en PVC) pouvant atteindre de très grandes profondeurs (parfois plus de 300 mètres) et atteindre ce que l’on appelle les nappes captives. La potabilité y est très sûre.

6. Lequel des deux est le plus avantageux?

villages difficiles d'accès, association life ong
LIFE prête attention à se rendre dans les zones reculées, là où les autres ONG sont absentes.

Le puits creusé  permet également aux populations vivant dans des zones très reculées de disposer d’un accès plus direct à l’eau, là où les machines et plateformes de forage ne passent pas.

Même si la potabilité de l’eau n’y est pas garantie, il reste donc adapté à divers contextes locaux, l’un des objectifs spécifiques de LIFE étant de soutenir des villages dans les endroits où il n’y a aucun point d’accès potable et où d’autres ONG ne se rendent pas nécessairement.  

Le forage est plus rapide mais plus coûteux et nécessite un entretient plus important que le puits traditionnel. Il est également beaucoup moins dangereux lors de la réalisation car les opérations sont est exécutées  depuis la surface alors que le fait de creuser un puits à la main nécessite une présence humaine au fond du trou pour creuser et ces personnes s’exposent aux risques d’effondrement notamment lors des périodes d’intempéries.

L’un n’est pas meilleur que l’autre. Ils répondent tous deux à des besoins différents. Prenons l’exemple d’un village possédant du bétail et nécessitant l’accès à l’eau afin d’y abreuver les bêtes, le puits foré ne  correspondrait absolument pas à la demande car le débit fournit par la pompe serait beaucoup trop faible.

Puits d'eau - afrique
S’ils servent en premier lieu à la population, les puits peuvent aussi servir à abreuver les bêtes.

7. Quelle est la durée de vie moyenne d’un puits?

La réponse à cette question est très aléatoire et dépend totalement du contexte environnemental. Logiquement, tant que le choix des matériaux a été effectué consciencieusement, que la maintenance du puits est assurée, que la population locale est sensibilisée à bien veiller à maintenir la pérennité du puits et qu’il n’y a pas de gros souci écologique majeur, un puits peut durer aussi longtemps que la vie nous le permettra.

Mais il s’agit là d’une situation utopique. Je dirais que la moyenne est d’environ 20 ans. D’où le fait de sensibiliser et d’accompagner les populations bénéficiaires. Cette étape est de loin la plus importante dans un projet de développement.

La population est en joie après l’installation de leur nouveau puits.

8. Comment se déroulent vos audits une fois le puits terminé ?

Une fois de plus, le côté humain est au premier plan. Au delà des retours d’analyses physico-chimiques et bactériologiques, etc… il est très important pour nous lors de l’audit de prendre le temps d’échanger avec la population locale.

Il m’est arrivé notamment au Mali d’être amené à questionner les femmes du village, généralement les principales utilisatrices des puits, afin de savoir si l’eau n’a pas un goût spécifique, si elles ne constataient rien d’anormal, etc..

Ce jour-là, juste avant que nous ne partions, une femme vient me voir et m’informe qu’elle a trouvé un petit vers de terre dans une bassine d’eau. Nous avons alors effectué des recherches supplémentaires, puis, après avoir puisé six bassines d’eau, toujours rien !

La septième bassine contenait bien des vers de terre. Elle avait raison, elle l’avait vu ! Cette femme avait remarqué l’apparition de ces vers après les fortes pluies. Il s’agissait d’un léger défaut d’étanchéité du puits dû à une disjonction des buses à l’intérieur du puits.

Tout ceci entre dans l’accompagnement des bénéficiaires. Il ne s’agit donc pas seulement de financer et de faire construire des ouvrage, puis de repartir comme on est venu. Nous essayons de nous projeter et d’investir sur l’avenir.

Si toi aussi, tu souhaites offrir un puits à un village, c’est ici : https://life-ong.org/constuire-puits-afrique-asie/