4 conseils pour rendre les populations vulnérables plus autonomes

Si les organisations purement humanitaires agissent généralement dans l’urgence en apportant une aide immédiate aux populations démunies, il n’en est pas de même pour les organisations d’aide au développement. Celles-ci agissent à long-terme et ont le devoir de réfléchir à la manière d’aider au mieux les populations vulnérables.

Ceci afin qu’elles soient autonomes et puissent par la suite, mettre en place des projets et activités par elles-mêmes. Voici donc nos 4 conseils pour rendre les populations vulnérables plus autonomes.

1. Renforcer les capacités des populations

Pour pouvoir rendre les populations plus autonomes, il est primordial de renforcer leurs capacités, et ce, au travers de campagnes de sensibilisations ainsi que de formations. C’est là le véritable sens de l’aide au développement, qui ne vise pas à simplement à offrir quelque chose d’éphémère, mais à faire en sorte que l’aide apportée offre des résultats à long-terme pour les populations.

Chez LIFE, nous en sommes conscients et menons régulièrement des formations dans diverses domaines. En Indonésie, par exemple, nous avions mis en place un projet de replantation de bambous.

Fabrication d’objets en feuilles de pandan et rotin.

L’objectif ? Former des habitants à la plantation et ainsi leur permettre de développer des activités génératrices de revenus, à partir des espèces plantées et autres éléments naturels. Ce projet était accompagné d’activités artisanales tels que la fabrication de mobilier en bambou et d’objets en feuille de pandan et rotin.

Dans le cadre d’un autre projet, des habitants ont été formés aux bienfaits environnementaux de la mangrove,  et ont également pu générer des revenus grâce aux produits issus de cette mangrove. 

La coloration de tissus est réalisée grâce aux feuilles de la mangrove.

2. Donner des responsabilités et des rôles

 Dans tout projet, pour que populations se sentent impliquées et autonomes, il est important de donner des responsabilités et des rôles aux habitants. Il faut avoir une démarche humble et être conscients que même si le financement du projet provient de notre organisation, nous n’avons pas besoin de tout guider.

Il faut faire confiance aux populations en leur confiant des tâches à gérer par eux-mêmes. En montrant que vous leur accordez cette confiance, ils se sentiront davantage motivés et concernés par la réussite du projet. De l’autre, cela permettra, le jour où l’association n’est plus là, d’avoir des personnes capables de continuer le travail commencé par l’organisation.

Ainsi, chez LIFE par exemple, nous mettons en place des comités de gestion dans les villages où des puits ont été installés. Les populations votent ainsi pour désigner parmi eux un responsable du puits, un trésorier ainsi qu’un ou une secrétaire afin de veiller à la pérennisation du forage.

3. Favoriser le développement des activités génératrices de revenus

 Comme expliqué brièvement dans le premier point, c’est important de mettre en place des systèmes qui favorisent le développement d’activités génératrices de revenus pour les populations. Pour cela, il faut créer des infrastructures de services basiques (gestion des déchets, de l’eau, etc), afin de leur donner les moyens de démarrer et prendre leur élan.

Par exemple, chez LIFE, nous leur mettons à disposition de l’eau potable grâce à l’installation d’un forage au sein du village. Les femmes et enfants ne doivent désormais plus parcourir des kilomètres chaque matin pour trouver une source.

Déchargées de la gestion de l’eau, les femmes libèrent ainsi du temps pour leurs activités génératrices de revenus, tandis que les enfants peuvent dès lors se rendre à l’école.

Dans nos projets réalisés dans le cadre de notre campagne « Sapousse », nous leur mettons à disposition des outils ou encore des plants afin qu’ils se forment à la reforestation et puissent ensuite en tirer des bénéfices. 

4. Encourager la transmission des connaissances

Il est possible de créer des modèles de villages avec différentes activités par et pour eux. Ainsi,  on peut avoir un village formé à l’agriculture classique, le second au maraîchage et le suivant qui est doté de machines de transformations agricoles. Cela permet d’un côté de faire circuler les revenus entre eux.

De l’autre, cela permet également de favoriser et encourager la transmission des connaissances. Ainsi, l’an dernier, à Madagascar, LIFE avait formé un village à la plantation d’arbres fruitiers.

Récemment, nous y sommes retournés et avons pu constater avec joie que ce village a ensuite pris l’initiative de former les habitants des villages voisins. Il fut de même en Indonésie pour les personnes formées à la plantations de bambous. C’est ça la solidarité!