Un puits : 4 façons de soulager les femmes !

Of Mountains & Printing Presses

D’après l’UNICEF, en 2017, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable salubre dans le monde et le double n’a pas accès à des services d’assainissement sûrs[1]. Dans certaines parties du monde, les femmes sont les plus touchées par cette problématique car bien souvent la gestion de l’eau est une corvée dédiée exclusivement à la femme.

Une corvée qui, au fil du temps, s’est transformée en un obstacle freinant leurs chances de travailler ou encore de poursuivre une scolarité. De plus, elles sont confrontées quotidiennement à l’insécurité et au port de charges lourdes qui nuit gravement à leur santé. Proximité, sécurité et meilleure hygiène de vie, voilà les effets positifs d’un puits sur les conditions de vie des femmes au sein d’un village.

Depuis une dizaine d’années, LIFE ONG agit sur le plan de l’accès à l’eau et l’assainissement par la mise à disposition de puits et de sanitaires au sein de villages d’Afrique et d’Asie. Ces ouvrages, réalisés en partenariat avec des acteurs locaux, améliorent considérablement la qualité de vie des populations locales et apportent des réponses adaptées aux multiples problématiques liants la vie des femmes et la gestion de l’eau.

Voici 4 façons qu’un puits a changé la vie des femmes :

1 – Attention DANGER sur la route de l’eau !

La longue marche sur la route périlleuse de l’eau expose les femmes et les enfants à des violences physiques, des viols ou encore des agressions de tout genre.

Un accès à un point d’eau dans le village leur garantit une réelle sécurité.

Dans un témoignage recueilli par LIFE, Emmanuel, représentant du village de Kambo-Kassé au Cameroun, nous affirme : « Avant, quand les femmes prenaient des récipients pour aller puiser l’eau, des mauvais gens partaient les chasser. Donc c’est un risque pour nous. Dieu merci, comme le puits est déjà sur place, nos femmes ne traversent plus la route, ni les enfants, pour aller chercher l’eau. Ici, à n’importe quelle heure, quelqu’un est sûr de trouver de l’eau sur place. »

2 – Le transport de l’eau : pas sans séquelles !

Les points d’eau sont bien souvent à plusieurs kilomètres du village et les femmes se trouvent obligées de transporter des charges d’eau lourdes sur la tête ou sur les épaules afin d’avoir à disposition des quantités d’eau suffisantes pour assurer les besoins quotidiens.

Pour rappel, l’OMS souligne qu’une personne a besoin chaque jour entre 20 et 50 litres d’eau pour répondre à ses besoins (boire, hygiène, cuisine etc.)[2].

Le transport de charges aussi lourdes sur la tête engendre à court terme des maux de tête et des douleurs au cou et à long terme, des problèmes aux cervicales et au dos. Bien souvent, les femmes transportent plusieurs charges en plus de l’eau (un bébé au dos et/ou des sacs).

Un point d’eau au sein du village réduit considérablement. la pénibilité du transport de l’eau pour ces femmes.



3 – Le manque d’intimité : un frein à l’éducation !

Dans certains pays du monde, les filles renoncent à leur scolarité lorsqu’elles sont en période de menstruation, sujet qui reste encore tabou. L’absence d’infrastructures adaptées telles que des sanitaires au sein des établissements scolaires, rend difficile cette période pour les jeunes filles.

D’après l’UNICEF, en 2004 sur le continent africain, 1 jeune fille sur 10 manquait l’école pendant la période menstruelle[3]Risque hygiénique, atteinte à la dignité, absence d’intimité sont des freins à la scolarisation des jeunes filles.

Pour que ce manque d’hygiène ne freine plus les jeunes filles à la poursuite de leur scolarisation, LIFE agit dans la construction de points d’eau et sanitaires adaptés à l’hygiène des filles, et pour répondre au manque d’eau dans les régions les plus touchées.

4 – Moins de temps de corvée = Plus de temps pour ELLES !

Déchargées de la gestion de l’eau, les femmes ont ainsi beaucoup plus de temps à consacrer à d’autres activités. Elles peuvent être emmenées à se dédier à des activités génératrices de revenus, à s’impliquer davantage dans les affaires familiales ou encore à participer à la vie sociale et collective du village.

Toutes ces raisons susmentionnées, contribuent à l’émancipation de la femme grâce au temps et à la liberté gagnés par la proximité du puits.

Quant aux enfants qui aidaient leurs mères au puisage et au transport de l’eau, ils obtiennent un temps considérable consacré à l’école et aux activités extrascolaires et ludiques.

Une femme s’attèle à la confection d’un sac destiné à la vente.

Achta B.M

Vous aussi participez à faciliter la vie des femmes en finançant un puits !


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LIFE plante 14 375 arbres à Madagascar !

LIFE plante 14 375 arbres à Madagascar !

A environ 8500 kilomètres de l’hexagone, et à près de 400 km des côtes d’Afrique de l’est, se trouve Madagascar dite « l’île rouge », surnom lié à la terre rouge des Hauts Plateaux gorgée de latérites. 5ème île du monde en terme de superficie (Près de 580 000 km carrés), une grande diversité bioclimatique la caractérise, son territoire se divisant en de multiples régions climatiques, que l’on pourrait résumer ainsi : une partie sud relativement aride, proche du niveau de la mer et d’un climat subsaharien, les hautes terres centrales au relief compris entre 1000 et 1500m, et un nord plus humide, réparti entre des plaines et un couvert forestier.


Toutes 3 sont soumises à la valse des saisons, celle des pluies (octobre à avril) et la sèche (avril à octobre), qu’on pourrait respectivement surnommer Eté et Hiver. Et la nature malgache reflète cette diversité si spécifique puisque près de 80% de sa faune est endémique au pays, un chiffre que l’on retrouve en terme de flore, certaines espèces remontant à l’époque où le continent africain s’appelait encore le Gondwana.


Malheureusement, ces dernières décennies, c’est plutôt le phénomène de déforestation qui serait appelé à devenir endémique à Madagascar. En mai 2018, le CIRAD, le centre de recherche agronomique français pour le développement, lançait un communiqué de presse où il alertait sur la disparition de 44 % des forêts naturelles en près de 60 ans, un phénomène qui ne faisait que s’amplifier depuis le début des années 2000. Une disparition liée à des techniques agricoles comme la culture sur brulis, à l’exploitation de charbon de bois par les populations malgaches, ou encore l’exploitation de ressources naturelles.

Un des agriculteurs qui plantera vos arbres !

Un des agriculteurs qui plantera vos arbres !

Et son impact va bien au-delà de la perte d’habitation des écosystèmes, puisque les malgaches sont fortement dépendants de leurs forêts. En terme de matériaux pour la vie quotidienne (bois de chauffe, de construction, etc), mais aussi en terme d’alimentation (chasse, arachides, etc), et d’homéopathie puisque les malgaches recourent énormément à la médecine traditionnelle, moins coûteuse et plus intégrée à la culture locale.

Le handicap de cette disparition ne s’arrêterait pas là car les arbres jouent un rôle crucial dans la stabilisation des sols, et la présence de sources d’eau proches de la surface. Leur disparition engendrent souvent des effondrements de sols appelés Lavakas, particulièrement répandus dans les hautes terres centrales, mais également des difficultés à cultiver, voir la stérilisation d’hectares entiers. Supprimer ces forêts, c’est créer un bouleversement majeur et irréversible de la totalité de cet écosystème unique au monde.

En pleine discussion avec les partenaires locaux !

Face à une telle urgence environnementale, le gouvernement malgache a lancé, en décembre 2018, une campagne de reboisement sur toute l’île, impliquant les ministères mais aussi les écoles, les collèges, les lycées, etc. Nombreux sont les particuliers à vouloir agir à leur micro-échelle, dont des acteurs de la vie civile comme les associations et les ONG de toute obédience et de toute nationalité.

C’est dans ce contexte que LIFE a lancé deux projets d’agroforesterie en partenariats avec deux associations malgaches aux histoires différentes mais au but commun : redonner un visage verdoyant à l’île rouge .

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La première est une association existant depuis près de 30 ans, dont le nom « Zoma » signifie Droit Chemin en malgache. Sa première ambition, qui lui sert toujours de boussole, est d’offrir une alternative à des paysans ayant perdu leur terre, qui ne voient que le retour à la terre comme solution.

Cette alternative, c’est d’abord une formation d’un an gratuite dans un centre situé à 150 km au nord de Tananarive, au sein d’une promotion d’une quarantaine d’élèves aux âges variés, souvent entourés de leur famille. Ils y apprennent des techniques agricoles, mais aussi des règles de vie en communauté car l’aventure ne s’arrête pas aux portes du centre.

Une fois la formation achevée, les paysans et leurs familles sont logées dans des villages avec d’autres promotions, et se voient attribuer 5 hectares de terrain qu’ils s’engagent à cultiver. Le tout à la charge de l’association, qui, en contrepartie, établit avec eux un règlement que chacun s’engage à respecter au risque de perdre ces précieuses terres.

L’objectif étant finalement d’émanciper ces paysans des difficultés économiques, afin que les seules contraintes qu’ils aient à affronter soient d’ordre naturel. Et cela fonctionne, puisque après 27 promotions formées, nombreux sont les enfants à avoir suivi des études jusqu’au lycée et parfois jusqu’à la faculté, chose rare dans le monde rural malgache.

Aujourd’hui, avec l’aide de LIFE, les dernières promotions logées dans le même village vont pouvoir stabiliser la colline entourant leur source d’eau, habiller leur village de pares vents et d’arbres fruitiers (7500 au total), et espérer bénéficier des différentes huiles essentielles qu’ils retireront des futures arbres.

La seconde association ne peut se targuer d’une expérience sur plusieurs décennies comme Zoma, mais a pour elle, toute l’énergie, la volonté mais aussi le bagage de ces différents membres. Crée en 2015 par un réseau de connaissances, Ankizy est une petite association de bénévoles qui fonctionne notamment sur le bouche-à-oreille.

Le constat à sa création était simple : d’immenses besoins existent dans notre pays, comment y apporter notre aide ? Cofondée par une sœur et son frère ayant tous deux travaillés pendant une dizaine d’années pour l’ONG « SOS villages d’enfants », elle travaille sur différents sites situés à environ 250 km de Tananarive, dans la région de Bongolava.

Au bout d’une piste accidentée de près de 80 km au cours de laquelle se dévoilent de petits hameaux isolés, se trouve le village des bénéficiaires d’Ankizy. Vivant de la récolte de riz, des arachides, patates douces ou encore de la pisciculture, ces derniers souhaiteraient ressusciter la forêt primaire qui ornaient, il y a encore quelques années, les collines de cette région.

Et c’est à cette réhabilitation que vont s’atteler les 11 familles et leurs 625 plants chacune (soit 6875 plants au total), en guise de pinceau pour repeindre ce paysage, pour un projet qui devrait s’étaler sur 5 mois consécutifs. Les plants sont nombreux mais leur détermination est encore plus grande, il ne reste plus qu’à leur souhaiter bonne chance !


Raphaël, stagiaire Science-Po/LIFE

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