WATER-SPONSOR : DE BELLES AVANCÉES !

Chez LIFE, il est possible d’aider des milliers de personnes grâce à un don mensuel au travers de notre programme water-sponsor. Ces dons servent à construire de nouveaux puits, des sanitaires, mais également à entretenir et à rénover d’anciens puits.

Parfois, ceux-ci servent aussi à distribuer de l’eau dans des situations d’urgence humanitaire. Aujourd’hui, grâce à vos nombreux dons, nous souhaitions revenir avec vous sur les dernières avancées réalisées grâce au fond water-sponsor.

De meilleures conditions de vie pour les réfugiés

Premièrement, en Grèce, cinq projets de latrines viennent de se terminer dans le camp de réfugiés de Vathy, situé sur l’île de Samos. Plus de 5000 réfugiés vivent au sein de ce camp, qui n’a pourtant une capacité que de 650 personnes.

Avant notre arrivée, seules quelques toilettes chimiques installées en bordure de la jungle étaient présentes. Situées loin des habitations de fortune de la majorité des réfugiés, cela comportait des risques sécuritaires et sanitaires. Ces nouvelles latrines facilitent désormais l’accès sanitaire aux résidents du camp et rendent leurs conditions de vie plus soutenables et saines.

Des nouveaux puits en Afrique

Au Maroc, c’est un puits traditionnel qui a pu être construit grâce à vos dons. Celui-ci a été implanté dans le village de Oulad Merzoug, à 40km de Ouarzazate, situé dans le Haut Atlas. Il s’agit d’une zone agricole et particulièrement aride. Le puits a été installé en bordure de la rivière Dadès, afin d’apporter l’eau à la partie du village située en amont, surtout pour la période de sécheresse.

En Côte d’Ivoire,  un projet de réhabilitation d’une pompe hydraulique a été réalisé dans le village de Gouimpleu, situé dans la région de Tonkpi. À l’origine, ce village contenait deux pompes, mais celles-ci étaient en panne, ce qui entraînait de nombreuses maladies hydriques chez les habitants.

Un comité de gestion a ainsi été mis sur pied afin de veiller à ce que cela ne se reproduise plus avec la nouvelle pompe. D’ici la fin du mois, trois nouveaux puits devraient aussi être implantés dans la commune de Bouake, apportant de l’eau potable pour plus de 2000 bénéficiaires.

De nouveaux sanitaires

En Éthiopie, 9 sanitaires ont été installés dans le camp Geladi, où résident plus de 2500 réfugiés. Le camp ne contenait jusqu’alors que deux toilettes, qui plus est insalubres. Les nouveaux sanitaires ont ainsi été implantés dans divers endroits du camp. Un forage solaire est également en cours de construction.

Enfin, en Indonésie, cinq latrines ont été inaugurées dans la région ouest de Malaka. Par ailleurs, notre partenaire sur place y a installé une rampe pour les personnes à mobilité réduite. Dix latrines supplémentaires sont également en cours de travaux dans la région.

Tu souhaites faire un don mensuel pour aider les populations à accéder à une eau propre et potable ? Visite notre page ici.

JOURNÉE MONDIALE DES TOILETTES

En cette Journée mondiale des Toilettes, nous souhaitions revenir avec vous sur la situation sanitaire vécue dans les pays en en voie développement. En effet, selon la Banque mondiale, près de 2,4 milliards de personnes dans le monde sont privées de systèmes d’assainissement, dont près de la moitié pratique la défécation à l’air libre.

L’ONU, au travers des Objectifs de Développement Durable, souhaite que d’ici dix ans, chaque personne sur Terre ait accès à des services d‘assainissement et d’hygiène adéquats, mettant fin à la pratique de défécation en plein air. Ceci en accordant une attention particulière aux besoins des femmes, des filles et des personnes en situation vulnérable.

Contrer les maladies et l’insécurité

De son côté, LIFE lutte depuis plusieurs années pour offrir aux populations démunies un accès à l’eau mais également pour améliorer la situation sanitaire des villageois. Ainsi, nous avons, en plus des puits d’eau potable, construit des latrines dans de nombreux villages ainsi qu’au sein de camps de réfugiés. Ceci s’inscrit donc dans l’objectif global promu par les Nations Unies.

Sur le terrain, nous avons pu régulièrement pu constater des manquements, les femmes nous confiant faire leurs besoins en brousse, ce qui peut apporter des maladies mais peut également se révéler dangereux en termes de sécurité dans certains pays. C’est pourquoi depuis quelques années, nous avons mis en place des projets de latrines traditionnelles au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie ou encore en Indonésie.

Un projet de Toilettes sèches mobile

 

En 2019, nous avons également lancé  au Mali un projet pilote de « Toilettes sèches mobiles » avec récupération de la matière, en collaboration avec l’Institut de Coopération Internationale. Comme vous pouvez le voir sur l’image, il s’agit d’une cabine métallique facilement montable et démontable comprenant un caisson composé d’un tiroir de récupération. La simplicité et la mobilité de la cabine permet de le déplacer aisément.

Ces toilettes sèches ont pour simple différence des toilettes usuelles le fait qu’elles n’utilisent pas d’eau pour l’évacuation des excrétas (urine et fèces). Aussi, ces dispositifs permettent le traitement des sous-produits grâce un processus non saturé en eau. Elles garantissent un retour au sol des déchets et leur valorisation agricole.

Ces Toilettes à litière biomaîtrisée sont constituées d’un seau d’environ 15 à 50 litres et recouvert d’une lunette. Après chaque utilisation, une portion de litière carbonée est ajoutée pour absorber les urines et recouvrir les fèces. Lorsque le seau est plein, il est vidé sur une aire de compostage extérieure.

Un moyen de lutter contre l’insécurité alimentaire

Les toilettes ne sont en elles-mêmes qu’un outil de collecte. Aucun système de ventilation n’est nécessaire, les odeurs provenant des matières stockées n’ayant pas le temps d’apparaître entre deux vidanges, si celles-ci sont réalisées à des fréquences raisonnables.

Ce type de projet apporte d’une part une plus-value sociale en contribuant à la réduction des risques de contaminations, à l’assainissement des quartiers et à l’amélioration du cadre de vie. D’autre part, cela permet de lutter contre l’insécurité alimentaire au travers de l’amélioration de la fertilité des sols par la valorisations des excrétas.

SAPOUSSE : DEUX PROJETS EN COURS À MADAGASCAR

Comme vous le savez, LIFE s’engage pour l’environnement au travers de son programme Sapousse. Nos donateurs financent des arbres en ligne, tandis que nous les plantons sur le terrain. En ce moment, deux projets de reforestation se tiennent à Madagascar grâce à vos dons. On vous explique.

plantations arbres terres arides

Un premier projet d’agroforesterie et afforestation familiale

Premièrement, LIFE s’est engagé depuis 2019 dans un projet  d’agroforesterie et d’afforestation familiale dans les régions de Mahazina et Bogolava, à Madagascar. En effet, dans le cadre du plan gouvernemental d’exode urbain lancé en 2006, des familles malgaches ont bénéficié de terrains variant entre 2 et 5 hectares, situés hors des capitales.

L’objectif annoncé du gouvernement était de faire en sorte que ces bénéficiaires puissent vivre grâce aux cultures. Cependant, les terrains sont éloignés de toute activité économique, en plus d’être situés dans des zones infertiles et arides.

C’est dans ce cadre que LIFE a décidé de lancer un projet, visant à cultiver et planter de multiples essences d’arbres, tout en renforçant les capacités de ces communauté afin qu’elles puissent exploiter au mieux leurs parcelles.

L’objectif est donc de planter des « arbres économiques« , tout en faisant en sorte que les familles puissent atteindre l’autosuffisance financière. Notons que planter des arbres, en plus d’être bénéfique pour l’environnement, permet de fixer le sol et de limiter leur érosion.

association life ong réunion

En ce mois d’octobre, les activités viennent de reprendre. Une réunion s’est ainsi tenue avec les techniciens agricoles en vue de renforcer la collaboration et de planifier la réinscription des nouveaux collaborateurs. Une réunion d’information a ensuite eu lieu avec les 120 nouvelles familles inscrites au prochain projet de reforestation.

Une distribution de foyers de cuisson améliorée s’est également déroulée avec succès. Les avantages de ce type de four est que cela réduit de 50% la consommation de bois de chauffe et améliore la propreté de la zone de cuisson. Les familles passent en effet un temps considérable à chercher du bois de chauffe, car elles doivent parcourir des kilomètres pour en trouver. Désormais, ils passeront moins de temps aux fourneaux.

foyers de cuisson améliorée environnement

Dès lors, LIFE souhaitait que ce temps gagné soit mis à contribution d’un meilleur comportement vis-à-vis de l’environnement. Des instructions strictes leur ont ainsi été données : ne plus faire de feux de brousse ou encore, faire et entretenir les « pare-feu », arroser les nouvelles plantes ainsi que les débroussailler.

Enfin, une visite des plantations a été réalisée avec les techniciens agricoles,  et une rencontre s’est tenue avec les pépiniéristes en vue d’organiser une formation en pépinière début novembre.

Plus de 10 000 arbres vont être plantés

Le second projet à Madagascar débutera ce mois-ci et se tient pour sa part dans les villages de Tsarahonena et Antakavana, des zones très arides caractérisées par des sols fragiles. L’objectif de ce projet est de créer un site reboisé de 12 hectares au sein duquel seront mis à terre 10 000 plants (arbres fruitiers et forestiers). Ces arbres seront plantés dans des parcelles de reboisement protégées par des pares-feux.

Le second objectif est que, grâce à ces plants, la population puisse générer des revenus à travers la vente de fruits, de légumes et de lait, puisque deux vaches laitières seront mises à disposition des villages. LIFE prévoit également d’acheter deux vélos pour permettre aux villageois d’atteindre les marchés et autres lieux de vente.

réunion association humanitaire life ong

Au total, 36 familles seront formées à la plantation d’arbres et au reboisement.  À termes, ces familles pourront gérer elles-mêmes les semences et arbres fruitiers qui leur sont alloués.

Faire un don pour ces projets, c’est ainsi agir en faveur de la reforestation et lutter contre le réchauffement climatique tout en fournissant aux populations locales un moyen de subsistance. C’est ce qu’on appelle l’arbre économique…

COMMENT FAIRE CONFIANCE À UNE ONG HUMANITAIRE?

 

À force de scandales, les donateurs se montrent de plus en plus méfiants à l’égard des organisations et associations humanitaires. Aujourd’hui, ils veulent être certains que leurs dons ne soient pas utilisés à mauvais escient.

Mais comment savoir si l’on peut faire confiance à une ONG humanitaire? Tarek, trésorier et l’un des membres fondateur de LIFE, répond aux 6 questions régulièrement posées par nos donateurs.

 1) Comment définirais-tu une bonne organisation humanitaire?

Une bonne ONG, selon moi, est une ONG qui est à l’image et à l’écoute de ses donateurs. Elle doit aussi être à l’écoute du terrain et de ses bénéficiaires, afin  de pouvoir leur apporter des projets qui visent l’empowerment et qui vont donc les aider à évoluer, à sortir d’une situation compliquée. Le travail d’une bonne ONG est donc de faire correspondre les aspirations de ses donateurs avec les besoins des bénéficiaires sur le terrain.

Enfin, une autre qualité est la transparence, notamment  au niveau du fonctionnement. Chez LIFE, nous encourageons par exemple les donateurs, influenceurs et ambassadeurs à rejoindre les missions sur le terrain pour justement rendre compte de la réalité à l’ensemble de nos donateurs. On est l’une des premières organisations dans le paysage humanitaire  français à avoir fait ça.

2) Depuis plusieurs années, les gens se montrent méfiants face aux associations et organisations humanitaires. Pour quelles raisons?

La première, c’est qu’il y a eu des scandales. Il y a eu des ONG où les dons n’ont pas été utilisés correctement. Cela crée une méfiance chez le donateur.

Deuxièmement, il y a un manque de pédagogie dans l’explication de comment fonctionne une ONG. Il est important d’expliquer qu’une ONG a des frais de fonctionnement, des frais opérationnels ou encore des frais de communication. Le donateur peut le comprendre. Mais si tu n’es pas totalement transparent par rapport à ça, les donateurs seront méfiants.

Je pense aussi que quand un donateur fait un don, c’est notamment parce qu’il veut aider les démunis, mais aussi parce qu’il souhaite vivre une expérience. Et cette expérience, tu dois le lui donner à travers un suivi de projet, un calendrier très précis des opérations et une communication fluide. S’il y a un retard ou un soucis sur un projet, il faut lui en expliquer les raisons. Sinon, la confiance sera brisée.

Enfin, il y a les problèmes de mauvaise gestion qui accentuent la méfiance envers les organisations humanitaires.

3. Dès lors, quelles sont les actions que doit mettre en place une ONG pour prouver sa confiance?

Il y a plusieurs choses, notamment au niveau de la relation donateurs. Est-ce que l’on respecte le donateur dans son don? Est-ce qu’il reçoit bien sa confirmation de don? Son reçu fiscal?

Chez LIFE, on prête une grande attention à cela. On a l’habitude de recevoir les donateurs dans nos bureaux ou au téléphone pour leur expliquer comment leur don sera utilisé sur le terrain. On a même des opérations où on fait du tracking GPS, afin que le donateur voit à quel date et à quel endroit son don sera distribué.

Il est important aussi de faire des newsletters régulièrement, avec un bilan des actions du mois précédent accompagné de photos et de témoignages. Il faut aussi pouvoir faire des rapports annuels digestes qui reprennent les actions réalisées par l’ONG, tels que le nombre de millions d’arbres plantés ou de millions de repas distribués.

Enfin, chez LIFE, nous emmenons des bénévoles ou des donateurs sur les missions. Or, quand un donateur voit quelqu’un qui lui ressemble sur le terrain, il s’identifie et ça le rassure. Les influenceurs viennent aussi rendre compte de la réalité du terrain sur les réseaux sociaux. Tous ces éléments aident à renforcer la confiance du donateur en l’organisation.

liban
Samia Orosemane et Daniil Le Russe, deux personnalités françaises, en mission sur le terrain au Liban.

4. Comment construit-on une relation de confiance, sur la durée, avec le donateur?

Premièrement, en ayant un service de relation donateurs qui soit digne des plus grandes marques du monde du luxe, c’est-à-dire avec un chemin où le donateur est pris en charge quand son don est fait. Quand on est au plus près du donateur, on peut lui donner des nouvelles « fraîches » régulièrement.

Il y a aussi beaucoup de physique, à travers l’organisation d’évènements par exemple, ce qui permet de créer une confiance sur la durée, ainsi qu’à travers des opérations où l’on invite le donateur à venir sur le terrain.

Aussi, chez LIFE, on invite le donateur à créer une page de collecte personnalisée pour un puits par exemple, et c’est une manière de le sensibiliser et de faire en sorte qu’il s’approprie lui-même le projet. Il va pouvoir en parler à ses amis et à sa famille pour que les gens complètent cette collecte dont il sera l’ambassadeur.

Enfin, il faut créer du contenu sur les réseaux sociaux, et avoir des photos et vidéos en direct du terrain.

5. Justement, est-ce que toutes ces actions mentionnées dans les réponses précédentes sont mises en place chez LIFE?

Chez LIFE, toutes les choses dont je t’ai parlé sont mises en place. Les donateurs de LIFE insistent beaucoup sur la transparence. Le fait de pouvoir proposer à des bénévoles de venir sur le terrain pendant nos grosses opérations comme le Ramadan est un vrai gage de transparence.

Cette année, cela a été compliqué avec le COVID 19, mais habituellement, ils ont pour mission de rendre compte de la réalité aux donateurs. Ils ouvrent les colis de nourriture, vérifient ce qui est à l’intérieur, vont à la rencontre des bénéficiaires.

Le fait de pouvoir donner les coordonnées GPS de chaque puits, c’est aussi un gage de transparence car la personne peut prendre un billet d’avion et se rendre sur place pour vérifier que son projet existe bel et bien.

Enfin, LIFE, fait valider ses comptes annuels par un commissaire aux comptes qui est assermenté par l’Etat et qui vérifie chaque ligne budgétaire. Il va regarder comment chaque centime collecté a été affecté sur le terrain.

Ils sont ensuite validés par une Assemblée générale composée de membres fondateurs de LIFE, de bénévoles et de donateurs. C’est un vrai gage de transparence par rapport aux dons qui sont fait sur le terrain.

6. Certains critiquent le fait que « lorsque l’on donne aux démunis, il n’y a pas besoin de filmer ». Que répondre à cela?

Ce que j’aimerais leur dire, c’est que la population sur le terrain se sent extrêmement honorée. En fait, ils sont ravis de pouvoir témoigner face caméra et dire merci à ces gens qui sont à l’autre bout de la Terre et qui ont pensé à eux. Cela leur fait chaud au coeur.

Chez LIFE, on a toujours respecté une devise qui est de ne pas montrer la misère humaine. On a toujours montré les personnes d’une façon digne. LIFE refuse de travestir et de grossir les traits en montrant des gens qui pleurent ou qui sont dans des situations de détresse.

On a toujours voulu, par respect pour le bénéficiaire, le montrer dans une position digne, où il accepte de se faire filmer, où il est content et joyeux. C’est pourquoi il y a beaucoup de sourires dans les photos de LIFE. Cela leur fait plaisir car c’est leur manière à eux de témoigner de leur gratitude.

Par ailleurs, ici en France, comment motiver les gens à donner si derrière ils ne voient aucune de nos actions en images? Si tu ne montres pas des frères et des soeurs humains qui te remercient ? Pour les sceptiques, je leur propose de nous suivre sur les réseaux sociaux pour qu’ils se fassent leur propre idée. Peut-être que leur scepticisme disparaîtra alors.

7. Pour conclure, quelles sont les 3 valeurs essentielles à LIFE?

Le développement, l’autonomisation et l’innovation. Le développement car on vient en aide aux nécessiteux et aux personnes vulnérables sur la planète. L’autonomisation parce que l’on essaie de créer des projets innovants qui permettent l’autonomisation des populations sur le terrain.

Ce sont des projets que l’on ne trouve pas forcément partout mais qui sont dans l’innovation, notamment à travers notre programme Sapousse par exemple, de château d’eau ou de puits solaire. On envisage aussi à l’avenir d’aller vers des projets éducatifs pour éduquer les enfants au numérique.