5 conseils pour réaliser un puits d’eau potable

Loin d’être le cadet de nos soucis, l’eau potable est, pour beaucoup d’Européens, une source à laquelle nous avons tout naturellement accès. Depuis notre naissance, celle-ci coule à flots dans notre salle de bains, notre cuisine ou encore dans notre jardin. D’autres l’achètent en supermarché.

Mais dans les pays en voie de développement, la question de l’eau peut se révéler un véritable calvaire. “Sans eau, tu ne peux pas vivre!”, entend-on souvent. Des millions de femmes parcourent chaque matin des kilomètres pour en trouver. Une perte de temps précieuse pour leurs activités génératrices de revenus mais aussi un risque élevé de contaminations.  

Dès lors, les organisations d’aides humanitaires ont compris qu’il était primordial de leur fournir ce besoin élémentaire. Comment ? En construisant notamment des puits, permettant à tout un village de s’approvisionner en eau potable. 

Mais nombreux sont les puits qui, au bout de quelques mois, rencontrent de sérieux dysfonctionnements. Dans le Niger désertique, par exemple, vous pouvez facilement trouver une dizaine de puits abandonnés dans une seule et même zone géographique.  

Chez LIFE, l’accès à l’eau potable est notre priorité. Depuis 2011, nous construisons des puits dans des villages en Afrique et en Asie. Au fur et à mesure des années, nous sommes parvenus à améliorer nos procédures et façons de faire. Forts de cette expérience, nous souhaitons aujourd’hui partager avec vous 5 conseils pour réaliser un puits d’eau potable solide et viable.

eau de puits contaminée

1. Choisir l’emplacement idéal pour creuser le puits

On le sait, un puits d’eau potable ne peut se faire n’importe où et n’importe comment! La demande d’un village pour de l’eau ne peut suffire à l’acceptation du projet. Il faut tenir compte de plusieurs critères et pour cela, il est primordial de se rendre sur le terrain au préalable. 

Tout d’abord, l’emplacement du puits doit tenir compte du sous-sol et plus particulièrement de la nappe phréatique, en vue d’analyser la profondeur de l’eau. Dans notre cas, nous avons parfois été contraints de refuser l’emplacement d’un puits, dû à un sol trop rocheux par exemple. 

Le puits doit également être placé en amont des zones ou installations polluantes car celles-ci peuvent contaminer les nappes phréatiques. Enfin, chez LIFE, l’emplacement du puits doit être choisi de sorte à ce qu’il desserve un maximum de personnes. Cela doit donc être un terrain à disposition de la communauté.

populations autour d'un puits d'eau potable - association life ong

      2. Avoir un puits d’eau potable robuste et résistant

Un puits, c’est bien. Mais un puits de qualité, c’est mieux! Et pour cela, il faut faire attention d’un côté au matériel que l’on achète, et de l’autre veiller à l’installation. Il est ainsi primordial que la tuyauterie soit réalisée par des professionnels. 

Concernant les pompes, il est recommandé de recourir à du matériel solide et résistant. En cherchant bien, vous pourrez en trouver avec un très bon rapport qualité/prix. Par ailleurs, il faut veiller à ce que la matière de la tuyauterie soit en INOX et non en PVC léger, car cela est trop fragile, notamment au niveau des raccords.

Les tubes de médiocre qualité sont à écarter car cela peut conduire à la pollution des eaux du puits, par la présence récurrente de rouille et de particules indésirables voire toxiques. 

Une fois le puits installé, il est également primordial de faire un test de l’eau en prélevant un échantillon et en envoyant les analyses au sein d’un laboratoire. Ceci afin de s’assurer de la qualité de l’eau, qui se doit d’être potable.

puis d'eau potable - association life ong

  3. Ne pas négliger la profondeur du puits

Contrairement à un forage qui va puiser l’eau directement dans une veine ou une nappe d’eau souterraine, un puits collecte non seulement les eaux issues d’une nappe phréatique mais également les eaux de surface qui peuvent parfois être polluantes (eaux usées).

Il convient donc d’estimer le mieux possible la perméabilité du sol à creuser de manière à ce que la profondeur du puits soit suffisante et à même de garantir un accès permanent à une eau potable, tout en le préservant d’éventuelles contaminations.

Chez LIFE, nous considérons que la profondeur pour creuser est suffisante suivant deux critères. Le premier est la capacité du puits, qui doit pouvoir contenir au minimum 3 mètres cubes en saison sèche. 

Le second critère est que, pour assurer une eau de qualité, il faut pouvoir creuser à 15m de profondeur au minimum, afin de garantir un filtrage naturel, efficace et éviter les risques de contaminations de la nappe.  Enfin, les joints ainsi que le sable doivent être d’une qualité irréprochable.

creuser un puits profond

    4. Impliquer les populations dans leur projet d’eau potable

Dans tout projet, il est important d’impliquer les différentes parties prenantes. Dans ce cas-ci, il faut responsabiliser les villageois pour s’assurer de leur motivation quant à leur projet d’accès à l’eau potable. En effet, si un puits est fourni à un village, mais que les habitants ne mettent rien en oeuvre pour en assurer le suivi, l’eau ne risque pas de faire long feu.

Ainsi, chez LIFE, les populations souhaitant un projet puits s’engagent à fournir du sable et du ciment en début d’ouvrage. Nous recommandons également aux villageois de cotiser de l’argent à hauteur de 10% du prix du puits, et de mettre cette somme de côté. Ceci afin qu’ils aient une réserve d’argent en cas de panne.

Afin que les populations s’approprient le projet, il est également conseillé de responsabiliser certaines personnes en leur confiant un rôle. Chez LIFE, chaque village doit ainsi mettre en place un Comité de gestion de l’eau (CGE). 

Chaque comité nomme un fontainier, responsable du puits, ainsi qu’un trésorier, responsable de la collecte des recettes pour le fonctionnement et l’entretien du puits. LIFE recommande une femme à ce poste par soucis d’équité et de représentativité.

populations en Afrique autour d'un puits d'eau potable - association life ong

   5. Assurer un suivi du puits

Dernier conseil : pour que le projet dure… assurer un suivi ! Quand un donateur finance un puits, il ou elle espère que celui-ci tiendra dans le temps, tout comme les habitants des villages qui, bien souvent, n’auront pas cette chance de bénéficier d’un puits une seconde fois.

Chez LIFE, des évaluations des projets sont ainsi réalisés pendant et après la réalisation des projets afin de s’assurer du bon fonctionnement des ouvrages. Les villageois ont tous à leur disposition le numéro d’un technicien partenaire de LIFE qu’ils peuvent à tout moment appeler en cas de soucis. Des audits sont aussi réalisés par le sièges pour mesurer l’impact des projets puits localement.

Agir contre les catastrophes

Agir contre les catastrophes

Si une partie de nos actions sont des projets à long-terme, visant à apporter des clés aux populations pour les aider à se développer, une autre partie est d’agir dans l’urgence, lorsque l’on estime qu’il est de notre devoir de répondre immédiatement à une crise, naturelle ou humaine.

Ceci en apportant une aide sur le terrain, qu’elle soit alimentaire ou autre, dans l’objectif de sauver des vies. Depuis le mois de juin, nous avons ainsi, au sein de LIFE, mis en place plusieurs opérations d’urgence, en parallèle de notre grosse opération pour l’Aid.

Premièrement, nous avons agit en Grèce. Il nous a semblé indispensable d’intervenir au sein du camp situé sur l’île de Samos, où des milliers de migrants y vivent dans des conditions déplorables, que ce soit sur le plan sanitaire ou alimentaire. Et ce, d’autant plus depuis l’apparition du COVID.

C’est pourquoi nous avons souhaité faciliter l’accès des résidents et des populations locales à des denrées alimentaires de qualité, et ce, de façon continue. Le projet prend ainsi la forme d’une épicerie solidaire locale où des colis alimentaires sont distribués aux bénéficiaires.

L’une des habitantes nous a exprimé sa joie : “Je suis très contente parce que moi, je suis réfugiée. On m’a appelée et on m’a dit de venir prendre quelque chose pour l’enfant et pour moi. En tout cas, c’est une belle aide. Que Dieu bénisse ceux qui ont amené ça. Merci”.

Au total, 900 colis ont pu être distribués par LIFE, mais l’objectif final de cette épicerie est d’encourager un lien apaisé et solidaire entre les populations locales et émigrées.

Au Bangladesh, c’est une toute autre urgence qui nous a interpellés. En effet, la grande mousson, qui se déroule de juin à septembre, est indispensable pour l’agriculture mais cause chaque année d’énormes dégâts. Cette année, les spécialistes avaient prévenu que ce serait la pire inondation de la décennie.

Et en effet, au moins trois millions de personnes ont été touchées par ces inondations, soit un tiers de la population du pays. L’équipe de LIFE sur le terrain a pu distribuer 2000 colis à des familles vulnérables, fortement affectées par les pluies, dans les districts du Nord du Bangladesh.

Nous avons également mené des opérations de distributions alimentaires à Madagascar. En effet, dans le cadre des restrictions liées au COVID 19, un confinement total avait été imposé dans le pays, empêchant les habitants d’aller travailler et de se procurer à manger.

Mervine, maman de quatre enfants, est dans ce cas : “J’ai pas de travail fixe mais je suis lavandière. Lorsque personne ne m’appelle pour mes services, je ne gagne rien car je suis une mère célibataire. Depuis la pandémie, la vie est de plus en plus difficile car nous ne pouvons plus sortir de la maison pour gagner de l’argent. Les personnes qui demandent mes services n’ont plus d’argent non plus. Depuis le confinement, nous sommes en manque de tout”.

Au total, 1000 familles démunies ont pu bénéficier de kits alimentaires, contenant 30kg de riz, 3L d’huile, 2kg de sucre, 2 sachets de sel, 1kg d’oignons, 2 boîtes de tomates, 5 sachets de pâtes, 4 boîtes de sardines, 2 kg de soja et 1kg de légumes secs.

“Ces aides sont les bienvenues, je remercie beaucoup les donateurs et que Dieu les bénisse”, ajoute Mervine. En Indonésie, également, des distributions similaires se sont tenues, afin d’aider les personnes les plus affectées par le Covid 19. Là-bas, 500 colis ont pu être distribués.

Au Burkina Faso, une mission a été menée afin de redonner le sourire aux burkinabés, victimes d’attaques commises par des groupes armés et autres criminels. Depuis 2015, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, le Burkina Faso étant devenue à son tour la cible d’attaques djihadistes, forçant de nombreuses personnes à se déplacer.

Ces distributions ont permis de distribuer des colis à plus de 1600 bénéficiaires. Elles visaient à aider tout particulièrement les déplacés internes, les sinistrés, les familles vulnérables ainsi que les personnes frappées par la famine.

Au Mali, 800 colis ont été offerts à des familles démunies ainsi qu’à des déplacés internes venus du Nord afin de leur apporter un soutien alimentaire en cette période de soudure (juillet et août).

Enfin, ces derniers jours, en Ethiopie, deux importantes distributions alimentaires se sont tenues au sein du camp de déplacés de Geladi, où les résidents manquent cruellement d’eau et nourriture. Au total, 832 colis ont pu être distribués, contenant des haricots, du riz, de la farine, de l’huile, des dattes et du sucre.

1 mois après : Flash-back sur l’opération Aid Al Adha

1 MOIS APRÈS : FLASH-BACK SUR L’OPÉRATION AID AL ADHA

Cette année, l’opération AID AL ADHA a été un véritable succès! Grâce à votre générosité, plus de 44 000 familles ont pu bénéficier de vos dons. En images, voyez le bonheur que vous leur avez procuré… Encore un immense MERCI à tous!

Pour participer à nos actions et continuer à aider les démunis à manger dignement, cliquez-rendez-vous ici : https://life-ong.org/1e-1repas-luttez-contre-la-faim-dans-le-monde/